Meryem et Chef Omar :
Un engagement qui inspire durant la crise de la COVID-19
Alors que le virus du COVID-19 a ébranlé l’ensemble des couches de la société, il a surtout frappé de plein fouet l’avenir ; les enfants et les adoles-cent.e.s.
Effectivement, les conséquences de la pandémie n’ont fait qu’exacerber la situation de leurs droits, marquées de privations multidimensionnelles.
De l’accès à l’éducation, aux soins jusqu’à leur protection physique et psychologique, les piliers du bien-être des enfants ont été considérablement ébranlés par la ténacité de cette crise sanitaire inédite.
Si cette onde de choc a mis en lumière la grande vulnérabilité des enfants et des adolescent.e.s, elle a toute-fois révélé leurs capacités et leurs déterminations à défendre leur avenir en prenant la parole.
Effectivement, remédier à ce fléau de taille a exigé l’investissement de la voix des plus touché.e.s pour plaider publiquement la défense et la protection de leurs droits. A la virulence de la pandémie, Meryem Amjoune âgée de 12 ans ainsi que Chef Omar quant à lui âgé de 16 ans, ont opposé leur parole et leur confiance en un avenir plus serein.
Leur nomination par UNICEF Maroc en tant que jeunes défenseur.euse.s des droits de l’enfant résulte de leurs engagements sans précédent pour la promotion de leurs droits, dès les premières semaines de la crise sanitaire. Face à la pandémie, Meryem et Chef Omar ont été, et continuent d’être, des modèles de résilience, non seulement pour leurs pairs mais aussi pour l’ensemble de la société marocaine.
Cette profonde détermination incarne une véritable nécessité pour Meriam Amjoune, qui porte haut et fort la voix des plus vulnérables de manière à « protéger leurs droits afin d’assurer la prospérité du pays car l’enfant d’aujourd’hui est l’Homme de demain. » Prédisposée à une détermination sans faille, la jeune défenseuse des droits de l’enfant s’est toujours employée à l’exercice de l’engagement pour sa communauté. A travers des activités ludiques et éducatives au sein d’associations de la société civile marocaine jusqu’à Dubaï, en remportant le prestigieux prix «défi de la lecture arabe 2018 », Meryem Amjoune brille par son dévouement.
Celui-ci s’est concrétisé encore davantage au sein de l’UNICEF Maroc où la jeune championne s’est distinguée par sa contribution aux campagnes de communications « Appel à l’enfance », « Rendez-vous de l’UNICEF », ainsi que « Solide face au Covid » mais également « Visages et histoires », lancé le 20 novembre dernier à l’occasion de la journée mondiale de l’enfant. Incarnant le plaidoyer de la cause des droits de l’enfant vulnérable en cette période de crise sanitaire, cette campagne a particulièrement touché Meryem qui déclare :
"Qu’il faut rappeler encore et encore la situation de vie des plus vulnérables. Celles et ceux qui vivent dans la rue, qui sont en situation de migration, abandonné.e.s, en situation de handicap ont été mis à l’honneur. Nous leur avons donné la parole mais surtout, nous avons écouté leurs témoignages de vie. J’étais en contact direct avec eux et j’ai ressenti cette obligation de dire ce que je voyais "
Si ces jeunes enfants vivent des situations d’iniquité, "leurs situations de vulnérabilités est loin d’être irréversible " déclare Chef Omar, partisan de la résilience et de l’espoir. Celui-ci revendique une meilleure compréhension de la différence au sein de la société : " Je ne suis pas différent de vous mais différent comme vous ".
Ce jeune défenseur des droits de l’enfant, malgré sa situation de handicap physique, a démontré une remarquable endurance à l’effort et ce, depuis son plus jeune âge.
Notamment en refusant l’ingérence du pessimisme dans sa vie et celle de ses homologues pour qui il voue une témérité imperturbable. Véritable star sur les réseaux sociaux grâce aux cours de cuisine qu’il dispense depuis l’âge de 7 ans, Chef Omar aspire à travailler dans un grand restaurant. Alors qu’il utilise ses mains pour cuisiner et transmettre ses recettes, il se sert également de sa parole pour sensibiliser.
Effectivement, tout comme Meryem Amjoune, Chef Omar a associé sa voix à celle de l’UNICEF. Sa grande implication au sein des campagnes de communications «#VivreEnSécuritéAvecCovid19 »,« Rendez vous de l’UNICEF » ainsi que celle de «Solide face au Covid », a contribué à encourager la mobilisation collective face à la crise sanitaire. Rempli de ténacité, il se démène pour respecter son engagement et partager l’espoir qu’il a de voir sa génération « remonter vers l’avant ». Il est à noter que le succès du combat de Chef Omar prend ses racines dans la recette qu’il a concocté :
"Il suffit de prendre un bol et d’y mettre l’attitude positive, le sourire ainsi que l’espoir, de secouer le tout et de le faire cuire dans notre coeur pour finalement le boire dans notre cerveau ".
Alors que le mot « engagement » imprègne fortement le discours de Meryem Amjoune et celui de Chef Omar, il demeure primordial que ce dernier soit généralisé à toute la société civile et que les efforts se dédoublent. « Il y a et il y aura toujours du travail à faire pour soutenir et protéger les enfants et les jeunes » met en évidence Chef Omar qui invoque l’importance de faire confiance aux enfants.
Comme le souligne Meryem Amjoune ; "la période de l’enfance est déterminante pour l’avenir du monde. Ainsi, il est nécessaire de concentrer nos efforts sur eux".
Les deux champions de l’UNICEF Maroc sont à l’image de la jeunesse marocaine qu’ils représentent ; remplis d’un espoir sans précédent, d’une soif d’agir en tant qu’acteur.trice.s positifs du changement ainsi que d’une volonté de faire prévaloir leurs idées et leurs droits en incarnant la persévérance et la résilience. Leurs voix singulières ont ainsi porté haut et fort celles des plus vulnérables pour assurer leurs protections. Leur engagement est venu soutenir celui des différents partenaires nationaux et internationaux de ces initiatives y compris les donateurs notamment l’USAID et l’Union européenne.