Les adolescent(e)s et les jeunes de Kirundo redécouvrent leur santé.
Grâce à l’initiative 7 % Set Aside HPV Plus, l’UNICEF agit pour les soins de santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescent(e)s et jeunes.
- English
- Français
A une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de Kirundo se trouve le centre de santé de Murore. Tous les soignants de ce centre de santé ont été formés sur l’offre de services adaptés aux adolescent(e)s et aux jeunes ainsi que sur leur accompagnement. Sœur Marie-Rose fait partie de ceux-là. « Je suis infirmière, je m’occupe du programme santé sexuelle et reproductive pour les jeunes », confie-t-elle.
Ce centre de santé reçoit régulièrement des visites de jeunes adolescentes. Un service spécialement réservé aux consultations des jeunes a été mis en place. Pour Emelyne, 17 ans, c’est la première fois qu’elle venait. A la sortie de la consultation, elle a déclaré : « J’avais très mal au ventre à cause de mes règles. Une amie m’a recommandé de consulter un prestataire de soins dans une formation sanitaire ». Mais une fois sur place, elle ne savait pas à qui s’adresser. « J’ai expliqué mon problème à un nettoyeur à l’entrée, et il m’a tout de suite indiqué où aller. L’infirmière m’a très bien reçue et m’a prodigué de bons conseils », a-t-elle ajouté.
Depuis que ce service a été mis en place, le centre de santé de Murore reçoit en consultation entre 10 et 15 adolescents et jeunes par semaine. « Parmi 25 adolescentes et jeunes filles que nous suivons pour grossesses non désirées depuis janvier 2025, 12 sont toujours enceintes et 13 ont déjà accouché sans problème et s’occupent bien de leurs bébés », précise Sœur Marie-Rose.
A l’hôpital communal de Vumbi (ancien centre de santé de Nyabikenke), le même service a été mise en place. « Quand il n’y a pas d’école, nous nous retrouvons ici au moins une fois par mois pour parler de notre santé sexuelle et reproductive. On pose nos questions, on en discute entre nous, et les encadreurs nous écoutent pour nous aider à mieux nous comporter », a confié Claudia. Elle fait partie du groupe des quatre garçons et trois filles qui étaient en train de discuter ensemble avec l’appui d’un infirmier.
A l’école fondamentale de Butsimba, le club santé offre l’occasion aux adolescents et jeunes de discuter des différents sujets qui concernent leur santé. Jean Marie, un enseignant responsable du club santé de cet établissement anime régulièrement des séances d’échanges. « Après nos discussions avec les enfants du club santé, on retourne en classe pour revoir ensemble ce qu’on a appris sur la santé des adolescents et jeunes », explique-t-il.
Une jeune fille qui participe régulièrement à ces séances partage son expérience. « Avant, j’avais trop peur d’aborder certains sujets sur la sexualité. Maintenant, je peux en parler avec mes parents et mes frères et sœurs, sans gêne », avoue-t-elle, visiblement heureuse de faire partie du club sante de l’école.
D’autre part, grâce à ce projet soutenu par le programme 7% Set Aside HPV Plus de l’UNICEF, trois radios communautaires diffusent aujourd’hui des émissions interactives où les jeunes filles et garçons s’expriment librement sur leur santé. Une belle opportunité pour les adolescentes et les jeunes filles de briser les tabous de parler de sexualité même à travers les médias.