Bien-être et privations des enfants et des jeunes en Algérie
Vers un modèle de privations sociales multidimensionnelles adossé au cycle de vie
Points forts
Le système de protection sociale algérien, dont les lignes directrices remontent à l'indépendance du pays en 1962, est l'un des plus complets parmi les pays en développement. En effet, basé sur une conception universelle des politiques publiques, ce système vise à assurer la protection de tous les citoyens sans exclusion, si bien qu’il se fixe comme objectifs stratégiques de renforcer la solidarité nationale, de réduire les inégalités en matière de revenus et de protéger/préserver les populations les plus fragilisées contre la pauvreté et la précarité. Il dispose, pour cela, d’un réseau d’institutions gouvernementales bien articulé qui comprennent, entre autres, les ministères de la santé, de l'éducation, de la solidarité, du travail, de l'agriculture et des finances.
Aujourd’hui ce système représente 10-12% du PIB et plus du quart du budget de l’Etat, rien qu’en termes de transferts sociaux explicites, ce qui a valu à l’Algérie, entre autres effort, d’accéder en 2013 au rang des pays disposant d’un niveau élevé de développement humain et de s’y maintenir depuis.