Le Burundi veut contrer les épidémies par l’actualisation de deux plans de préparation et de riposte
Afin de répondre efficacement aux menaces des maladies à potentiel épidémique, le Burundi vient d’actualiser ses plans de préparation et de riposte contre l’épidémie de Mpox et les risques de maladies à fièvre hémorragique virale.
- English
- Français
L’atelier de validation du plan actualisé de riposte contre l’épidémie de Mpox et du plan de préparation et de réponse aux maladies à fièvre hémorragique virale (Marburg et Ebola) a été organisé par le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, en collaboration avec plusieurs partenaires nationaux et internationaux. Parmi ceux-ci figurent l’UNICEF, l’OMS, l’Africa CDC, l’OIM et la Croix-Rouge du Burundi, qui ont apporté leur expertise dans la rédaction des documents ainsi que le renforcement des capacités en gestion des crises sanitaires.
En effet, le 20 janvier 2025, la Tanzanie a déclaré une épidémie de Marburg dans la région de Kagera. Un mois plus tard, le 20 février 2025, deux cas étaient confirmés, tous les deux mortels, ce qui représente un taux de létalité de 100 %. En parallèle, l’Ouganda annonçait le 30 janvier 2025 une épidémie d’Ebola, de la souche du Soudan, affectant plusieurs districts, dont Kampala, Wakiso, Jinja, Mbale et Iganga.
C’est dans ce contexte régional, où les épidémies représentent une menace constante et sérieuse, que le Burundi se prépare activement à prévenir toute intrusion de ces virus sur son territoire.
La proximité géographique du Burundi avec les deux pays touchés par ces épidémies, ainsi que les importants mouvements transfrontaliers de population, augmentent le risque d'importation des virus. Cette situation a conduit le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida à actualiser le plan de préparation et de riposte contre les épidémies.
Lors de l’ouverture de l’atelier, Madame la Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, Dr Lydwine Baradahana, a remercié les partenaires au développement pour leur soutien dans l’amélioration de la gestion des situations d’urgence, tout en expliquant que les efforts devront continuer à être renforcés pour assurer une protection effective et efficiente de la population.
Dans sa présentation, Dr Liliane Nkengurutse, Directrice du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP), a appuyé les propos de la ministre en soulignant l’importance de cette mise à jour. Elle a par ailleurs souligné que la vigilance était primordiale pour éviter toute surprise face à une éventuelle propagation de ces maladies graves sur le territoire national.
De son côté, Madame France Bégin, Représentante de l’UNICEF, a exprimé son optimisme quant aux progrès réalisés : « Les enjeux majeurs, tels que la surveillance épidémiologique, la mobilisation communautaire, la prise en charge des cas et l’approche multisectorielle, ont été abordés de manière approfondie. Je suis convaincue que les recommandations issues de cet atelier ont permis d’élaborer des plans plus structurés et mieux adaptés aux réalités du terrain. »
Le plan de préparation mis à jour vise à renforcer la résilience du système de santé du Burundi en matière de prévention, de détection rapide des cas et de gestion des épidémies. L’objectif est de garantir la sécurité sanitaire de la population et d’assurer une réponse rapide et efficace face à toute menace épidémique. Ce plan met l’accent sur la formation et le renforcement des capacités des équipes de santé, la surveillance communautaire, ainsi que sur des campagnes de communication et de sensibilisation pour inciter la population à adopter des comportements préventifs.
Grâce à cette approche préventive et au soutien de la Fondation Mastercard à travers l’UNICEF, le pays entend réduire les risques d’épidémies futures et limiter leur impact sur la santé publique.