Les Systèmes de Collecte des Eaux Pluviales à l’école améliore la vie des élèves à Kirundo
Grâce à un projet conjoint PAM Burundi et UNICEF Burundi, sous le financement du Gouvernement de Monaco, 12 Systèmes sont installés à Kirundo, dans différentes écoles à cantine scolaire pour assurer l’hygiène et l'assainissement.
- English
- Français
À l’École Fondamentale (ECOFO) de Muyange, commune Bugabira, province de Kirundo, nous sommes accueillis avec beaucoup de joie par les enseignants et les élèves. Ils sont contents de l'installation d'un Système de Collecte des Eaux Pluviales (SCEP) à leur école, il y a moins d'un mois ; ce qui facilite la disponibilité de l'eau dans leur école.
« Comme on dit, l’eau c’est la vie. Donc, nous avons la vie ici à l’école ! Nous utilisons l’eau pour veiller à la propreté des classes, des latrines et de la cantine scolaire ce qui nous permet d’éviter des maladies, cela nous donne de la vie ! », constate Célestin Uwitonze, 17 ans, élève qui voudrait devenir médecin, un jour.
Grâce au PAM Burundi et à l’UNICEF Burundi, 12 Systèmes de Collecte des Eaux Pluviales (SCEP) comme celui-ci, y compris des dispositifs de lavages des mains, ont été construits dans différentes écoles à cantines scolaires dans la province de Kirundo pour faciliter l'hygiène en milieu scolaire.
« Avant on devait apporter l’eau de la maison. J’habite à 30 minutes de marche de l’école et je venais chaque jour avec un bidon de 7 litres. Comme on n’a pas d’eau à la maison, je devais, chaque soir, aller puiser de l’eau loin de ma maison. C’était fatigant et je n’avais plus le temps de réviser mes cours à la maison », raconte Audreille Iteriteka, 12 ans, élève.
À l’École Fondamentale Nakiganga, commune Busoni, nous visitons aussi l’installation d’un SCEP tout près de la cantine scolaire et des latrines. Une des enseignantes nous explique comment le fait d’avoir de l’eau à l’école constitue un grand avantage pour les jeunes filles, surtout pendant les règles : « Avant, les filles étaient obligées de rentrer à la maison pour l’hygiène, et ne retournaient à l'école que le lendemain », dit Mme Jeanne Nimbona, 31 ans, enseignante.
Avec les fonds propres de l'UNICEF, des comités d'hygiène ont été mis en place dans ces écoles et il est opportun de souligner l’importance de ces derniers pour la promotion des bonnes pratiques en matière d’hygiène et d'assainissement au sein de l’école.
Des clubs d'hygiène en milieu scolaire ont été constitués par un groupe d'élèves et d'enseignants leaders. Parmi les enseignants, il y a un responsable de l'hygiène et une autre chargée de la gestion menstruelle, appelée « tante ». Mme Florence Minani, 32 ans, est l’une des « tantes » de l’École Fondamentale Munazi, commune Busoni. « Je leur donne des conseils et pour elles c’est plus facile de venir à moi, en tant que femme, pour me poser des questions ou partager leurs préoccupations sur ce sujet », raconte-t-elle.
Angélique Uwera, 15 ans, élève de l’ECOFO Munazi et membre du club d’hygiène de l’école, se réjouit, quant à elle, des formations reçues sur la propreté de l’école en général, mais surtout le comportement à adopter en matière d'hygiène menstruelle. « Je vais partager mes connaissances aux autres élèves », dit-elle.
Dans toutes les écoles visitées, enseignants comme élèves reconnaissent que le temps consacré à la recherche de l'eau leur faisait perdre un temps précieux. « Avant les enfants devaient aller chercher l’eau dans le lac Nagitamo (à presque 3 km de l’école), ce qui leur prenait près de 2 heures aller-retour. Maintenant on utilise ce temps pour l’apprentissage », explique Mme Aline Mukeshimana, 34 ans, enseignante à l’ECOFO Kigoma où 2 Systèmes de Collecte des Eaux Pluviales (SCEP) ont été construits.
Bien même que les Systèmes de Collecte des Eaux Pluviales ne constituent pas une source d’eau potable et permanente chaque jour, la construction de ces dispositifs de collectes d’eau au niveau des écoles à cantines scolaires contribue en faveur de la promotion des bonnes pratiques d’hygiènes dans le projet conjoint « Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la santé au travers de l'alimentation scolaire » de PAM Burundi et UNICEF Burundi, financé par le Gouvernement de Monaco.