Zara Mira : Un levier de résilience pour le bien-être des enfants et la sécurité nutritionnelle
Grâce au programme d’allocation universelle pour l’enfant et allocation d’égalité des chances - Zara Mira, les familles renforcent leur autonomie et assurent une meilleure nutrition à leurs enfants, garantissant ainsi leur bien-être et leur avenir
Haova Tahirize, 23 ans, est une mère célibataire qui élève seule ses trois enfants. Nous l'avons rencontrée lors d'une mission de supervision dans le village Ankilimanintsy, au sein de la commune rurale d’Ifotaka, au sud de Madagascar. Issue d’une famille de cultivateurs, Haova a grandi dans un environnement où l’agriculture constituait la principale source de revenus. Dès son plus jeune âge, elle a contribué aux travaux des champs aux côtés de sa famille.
Tombée enceinte à seulement 16 ans, elle se souvient encore du choc et de l’incertitude qui ont marqué cette période de sa vie. Avant son enregistrement dans le programme, elle vivait de petits travaux agricoles saisonniers et de la vente de produits issus de ses récoltes, peinant à subvenir aux besoins de ses enfants dans un contexte de précarité économique.
"C’était une période difficile. Je n’avais aucun moyen de subvenir aux besoins de mon enfant, ni même d’assurer un avenir meilleur pour nous.", témoigne Haova.
Elle gère son budget en divisant l’argent en deux : une partie sert à acheter des poulets pour l’élevage et pour développer son commerce, tandis que l’autre moitié couvre les besoins de ses enfants en matière d’éducation, de nourriture, de santé et d’hygiène.
Lorsque son enfant a eu trois ans, elle a vu un nouvel espoir se dessiner avec la mise en place du programme Zara Mira, une allocation universelle pour les femmes enceintes, les enfants de 0 à 15 ans et les personnes handicapées. Le programme est principalement financé par la BMZ via la KfW Banque de Développement dans les communes d’Ifotaka, Tsivory et Itampolo. Son objectif est de permettre aux ménages d’investir dans le bien-être et l’avenir de leurs enfants.
HAOVA Tahirize comme tant d’autre bénéficie, d’une allocation de 13$ versée tous les deux mois pour ses trois enfants. Cette aide représente un soutien essentiel, lui permettant de mieux subvenir aux besoins de ses enfants, notamment pour leur alimentation et leur santé."
“Avec cet argent, j’ai pu diversifier l’alimentation de mes enfants en achetant d’autres légumes que je ne produis pas, des fruits et de la viande, ce qui était quasiment impossible avant l’arrivée du programme. De plus, j’ai pu trouver les moyens d’acheter des vêtements ainsi que des produits d’hygiène et de soin corporel pour les membres de ma famille”.
Elle comprend désormais l’importance d’une alimentation équilibrée et variée, grâce aux formations reçues dans le cadre du programme Zara Mira et les adoptions qu’elle applique.
En période de crise, l’allocation universelle pour enfant est temporairement transformée en un programme de protection sociale réactive aux chocs, conformément aux directives du gouvernement et aux critères de vulnérabilité établis par le Cash Working Group.
HAOVA Tahirize et son fils en bonne santé grâce aux conseils fournis par l’Agent Communautaire, le guichet social et de l’accompagnement faite par l’agence national de la protection social (FID), La formation reçue à travers Zara Mira (cash plus) lui a permis de renforcer les bonnes pratiques alimentaires et de soins pour ses enfants.
"Ce projet est essentiel pour moi, il m’a vraiment sauvé. En période de sécheresse, nous recevons un Toseke de $25 par mois pendant trois mois. Je gère mon budget en divisant l’argent en deux. Une partie me sert à acheter des poulets pour développer mon commerce, tandis que l’autre moitié couvre les besoins de mes enfants en matière d’éducation, de nourriture, de santé et d’hygiène.
Initialement, HAOVA Tahirize n’avait pas d’abri décent, mais qu’avec l’argent, elle a pu épargner, ce qui lui a permis d’acheter des planches et une toiture pour sa maison.
HAOVA Tahirize est aujourd’hui parent leader au sein de l’Espace de Bien-Être du programme Zara Mira. Une fois par mois, elle anime des séances sur différentes thématiques des Pratiques Familiales Essentielles, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants. L’objectif est de maximiser l’impact des transferts monétaires sur le bien-être des enfants tout en favorisant un changement de comportement positif chez les parents.
"Être parent leader est un privilège. Les sensibilisations que j’anime chaque mois auprès des autres parents, je les applique aussi dans mon foyer. Même en étant mère célibataire, je suis fière aujourd’hui, car je sens que mon niveau de vie est équivalent, voire meilleur que celui de certaines femmes mariées."
Le guichet social mis en place dans le cadre du programme Zara Mira a également joué un rôle crucial dans son parcours. "Le premier secours psychosocial apporté par les intervenants sociaux m’a beaucoup soutenue moralement. Ils me rendent visite régulièrement à domicile, me conseillent et m’orientent sur mes perspectives."
Grâce aux conseils fourni par l’Agent Communautaire, le guichet social et de l’accompagnement faite par l’agence national de la protection social (FID), elle a pu assurer une meilleure prise en charge de ses enfants en matière de santé, nutrition et éducation.
Au cours des trois derniers mois (décembre 2024, janvier et février 2025), la commune d’Ifotaka a été classée en situation d’urgence selon les résultats de l’analyse de la sécurité alimentaire IPC de fin 2024. Face à cette situation, une intervention en cash transfert humanitaire a été mise en place pour soutenir les ménages vulnérables durant cette période critique.
Parallèlement, le programme ZARA MIRA – Allocation Universelle pour Enfant a poursuivi ses paiements réguliers. En février 2025, le 11e et 12e paiement de l’allocation a été effectué pour les communes d’Itampolo et de Tsivory, garantissant ainsi la continuité du soutien aux familles bénéficiaires et le renforcement de la résilience des ménages face aux crises.
Note: Le programme Zara Mira est financé par le BMZ via la KfW Banque de Développement, le programme de coopération au développement du gouvernement irlandais (Irish Aid), l’Union européenne et la Fondation Findel.