Anir Academy, des jeunes qui rêvent d’entreprise

Forsa pour tous

UNICEF
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24 janvier 2020

S’il y a un point commun chez les jeunes que nous avons rencontré à Anir Academy, c’est bien leur optimisme et leur détermination. Tous sont décidés à créer leur entreprise. Et pourtant ils ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans
la bouche. Issus d’environnement difficile et vulnérable, les jeunes dont plusieurs sont au niveau des centres de protection de l’enfance, ont réussi, grâce à l’accompagnement de l’association à donner un nouveau sens à leur vie et à entamer un nouveau départ.

Bienvenus à Anir Academy, un projet qui a vu le jour grâce à un partenariat avec l’UNICEF et l’appui financier des Affaires Mondiales Canada dans le cadre du projet Forsa pour tous. Ici le mot impossible n’existe pas. “Anir Academy est une deuxième chance pour les jeunes en situation difficile pour développer une carrière professionnelle. Il permet de casser les préjugés que la société construit à leur sujet”, explique Taji Imane, Directrice de l’association Anir. L’association a développé un programme d’appui psychosocial et d’insertion socio-professionnelle des jeunes vulnérables. Des formations étudiées sont offertes aux jeunes. Photographie, tapisserie, coiffure, création de sites web, ébénisterie… Chacun d’entre eux peut choisir le domaine qui l’intéresse.

Les jeunes développent leurs projets d’entreprise

Ayoub, jeune membre de Anir Academy, les yeux pétillants d’énergie partage avec nous son projet : “Actuellement, je travaille sur deux pistes. ‘’Tourisme Maroc‘’, un portail d’information sur le tourisme au Maroc que je veux créer afin d’offrir au touriste qui veut visiter notre pays toute l’information dont il a besoin.

Quant à mon deuxième projet, je l’ai appelé ‘’Shoes phone‘’. L’idée m’est venue en observant les enfants jouer avec des rollers. Je me suis dit pourquoi ne pas mettre sur le marché un nouveau produit. Des rollers SMART connectés avec des options comme le GPS, la téléphonie ou encore de la musique”. Sa collègue Ilham s’est passionnée, quant à elle, pour tout un autre domaine, la tapisserie. “Mon rêve est d’être une championne de judo et de faire carrière en tapisserie. J’adore ce métier. Je souhaite encore me perfectionner en continuant mon développement professionnel dans un atelier de tapisserie”, nous explique-t-elle avec des mots qui véhiculent confiance, force et résolution.
 

Les jeunes impressionnent par leur résilience.

À Anir Academy, les mots d’ordre sont créativité et prise d’initiative. Les responsables de l’association indiquent que 45 jeunes sont passés à l’étape incubateur pour développer un projet d’entreprenariat type, activité génératrice de revenus, auto-emploi ou autres. Parmi eux, Ayman. Ce jeune passionné de la photographie s’y est perfectionné grâce à la formation dont il a bénéficié à l’association.

Il ne rêve désormais que par son projet de centre de formation en photographie. Les jeunes de Anir Academy impressionnent aussi par leur résilience. Leurs expériences personnelles, ils les ont transformées en opportunités. “Avec mon amie, nous travaillons actuellement pour mettre sur pied un salon de coiffure ambulant.


L’idée nous est venue lors d’une discussion à l’occasion d’un atelier sur l’entreprenariat social que l’association avait organisé. Nous voulons notre salon solidaire au profit des enfants et femmes en situation difficile. C’est pourquoi nous avons opté pour la formule d’un salon de coiffure ambulant qui ira vers les gens dans les hôpitaux et les associations”, explique Marwa, membre de Anir Academy. Quant à sa camarade de classe, Dounia, les sessions en entreprenariat social lui ont ouvert les yeux sur les possibilités qu’elle marie son amour pour le sport et son projet professionnel. Jeune athlète, elle rêve de devenir championne olympique en 2024.

“Mon entreprise épousera ma passion puisque je veux créer un centre sportif pour former de jeunes champions”. Inclusif, son centre offrira aussi la même chance aux enfants autistes.