Des infrastructures sanitaires rénovées pour une éducation résiliente à Bujumbura
À Bujumbura, quatre établissements scolaires ont bénéficié de la rénovation de leurs infrastructures sanitaires, dans le cadre d’une réponse à l’épidémie de Mpox
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Le 7 juillet 2025, une cérémonie officielle a marqué une avancée majeure pour quatre écoles de la capitale burundaise. Le lycée Reine de la Paix de Ngagara, les écoles fondamentales Gasenyi I et II, ainsi que le lycée Don Bosco de Buterere disposent désormais de blocs sanitaires rénovés, modernes et adaptés aux normes d’hygiène actuelles. Ces aménagements incluent des latrines, douches, points de lavage, fosses septiques et réservoirs d’eau.
Ces réalisations ont été rendues possibles grâce au soutien technique et financier de l’UNICEF et de la Fondation Mastercard, et mises en œuvre par l’organisation Global Development Community Burundi (GDCB). Le projet s’inscrit dans une approche « nexus » humanitaire-développement, en réponse à l’épidémie de Mpox qui a touché le Burundi. Il vise à garantir la continuité de l’apprentissage tout en assurant la sécurité sanitaire des élèves et du personnel éducatif.
La cérémonie a été coprésidée par Mme Mame Selbee Diouf, représentante adjointe de l’UNICEF Burundi, et M. Herménégilde Burikukiye, Secrétaire permanent au Ministère de l’Éducation Nationale et de la Recherche Scientifique. Étaient également présents le directeur pays de GDCB, des chefs d’établissement et des membres des comités de parents d’élèves.
Au lycée Reine de la Paix de Ngagara, la directrice a salué la transformation des installations sanitaires de l’établissement. « Grâce au soutien de l’UNICEF, l’école dispose désormais de deux blocs sanitaires, l’un comprenant dix latrines et une douche, l’autre six toilettes et six douches, ainsi que des points de lavage, une fosse septique fonctionnelle et deux réservoirs d’eau de 5000 litres chacun », a-t-elle précisé. Elle a souligné que ces améliorations ont un impact direct sur la vie des 630 élèves, dont 420 internes, et sur la qualité de l’enseignement.
Mme Mame Selbee Diouf a, pour sa part, insisté sur l’importance de l’environnement scolaire dans la prévention des maladies soulignant que ces infrastructures permettront non seulement de renforcer les services d’hygiène et d’assainissement, mais aussi de prévenir la propagation de maladies telles que le Mpox. Elle a également appelé les écoles bénéficiaires à assurer une gestion rigoureuse de ces installations afin de garantir leur durabilité.
M. Herménégilde Burikukiye, secrétaire permanent au Ministère de l’Éducation Nationale et de la Recherche Scientifique a salué les efforts conjoints entre l’Unicef Burundi et le gouvernement : « En soutenant le projet WASH, l’UNICEF démontre une fois de plus sa foi en la jeunesse burundaise et en l’importance de l’éducation comme levier de transformation sociale. » Il a insisté sur la nécessité d’une gestion responsable et a exhorté les responsables scolaires et les élèves à entretenir ces infrastructures pour qu’elles bénéficient aux générations actuelles et futures.
À l’école fondamentale Gasenyi II, les rénovations ont également été bien accueillies. Le directeur a exprimé sa gratitude, expliquant que l’absence d’installations sanitaires adéquates constituait jusque-là une source d’inquiétude constante pour les enseignants, les élèves et leurs familles.
Ces interventions, faites dans 4 établissements de Bujumbura et mises en œuvre par Global Development Community Burundi (GDCB) avec le soutien de l’UNICEF et le financement de la Fondation Mastercard, s’inscrivent dans une réponse intégrée à l’épidémie de Mpox au Burundi.