Brave Julie dit non au mariage d’enfants
Découvrez l’histoire de Julie qui se bat pour son droit à un avenir meilleur
Dans une commune de Tanguiéta, au Nord du Bénin, une jeune fille que l’on nommera Julie* lutte courageusement contre les épreuves de la vie à seulement 13 ans. Derrière son sourire timide se cache un passé marqué par la tragédie car malheureusement, julie est la seule survivante d'une fratrie de six enfants. Une situation qui a durement affecté son père, qui instable émotionnellement et financièrement, a essayé secrètement de la marier à un inconnu.
Informée de cette décision, la mère de Julie s'y opposa fermement refusant que Julie quitte l'école. Elle s’est donc rendue à l'école de sa fille pour demander de l'aide auprès du directeur, de son enseignant et du mécanisme de veille de l'école contre les violences basées sur le genre. Les facilitatrices de la zone vont être également informées de la situation par l’un des membres comité villageois de veille (CVV) du village. Très rapidement, la synergie entre le Directeur, l’enseignant coach, la mère de Julie et les deux mécanismes de veille scolaire (MVS et CVV) va permettre de suivre le cas de Julie de façon minutieuse et ainsi la protéger.
Aujourd'hui, Julie est de retour sur les bancs de l'école, déterminée à rattraper le temps perdu. Elle participe activement en tant que paire éducatrice à des initiatives de sensibilisation pour prévenir les mariages d’enfants et promouvoir l'éducation des filles. Elle veut se servir de son vécu, de ce qu’elle a traversé pour qu’aucune autre fille de son école n’ait à traverser une telle épreuve.
“ Grâce à toutes ces personnes qui m’ont aidé, je sais aujourd’hui que je ne suis pas seule. Leur écoute et disponibilité permanente m'ont donné la force de poursuivre mes rêves et de devenir une voix pour les autres enfants qui vivent des situations similaires".
témoigne Julie.
L'UNICEF et le Canada à travers le programme EVIPROG (Elimination des violences et promotion du genre) s’appuient sur des partenaires de mise en œuvre comme l’organisation EDUCO pour le suivi des cas comme celui de Julie dans les écoles et les communautés. Au sein des écoles, ces actions ont eu plusieurs impacts : elles ont formé 13.079 enseignants et membres des associations de parents d'élèves à identifier et signaler les cas de violences liées au mariage d'enfants, au genre, aux droits de l'enfant et aux violences basées sur le genre. Les comités de veille scolaire, composés d'enseignants et de parents, ont référé 554 cas de violences envers des enfants, dont 359 concernaient des filles/adolescentes, aux centres de protection sociale. Au niveau de la communauté, ces actions ont renforcé les compétences de 4.036 leaders communautaires, religieux, membres de comités de veille villageoise (CVV) et chefs traditionnels. Ils ont ainsi mobilisé 101.858 enfants, parents et membres de la communauté lors de séances de dialogues communautaires sur des sujets clés visant à promouvoir l'égalité entre les genres, les droits des adolescentes, la lutte contre le mariage des enfants et la cohésion sociale. De plus, ils ont identifié et référé 699 cas aux centres de protection sociale et aux centres intégrés de prise en charge, dont 567 concernaient des filles, et ont assuré leur suivi.
Pour chaque enfant, le droit de grandir et s’épanouir.