Ensemble, brisons les tabous pour un monde favorable à la gestion hygiénique des menstrues !
C'est sous ce thème que la journée internationale de la santé et de l’hygiène menstruelle a aussi été célébrée le 28 mai 2024 à Ziniaré dans la région du Plateau Centrale du Burkina Faso.
La cérémonie été présidée par Monsieur Jacques Sosthène Dingara, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, en présence de Monsieur Roger Barro, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement et de Dr James Mugaju, Représentant adjoint de l’UNICEF. La cérémonie a connu la présence des autorités politiques, coutumières, administratives et religieuses de la région ainsi que des organisations non gouvernementales partenaires, des acteurs de l’éducation et une forte mobilisation des élèves.
Au Burkina Faso, moins de 10% des structures d’écoles primaires et moins de 10% des structures post primaires et secondaires sont touchées par la GHM. De même, moins de 5% du personnel éducatif du primaire et du post-primaire sont formés aux questions de la GHM, et seul 8% des latrines au niveau scolaire sont équipées de cabines GHM.
Ce sont ces statistiques qui font qu’à la tribune de la célébration, Gaëlle Sylviane Yelnogo, élève au second-cycle du Lycée Bassy de Zinairé, aussi porte-parole des filles a lancé un appel pressant à « la prise de dispositions pratiques pour créer des espaces propres qui respectent l’intimité des filles et par-delà, leur dignité ».
Pour James Mugaju, Représentant adjoint de l’UNICEF, des solutions durables doivent être trouvées pour aborder la problématique avec toute l’attention qu’elle mérite « Nous pouvons surmonter les tabous et construire un avenir où chaque fille peut apprendre sans peur ou honte durant son cycle menstruel. Nous croyons fermement que la santé menstruelle est une question de droits humains », déclare-t-il.
Malgré les résultats notables engrangés au Burkina Faso tels que l’engagement accru des autorités, la présence de plus en plus remarquée des dispositifs de gestions hygiénique des menstrues et la maîtrise de la confection des serviettes lavable par plusieurs structures de femmes et de filles, des défis demeurent et appellent à plus d’engagement.
Adoptée le 28 mai 2014 par les Nations Unies, cette célébration vise à interpeler les hommes et les femmes sur la nécessité de porter une attention toute particulière à la problématique de l’hygiène des menstrues qui touche plus de 50% de la population mondiale.