Hawa, récit d’une jeune maman du Guidimakha

Dès les premiers instants et au cours des 9 mois que durera la grossesse la mère va développer un lien spécial avec le fœtus. Viendront ensuite l’accouchement et les premiers instants du nouveau-né.

UNICEF Mauritanie
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UNICEF Mauritanie/R.Pouget/2019
26 février 2020

Dès les premiers instants et au cours des 9 mois que durera la grossesse la mère va développer un lien spécial avec le fœtus. Viendront ensuite l’accouchement et les premiers instants du nouveau-né. Autant d’étapes cruciales pour le développement de l’enfant à venir.

« Je m’appelle Hawa et je suis originaire de Khabou, un village situé au sud du Guidimakha sur les rives du fleuve Sénégal. Je me suis mariée en 2005 et depuis j’ai eu 5 enfants. J’ai connu AMAMI lorsque j’étais enceinte de ma petite dernière.

Un jour, j’ai reçu la visite d’un relai communautaire, elle s’appelait Leila. Elle m’a expliqué qu’elle était là dans le cadre d’un projet mené par UNICEF pour venir en aide aux futures mamans. Ce jour-là elle participait à une grande opération de porte-à-porte afin d’identifier les femmes enceintes de mon village. »

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UNICEF Mauritanie/R.Pouget/2019

Pour une maman l’annonce d’un enfant à venir est un moment unique qui peut aussi s’accompagner de nombreuses questions : « comment va se dérouler l’accouchement », « y a-t-il un risque pour ma santé ou celle du bébé », « quelle alimentation est la plus adaptée pour mon bébé ? », etc. Les relais communautaires sont là pour renseigner, conseiller et orienter les futures mamans.

“Elle m’a demandé comment se déroulait la grossesse, si j’avais des douleurs ou des craintes dont je souhaitais parler…”

« Avec Leila nous avons eu une longue conversation. Elle m’a demandé comment se déroulait la grossesse, si j’avais des douleurs ou des craintes dont je souhaitais parler. Elle m’a ensuite expliqué qu’il fallait faire des visites régulières au centre de santé avec deux étapes importantes : la visite des 3 mois et celle des 6 mois.

Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est qu’elle était là pour m’accompagner et me rappeler les rendez-vous de telle sorte que je n’en oublie pas un. J’ai également pu participer à des séances de sensibilisation. J’ai appris que lorsque tu es enceinte tu dois faire quatre repas par jour, prendre des vitamines et ne pas effectuer de tâches trop physiques comme porter des choses lourdes. »

Lorsque les femmes atteignent le 9ème mois de grossesse les relais communautaires contactent les futures mamans pour les inviter à consulter un médecin. L’accompagnement se poursuit aussi après l’accouchement…

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UNICEF Mauritanie/R.Pouget/2019

« Lorsque j’ai finalement atteint mon 9ème mois de grossesse, Leila m’a téléphoné. Elle m’a dit qu’il était temps pour moi de faire un contrôle afin de m’assurer que j’étais en bonne santé et que l’accouchement se déroulerait dans de bonnes conditions.

Tout de suite après la naissance la sage-femme a coupé le cordon ombilical et déposé le bébé sur ma poitrine pour la première tétée. Elle l’a ensuite pesé avant de lui administrer son premier vaccin (vaccin BCG contre la tuberculose). Pour terminer, le médecin est venu m’ausculter avant de m’installer en salle de repos. »

Au terme de l’accouchement, une fois les examens médicaux effectués, la mère et son enfant prennent place en salle de repos pour une durée minimale de 6 heures. Avec l’accord du médecin la maman peut ensuite regagner son domicile.

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UNICEF Mauritanie/R.Pouget/2019

« Si tout va bien tu peux sortir (du centre de santé) et rentrer chez toi. On te demande de revenir le 2ème jour, le 3ème jour et ensuite au bout d’une semaine. A chaque visite, ils contrôlent les yeux, les poumons, les oreilles et le nez du bébé.

Lorsque Leila m’a rendu visite quelques jours après l’accouchement, elle a vérifié ma montée de lait et m’a rappelé qu’il était primordial de pratiquer un allaitement exclusif sans eau au cours des 6 premiers mois après la naissance. »

“Leila était là à chaque étape pour s’assurer que le calendrier vaccinal était respecté…”

Dans la région du Guidimakha l’allaitement exclusif n’est pratiqué que par 1 femme sur 2 ce qui a pour conséquence de réduire les défenses immunitaires des nourrissons et provoque des maladies pouvant entraîner la mort. Les conséquences sont lourdes dans cette région, une des plus pauvres de Mauritanie, où près d’un enfant de moins de 5 ans sur 4 souffre encore de malnutrition.

« Après le premier mois, quand je suis revenu (au centre de santé) le médecin a administré un second vaccin. Leila était là à chaque étape pour s’assurer que le calendrier vaccinal était respecté. Elle faisait le suivi. Jusqu’au 11ème mois elle me téléphonait pour me faire un rappel à chaque fois qu’un nouveau vaccin devait être effectué.

Aujourd’hui ma fille est en bonne santé et je poursuis les séances de sensibilisation. Je suis très contente du soutien que j’ai reçu d’UNICEF et AMAMI. C’est bon pour nous et pour nos enfants. »

UNICEF en partenariat avec l’ONG nationale AMAMI accompagnent les futures mamans en leurs apportant à chaque étape de la grossesse et au cours des premiers mois après l’accouchement des conseils et un suivi adapté en matière de santé, d’hygiène et de nutrition. Cela contribue au bon développement de l’enfant et permet de lutter de façon significative contre la malnutrition infantile et d’endiguer les maladies courantes du nourrisson.

#PourChaqueEnfant, une bonne croissance.