Suivi et application des mesures légales adoptées pour protéger l’allaitement maternel
Une revue documentaire pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre
- English
- Français
Highlights
Bien que l’allaitement maternel soit la norme dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (RAOC), les taux d’allaitement exclusif dans la région sont parmi les plus bas du monde, avec 37 % (la moyenne mondiale étant de 48 %) et moins de la moitié des enfants sont encore nourris au sein à l’âge de 2 ans.
L’initiative « Plus fort avec le lait maternel uniquement » a été lancée dans la région en novembre 2019 afin de renforcer l’action visant à améliorer les taux d’allaitement dans les 24 pays. L’initiative vise à ce que l’Afrique de l’Ouest et du Centre atteigne l’objectif mondial de 50 % d’allaitement maternel exclusif d’ici 2025. L’adoption et la mise en oeuvre du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et des résolutions connexes de l’Assemblée mondiale de la Santé (AMS) (connus ensemble sous le nom de « Code ») est l’une des mesures essentielles que les gouvernements sont invités à prendre pour atteindre l’objectif de 2025. Le Code a été adopté en mai 1981 par l’Assemblée mondiale de la Santé, qui s’inquiétait de la commercialisation agressive et souvent inappropriée des substituts du lait maternel, qui contribuait à un déclin alarmant de l’allaitement maternel et à l’augmentation de la malnutrition, de la morbidité et de la mortalité chez les nourrissons et les jeunes enfants dans le monde entier.
En 2016, l’AMS a adopté une résolution saluant le Guide de l’OMS sur la fin de la promotion inappropriée des aliments pour nourrissons et jeunes enfants (le Guide), qui comprend 7 recommandations que les pays devraient adopter dans le cadre de toute mesure juridique visant à mettre en oeuvre le Code. Selon le rapport le plus récent, en mars 2022, 144 des 194 États membres de l’OMS avaient adopté des mesures légales pour mettre en oeuvre au moins certaines des dispositions du Code. Cependant, l’absence d’une surveillance et d’une application continues, efficaces et durables, constitue un obstacle majeur dans la plupart des pays de la région et du monde.