L’UNICEF lance un appel de fonds à finalité humanitaire
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Rendre les enfants plus résilients pour optimiser leurs chances de réussite à l’école

Construire la résilience communautaire, c’est donner aux communautés les moyens de résister aux différents chocs socio-économiques et climatiques

Ndiaga Seck
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UNICEFBurkina/2025/Adamo
07 avril 2025

« Je m’appelle Estelle, j’ai 11 ans. Je suis en classe de CM2 à Tamasgo et j’aime les calculs. Quand je serai grande, je désire devenir médecin pour soigner les gens ».

Estelle va à l’école primaire de Tamasgo de Torodo, Commune de Zorgho, Région du Plateau Central au Burkina Faso. Dans son école, l’eau coule à flot.

« Grace à l’eau disponible dans notre école, nous nous lavons les mains au savon quand nous sortons des toilettes, et à midi, nous nous lavons les mains avant et après le repas. Cela nous protège contre les maladies », dit Estelle, montrant qu’elle connait l’utilité de l’eau.

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UNICEFBurkina/2025/Adamo Estelle, 11 ans, se lave les mains à la sortie des latrines à l’école Tamasgo de Torodo au Burkina Faso

L’école primaire de Tamasgo dispose d’un jardin potager et chaque midi, un repas chaud est servi aux enfants. Avec l’eau aujourd’hui disponible, Laurent, 12 ans, élève en classe de CM2 et ses camarades, entretiennent le jardin potager pour une meilleure qualité des repas de la cantine scolaire.

« Chaque matin et soir, mes amis et moi prenons soin de notre jardin en l'arrosant. Nous y cultivons des choux, des tomates, des oignons et d'autres légumes. Nous arrosons les légumes tous les jours pour qu'ils poussent », dit Laurent.

La construction de la résilience communautaire, c’est donner aux communautés les moyens de résister aux différents chocs.  A Zorgho au Burkina Faso, l’UNICEF aide les communautés à faire face aux chocs socio-économiques et climatiques. « Il s’agit ici de chocs climatiques. C’est pourquoi, nous parlons de la maitrise de l’eau dans un environnement sahélien qui est primordial dans la construction de la résilience », souligne Moustapha Harouna, Chef de l’eau, hygiène et assainissement de l’UNICEF Burkina Faso.

Laurent, 12 ans (en bleu) et un de ses camarades de classe arrosent le jardin potager de l’école.
UNICEFBurkina/2025/Adamo Laurent, 12 ans (en bleu) et un de ses camarades de classe arrosent le jardin potager de l’école.

L’accès à l’eau potable et une nutrition de qualité dans les écoles est un facteur déterminant pour la santé et la réussite des élèves. Dans le cadre du Partenariat pour la Résilience au Sahel (PRS) financé par la Coopération allemande, l’UNICEF, le PAM et GIZ ont amélioré la disponibilité en eau pour la production agricole, la qualité nutritionnelle des repas des cantines scolaires et la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés.

« Nous sommes dans un environnement scolaire parce qu’il s’agit d’accompagner la qualité d’apprentissage des enfants, ce qui n’est pas possible sans des conditions décentes d’accès à l’eau, d’assainissement et une bonne nutrition. Et c’est pourquoi le système qui est mis en place dessert les communautés en eau potable et le jardin scolaire, ce qui permet de renforcer la qualité de la nutrition scolaire », justifie Arouna.

Dans la Commune de Zorgho, l’UNICEF a équipé 12 sites de diverses infrastructures d’adduction d’eau : 1 station de pompage solaire de 1,95 à 3KWc pour un débit de 2 m3/h à 5 m3/h, 1 réservoir à structure métallique de 10 m3, 1 buanderie de 3 robinets pour les élèves, 1 borne-fontaine communautaire de 3 robinets, 1 robinets pour la cantine scolaire, 1 robinet pour le jardin scolaire, et 1système de chloration.

« L’accès à l’eau renforce l’assiduité des élèves. Quand on n’a pas d’eau à l’école, quand les enfants ont soif, ils sortent pour aller au village et ils ratent une partie du cours, et peut être qu’ils vont aller faire des corvées de l’eau à la maison. Maintenant qu’il y’a de l’eau, les enfants ont tout le temps dédie à leur apprentissage », explique Arouna.

Estelle, 11 ans, se désaltère à la buanderie de l’école Tamasgo de Torodo au Burkina Faso.
UNICEFBurkina/2025/Adamo Estelle, 11 ans, se désaltère à la buanderie de l’école Tamasgo de Torodo au Burkina Faso.

Sur chaque site, le PAM a réalisé 1 jardin scolaire de 0,25 ha, aménagé 1 retenue d’eau de 3000 à 18000 m3 et 1 bas-fond de 2 ha, produit 112,5 Tonnes de compost, récupéré 4 à 20 hectares de terres dégradées par la technique de demi-lune, traité 45 ravines et réalisé 8 ouvrages de franchissement, et appuyé les femmes à confectionner 270 foyers améliorés.

Le Partenariat pour la Résilience au Sahel est mis en œuvre au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie et au Niger. Au Burkina Faso, le programme lancé le 24 avril 2024 à Fada N’Gourma dans la région de l’Est, cible les populations des régions de la Boucle du Mouhoun, Cascades, Centre-Est, Centre-Nord, Est, Hauts-Bassins, Nord, Plateau Central et du Sahel.

Accompagné du Représentant de l’UNICEF John Agbor et de Didace KAYIRANGA du Programme alimentaire mondial (PAM), M. Roger BARO, le Ministre de l’Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement du Burkina Faso, a visité le 24 mars les infrastructures d’adduction d’eau et les jardins potagers de deux écoles primaires de Tamasgo de Torodo et de Zinado.

« Avec l’UNICEF, nous avons initié un projet qui permet d’avoir de l’eau potable dans 12 écoles. Ces 12 systèmes permettent d’avoir l’eau de boisson pour les élèves, l’eau pour le jardin nutritif et l’eau pour les communautés, avec le PAM qui met l’accent sur les jardins nutritifs avec la cantine. Tout cela a été possible avec un financement de la coopération allemande. C’est un partenariat gagnant-gagnant qui permet d’accélérer l’offre éducative dans la Région du Plateau Central », déclare M Baro.

M Roger Baro, Ministre de l’Eau du Burkina Faso (2e à droite) le Représentant de l’UNICEF John Agbor et Didace KAYIRANGA du Programme alimentaire mondial (PAM), échangent avec les autorités régionales à l’école Tamasgo de Torodo
UNICEFBurkina/2025/Adamo M Roger Baro, Ministre de l’Eau du Burkina Faso (2e à droite) le Représentant de l’UNICEF John Agbor et Didace KAYIRANGA du Programme alimentaire mondial (PAM), échangent avec les autorités régionales à l’école Tamasgo de Torodo

L’UNICEF et le PAM remercient la Coopération allemande pour son appui constant pour le bien-être des populations au Burkina Faso.

« Je dis un grand merci à la Coopération allemande pour cet accompagnement dans cet important programme de résilience au Burkina Faso et même au-delà. J’en appelle aussi à la responsabilité de la commune pour mettre en place un bon système de gestion pour assurer la pérennité de ces investissements faits par l’Etat grâce à ce financement allemand », déclare Arouna.

Les conditions de vie des populations s’améliorent dans la Commune de Zorgho, ce qui, à long terme, renforcera leur résilience face aux chocs potentiels. A l’école de Tamasgo comme d’autres écoles de la commune, les conditions d’apprentissage se sont améliorées, pouvant contribuer aux résultats scolaires des enfants. Ainsi, Laurent pourra atteindre son rêve d’avenir.

Laurent, 12 ans, se tient près des toilettes construites par l’UNICEF à l’école primaire de Tamasgo de Torodo au Burkina Faso.
UNICEFBurkina/2025/Adamo Laurent, 12 ans, se tient près des toilettes construites par l’UNICEF à l’école primaire de Tamasgo de Torodo au Burkina Faso.

« J’ai de bonnes notes en dictée et en calcul, et j’aime la science. Je rêve de devenir médecin quand je serai grand pour soigner ma grand-mère, mes proches et mes connaissances gratuitement », conclut-il.