A l'Hôpital Régional de Bururi, l’usine de production d’oxygène sauve déjà des vies
Grâce au financement du Gouvernement du Canada, en partenariat avec l’UNICEF, l’hôpital régional de Bururi vient d’être équipé d’une usine de production d’oxygène. Un soulagement pour l’hôpital et ses patients.
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Il est 9h du matin. À l’hôpital régional de Bururi, une nouvelle journée de travail commence. Le personnel médical regagne ses services respectifs, après une courte réunion entre le personnel de nuit et l’équipe du jour. Dans la partie réservée à l’hospitalisation, les médecins commencent leur tour médical, examinant les patients, scrutant leur état tout en ajustant les prescriptions selon les besoins, tandis que de nouveaux patients affluent vers les services d’accueil et de triage.
Dans le service de néonatologie, Vestine Uwizeyimana, 18 ans, tient chaleureusement son nouveau-né dans ses bras. Elle profite de son bébé, qui vient de passer quatre jours en couveuse, sous oxygène. Viola Harerimana, infirmière cheffe de poste au service de néonatologie, nous explique que le bébé est né prématurément, avec une détresse respiratoire aiguë. Maintenant, l’enfant est en bonne santé, bien que sa maman continue de pratiquer le système kangourou. « Si mon enfant n’avait pas été mis sous oxygène, je suis convaincue qu’il n’aurait pas survécu » dit Vestine. Depuis le centre de santé de Gasanda, où les services d’oxygénothérapie sont inexistants, elle a été référée à l’hôpital régional de Bururi.
Dans le même service de néonatologie se trouve aussi Alice Nshimirimana, 28 ans, mère de trois enfants. Son troisième n’a que huit jours. Né prématurément et par césarienne, il a été mis directement sous oxygène. « J’ai été évacuée vers l’hôpital de Bururi tard dans la nuit, car la poche des eaux s’était rompue depuis le matin. À l’arrivée, les médecins m’ont aidée à accoucher et ils m’ont dit que mon enfant avait une détresse respiratoire et l’ont immédiatement mis sous assistance respiratoire. Si je n’avais pas été suivie dans un hôpital où l’oxygène est disponible, j’aurais perdu mon fils ».
En moyenne, l’hôpital régional de Bururi accueille 20 enfants par mois en quête de traitement par oxygénothérapie, selon Viola Harerimana, infirmière cheffe de poste au service de néonatologie.
Grâce au financement du Gouvernement du Canada, en partenariat avec l’UNICEF, les hôpitaux régionaux de Bururi, Gitega et Ngozi ainsi que l’hôpital de district de Cankuzo ont bénéficié d’usines de production d’oxygène d’une valeur de plus de 2 000 000 de dollars américains. En plus de ces dotations, l’UNICEF s’est engagé à soutenir la maintenance de ces équipements et à former le personnel en charge de leur maintenance pendant un an.
À l’hôpital de Bururi, l’usine de production d’oxygène est opérationnelle depuis le 31 mars 2024. Un soulagement pour l’hôpital qui ne connaît plus de rupture d’oxygène, mais surtout pour les patients pour qui l’oxygène est désormais accessible et à moindre coût. Selon Privat Irakoze, opérateur de l’usine, l’hôpital de Bururi peut désormais produire 10 bouteilles d’oxygène de 50 litres chacune en seulement cinq heures. Ce qui leur permet de couvrir non seulement les besoins en oxygène de l’hôpital, mais aussi de vendre l’excédent aux structures sanitaires environnantes, notamment les hôpitaux de Matana, Rumonge, Kiremba, Kigutu et Rutovu. Les revenus qui découlent de cette vente contribueront certainement au fonctionnement pérenne de l’usine.
L’UNICEF a également appuyé l’hôpital de Bururi en installant un système de tuyauterie assurant le transport de l’oxygène vers les services critiques, dont entre autres le bloc opératoire, les services de néonatologie, de médecine interne et de gynéco-obstétrique.
Avant l’appui de l’UNICEF, l’hôpital devait se ravitailler en oxygène depuis Bujumbura, avec toutes les dépenses consécutives, sans compter les risques liés au transport des bouteilles. « En cas de rupture, nous étions contraints de référer nos patients vers Bujumbura, parfois avec le risque de décès en cours de route. "Nous sommes très reconnaissants envers l’UNICEF pour cet appui qui améliore la qualité des soins et allège la souffrance des patients", dit fièrement Dr Boniface Nkezimana, directeur adjoint de l’hôpital de Bururi. Dans les prochains mois, le Burundi bénéficiera de six nouvelles usines grâce au financement de l’UNICEF et de la Banque mondiale..
L’UNICEF appuie également la remise à niveau de quatre autres usines existantes dans le pays, qui étaient tombées en panne depuis longtemps. Avec 14 usines d’oxygène, les besoins en desserte en oxygène médical seront équitablement couverts dans tout le pays.
L’UNICEF reste engagé à appuyer le gouvernement du Burundi dans ses efforts visant à offrir les meilleurs services de santé à sa population, et plus particulièrement aux enfants dont les pathologies nécessitent le recours à l’oxygène médical.
Avant l’appui de l’UNICEF, l’hôpital devait se ravitailler en oxygène depuis Bujumbura, avec toutes les dépenses consécutives, sans compter les risques liés au transport des bouteilles. « En cas de rupture, nous étions contraints de référer nos patients vers Bujumbura, parfois avec le risque de décès en cours de route. Nous sommes très reconnaissants envers l’UNICEF pour cet appui qui vient améliorer la qualité des soins et alléger la souffrance des patients », dit fièrement Dr boniface Nkezimana, Directeur adjoint de l’hôpital de Bururi.
Au cours des prochains mois, le Burundi bénéficiera de six nouvelles usines grâce au financement de l’UNICEF et de la Banque Mondiale. L'UNICEF appuie aussi la remise à niveau de quatre autres usines déjà existantes dans le pays qui étaient tombées en panne depuis longtemps. Avec 14 usines d’oxygène, les besoins en desserte en oxygène médical seront équitablement couverts dans tout le pays.
L’UNICEF reste engagé à appuyer le gouvernement du Burundi dans ses efforts visant à offrir les meilleurs services de santé à sa population, et plus particulièrement aux enfants dont la pathologie nécessite le recours à l’oxygène médical.