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Le programme conjoint de renforcement de la résilience des communautés et des systèmes lancés

Les communautés résilientes pourront mieux faire face aux chocs liés aux crises alimentaires et nutritionnelles, l'insécurité et changement climatique

Yeri Audrey Kambire
renforcement de la résilience des communautés
UNICEF/2024/YeriKambire
04 décembre 2024

Le Burkina Faso démontre un fort engagement à accroître ses interventions pour renforcer les capacités de résilience des populations et des systèmes. C’est dans cet élan qu’il a accueilli le programme de renforcement de la résilience au Sahel financé par la coopération allemande, BMZ.

Lancé le 24 avril 2024 à Fada N’Gourma dans la région de l’Est, le projet sera exécuté par le PAM, UNICEF et GIZ au profit des populations des régions de la Boucle du Mouhoun, Cascades, Centre-Est, Centre-Nord, Est, Hauts-Bassins, Nord, Plateau Central et du Sahel.

« Ce programme qui vise à améliorer les capacités de résilience des communautés et des ménages permettra de rendre nos populations plus fortes et plus unies, car elles comprennent que désormais, c’est ensemble que nous y arriverons et que c’est ensemble que nous déplacerons des montagnes », a dit Monsieur Siaka OUATTARA, Secrétaire Général de la Région de l’Est, représentant le Gouverneur. 

Siaka OUATTARA, Secrétaire Général de la Région de l’Est livre son discours lors du lancement du projet de renforcement de la résilience à Fada-N’Gourma.
UNICEF/2024/YeriKambire Siaka OUATTARA, Secrétaire Général de la Région de l’Est livre son discours lors du lancement du projet de renforcement de la résilience à Fada-N’Gourma.

 Siaka OUATTARA, Secrétaire Général de la Région de l’Est livre son discours lors du lancement du projet de renforcement de la résilience à Fada-N’Gourma.

Sur une durée de 4 ans, ce programme vise à soutenir 4,3 millions de personnes dont 2,7 millions d'enfants et 2,1 millions de femmes et de filles à risque. En accompagnement au gouvernement du Burkina Faso, la République fédérale d'Allemagne a mobilisé plus de 18 000 000 EUR, soit environ 12,8 milliards de FCFA.

« Le Burkina Faso, à l'instar d'autres pays du Sahel, est confronté à des défis majeurs, tels que les crises alimentaires et nutritionnelles, l'insécurité et les effets du changement climatique. Le programme conjoint de résilience permettra d'améliorer l'accès aux services sociaux essentiels, de renforcer la gouvernance locale et d'autonomiser les filles, les garçons, les hommes et les femmes dans les zones à fort besoin du pays », Jan Henrik MEISE, Chef de Coopération à l’ambassade d’Allemagne au Burkina Faso.

Informer les acteurs des activités et objectifs du projet

Le PAM, l'UNICEF et la GIZ vont collaborer étroitement avec les services techniques décentralisés de l’Etat et les organisations de la société civile pour la mise en œuvre du programme de renforcement de la résilience des communautés et des systèmes dans les pays du Sahel au Burkina Faso.

« Les familles qui sont en déplacement ont davantage besoin d’accès aux services sociaux de base essentiels, ainsi qu’aux opportunités de développement. En collaboration avec le gouvernement, les communautés et les organisations de la société civile, nous accompagnons les familles pour qu’elles continuent d’avoir accès à des services de santé, d’eau et d’assainissement, et que leurs enfants continuent de bénéficier d’un accès à l’éducation et soient protégés des abus », a dit John AGBOR, Représentant de l'UNICEF au Burkina Faso.

un atelier a réuni les acteurs clés pour examiner le contenu du projet
UNICEF/2024/YeriKambire

Avant le démarrage effectif des activités du programme de renforcement de la résilience, un atelier a réuni les acteurs clés pour examiner le contenu du projet et recueillir des suggestions d’initiatives adaptées aux réalités locales.

« C’est un projet fédérateur qui affiche de grandes ambitions et qui prend en compte nos priorités actuelles. Nous envisageons notamment la production et la transformation des produits agricoles pour garantir une bonne nutrition des enfants et une sécurité alimentaire en général. Nous espérons que ce projet sera mis en œuvre avec un souci de durabilité et de qualité afin que, dans 4 ans, nous soyons encore plus résilients », s’est exprimée Aminata Lompo, Secrétaire Générale de la chambre de l’agriculture de l’Est.

Aminata Lompo, Secrétaire Générale de la chambre de l’agriculture de l’Est, a participé aux travaux du Groupe 1 sur la sécurité alimentaire lors de l’atelier de préparation de l’exécution du programme de renforcement de la résilience à Fada.
UNICEF/2024/YeriKambire Aminata Lompo, Secrétaire Générale de la chambre de l’agriculture de l’Est, a participé aux travaux du Groupe 1 sur la sécurité alimentaire lors de l’atelier de préparation de l’exécution du programme de renforcement de la résilience à Fada.

Madame Lompo insiste également sur la nécessité de former les structures locales afin qu'elles puissent poursuivre les actions initiées par le projet après son achèvement. Elle plaide aussi en faveur de l'acquisition de ressources actualisées pour l'agriculture et de la création d'espaces de vente et d'achat pour les produits agricoles, notamment à travers l'organisation de journées promotionnelles et de foires.

Pour renforcer la résilience, il est nécessaire de mener des activités visant à renforcer la cohésion sociale, socle de l’entente durable nécessaire pour mener des activités collectives pérennes.

« Nous souhaitons lancer des initiatives sportives et culturelles impliquant toutes les communautés des trois régions. Le sport et la culture sont de réels vecteurs de cohésion sociale. Lorsque des populations affectées par une crise sécuritaire et humanitaire parviennent à organiser de telles activités, elles démontrent leur résilience », suggère Nafissatou Yanogo, chargée de la cohésion sociale au sein de la coordination régionale des OSC de l’Est.

Nafissatou Yanogo, chargée de la cohésion sociale au sein de la coordination régionale des OSC de l’Est, restitue les travaux du groupe 2 lors de l’atelier de préparation de l’exécution du programme de renforcement de la résilience à Fada.
UNICEF/2024/YeriKambire Nafissatou Yanogo, chargée de la cohésion sociale au sein de la coordination régionale des OSC de l’Est, restitue les travaux du groupe 2 lors de l’atelier de préparation de l’exécution du programme de renforcement de la résilience à Fada.

Nafissatou Yanogo, chargée de la cohésion sociale au sein de la coordination régionale des OSC de l’Est, restitue les travaux du groupe 2 lors de l’atelier de préparation de l’exécution du programme de renforcement de la résilience à Fada.

L’engagement en faveur de la paix et de l'unité au sein des communautés religieuses renforcera l’idée d'un effort collaboratif pour promouvoir le bien-être et la stabilité sociale dans la région. D’où la demande formulée par Aboubacar Comabary, représentant de la communauté musulmane et ambassadeur au compte de la GIZ.

« Nous aimerions également recevoir des formations visant à renforcer les capacités des leaders religieux dans la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Ces leaders formés pourraient ensuite sensibiliser leurs communautés et transmettre le flambeau de la cohésion sociale », lance-t-il.

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Pour sa part, Fatou Zoungrana, membre de l’association Watitoum exprime son appréciation pour la pertinence du contenu du projet : « le contenu du projet est adapté à nos réalités et il nous permettra de consolider nos activités dans les domaines de l'agriculture et de l'élevage. J'espère que la paix reviendra dans ma commune afin que le projet puisse être pleinement mis en œuvre ». Par ailleurs, elle souligne l'importance de fournir des formations aux femmes pour renforcer leur autonomie, ce qui est une demande légitime et pertinente dans le contexte du renforcement de la résilience communautaire.

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Le programme conjoint UNICEF - PAM - GIZ de renforcement de la résilience des communautés et des systèmes dans les pays du Sahel représente une réponse concertée et ambitieuse aux défis auxquels sont confrontés les populations du Burkina Faso. En mobilisant des partenariats solides, en mettant l'accent sur l'autonomisation des communautés locales et en s'engageant à long terme, ce programme vise à créer un avenir plus résilient et plus durable pour tous.

À travers des initiatives diverses, telles que le renforcement des capacités agricoles, la promotion de la cohésion sociale et la fourniture de services essentiels, ce projet incarne l'espoir d'un avenir meilleur pour les millions de personnes touchées par les crises dans la région du Sahel.