Notice d’Impact Environnemental et Social (NIES) de l'AEPS du village de Karentenga
Projet d’Appui à l'Adaptation au Changement Climatique dans le secteur agroalimentaire au Burkina Faso (P2A2C-BF)
Points forts
Le projet a pour but de contribuer durablement à l’amélioration de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’adaptation au changement climatique au Burkina Faso, conformément aux Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 6 relatif à l’accès universel à l’eau et à l’assainissement. À cet effet, il vise spécifiquement à renforcer les initiatives de partage des connaissances et les capacités des parties prenantes locales, à mettre en place un système intégré et durable de gestion des ressources en eau, à réduire durablement la vulnérabilité des communautés face aux chocs climatiques et, enfin, à assurer l’intégration des risques climatiques dans les plans et stratégies de développement.
Pour atteindre ces objectifs, le projet s’articule autour de trois composantes complémentaires. La première composante, intitulée « Adoption de techniques agricoles innovantes et durables », vise à appuyer environ 20 000 bénéficiaires, dont une proportion importante de femmes. Dans ce cadre, il est prévu de diffuser des technologies agricoles adaptées, de former les populations à la gestion des risques climatiques, de restaurer les forêts agroécologiques, d’aménager des modèles d’exploitation agricole et d’introduire des mécanismes d’assurance climatique afin de sécuriser les investissements des producteurs.
La deuxième composante, relative au « Renforcement de la gestion de l’eau et des services d’assainissement », prévoit quant à elle la construction, la réhabilitation et l’extension de systèmes d’adduction d’eau potable résilients dans plusieurs communes. Elle vise également l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable, la mise en place de systèmes d’assainissement écologiques, la valorisation des boues de vidange ainsi que le renforcement des capacités locales de gestion des ressources en eau, avec une attention particulière accordée aux femmes et aux jeunes.
En outre, la troisième composante, portant sur le « Renforcement des capacités nationales et locales en adaptation au changement climatique », a pour objectif de favoriser l’intégration de l’adaptation climatique dans les politiques et plans de développement. Elle comprend notamment l’élaboration de plans régionaux d’adaptation, la vulgarisation du Plan National d’Adaptation, le renforcement de la gouvernance locale ainsi que la formation des acteurs locaux à la planification et à la budgétisation sensibles au climat.
Par ailleurs, plusieurs alternatives au projet ont été envisagées. Il s’agit notamment du scénario sans projet, qui entraînerait le maintien des difficultés d’accès à l’eau potable et l’aggravation de la vulnérabilité climatique des populations. À cela s’ajoutent l’option de réhabilitation des infrastructures existantes plutôt que de nouvelles réalisations ainsi que le choix de solutions techniques résilientes et écologiques afin de limiter les impacts environnementaux et sociaux.
Toutefois, bien que le projet présente des avantages significatifs pour les populations bénéficiaires, sa mise en oeuvre pourrait engendrer certains impacts environnementaux et sociaux, tels que la dégradation des sols, la perturbation des écosystèmes ou encore des nuisances temporaires. C’est pourquoi des évaluations environnementales et sociales assorties de Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) sont prévues, conformément à la réglementation burkinabè et aux exigences de la Banque Africaine de Développement.