Les adolescentes en Afrique de l'Ouest et du Centre
L'UNICEF en Afrique de l'Ouest et du Centre croit au potentiel des adolescentes et s'efforce de soutenir leur leadership transformateur
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Défis
Plus de 75 millions de filles adolescentes, ayant un vibrant sentiment d'espoir et d'optimisme quant à leur avenir, vivent en Afrique de l'Ouest et du Centre (AOC). Elles représentent 11% de la population mondiale des adolescentes, avec des indicateurs peu luisants et malgré cela, les filles adolescentes de l’AOC apprennent, dirigent et font face aux défis.
En réalité, de nombreux défis s’interposent en même temps mais également à différents stades de l'adolescence des filles.
Sans enregistrement de leur naissance, les filles ont un accès limité aux services sociaux de base. Lorsque les filles sont mariées ou mères trop tôt, leur scolarité est interrompue. Si elles n'ont pas accès à l'école, elles risquent davantage d'être mariées trop jeunes, avec une maternité précoce qui va s'ensuivre. Et, qu'elles soient mariées ou non, le risque de violence sexuelle peut provoquer un traumatisme et un risque accru d'IST, y compris le VIH, ainsi que des grossesses non désirées qui peuvent affecter leur capacité à terminer l'école, à établir des liens sociaux significatifs avec leurs pairs et à trouver un emploi décent.
Les filles en AOC sont moins heureuses lorsque l'inégalité entre les sexes est élevée (In Pursuit of Happiness), ce qui affecte également le nombre d'heures qu'elles consacrent aux tâches domestiques ou la stigmatisation dont elles peuvent faire l'objet en raison de leurs menstruations. Les filles handicapées ou déplacées, et celles qui vivent dans des contextes fragiles, sont confrontées à toutes ces choses à un degré plus élevé, avec moins de soutien pour les surpasser.
Les faits :
- Le taux de natalité le plus élévé au monde, avec 97 naissances pour 1 000 adolescentes âgées de 15 à 19 ans et 3 naissances pour 1 000 adolescentes âgées de 10 à 14 ans. La moyenne mondiale est respectivement de 39 et 1.
- Les conditions maternelles figurent parmi les cinq premières causes de mortalité des adolescentes âgées de 15 à 19 ans.
- 8 sur 10 nouvelles infections au VIH chez les adolescents concernent des filles dans la région.
- Les taux d'alphabétisation sont plus faibles pour les adolescentes et les jeunes femmes 68 % contre 78 % pour leurs homologues masculins.
- Des conditions d'apprentissage inadéquates dans l'environnement scolaire bloquent l'accès des filles à l'éducation.
- Lorsqu'il s'agit de prendre des décisions sur les principales politiques nationales, régionales et mondiales qui ont un impact sur leur propre vie, trop souvent les filles ne sont pas invitées à la table des décisions, ou leur voix n'est pas prise en compte.
- Vingt-quatre des 25 pays de l'AOC pour lesquels des informations sont disponibles sont considérés comme confrontés à des défis majeurs ou importants en ce qui concerne les progrès de l'objectif de développement durable 5 (ODD 5), alors qu'il ne reste que six ans pour atteindre les objectifs de 2030.
Solutions
Malgré ces défis, les filles de l'AOC sont déterminées à les surpasser et à apporter des changements pour elles-mêmes, pour d'autres filles et pour leurs communautés. Dans les 10 pays de l'AOC pour lesquels des données sont disponibles, 77% à 98% pensent que leur vie va s'améliorer au cours de l'année à venir. L'UNICEF en AOC s'efforce de transformer cet espoir en réalité en travaillant avec les filles et une série d'autres partenaires.
Notre vision est que les adolescentes doivent avoir la liberté et le pouvoir de prendre des décisions concernant leur vie et de saisir les opportunités qui s'offrent à elles dans un environnement protecteur et favorable à leur bien-être individuel et collectif.
En adoptant une approche axée sur les filles (Girl Intentional Approach), l'UNICEF en AOC soutient cinq stratégies accélératrices qui auront un impact multiple sur les filles.
Ces stratégies sont les suivantes :
Les filles au centre des programmes et des décisions politiques. Il s'agit non seulement de la participation des filles aux décisions municipales et nationales concernant les types de lois, de politiques et de programmes qui protégeront leurs droits, mais aussi des microdécisions qui ont un impact global sur leur vie, telles que les matières à étudier à l'école, le moment d'avoir des enfants et les personnes avec lesquelles elles peuvent se lier d'amitié.
L'accès à des services de qualité où et quand les filles en ont besoin. Il peut s'agir de services de santé, d'eau, d'assainissement et d'hygiène, d'éducation, de protection sociale, de nutrition, de justice ou autres. Mais ils doivent être axés sur des services de qualité, inclusifs et adaptés au sexe et à l'âge de toutes les filles, où qu'elles se trouvent.
Transformer les normes de genre qui laissent les filles de côté. L'inégalité entre les genres est au cœur de l'inégalité concernant les filles. Les égalités de genres qui influencent les lois et les politiques, la manière dont les services sont structurés et fournis et la manière dont les filles sont valorisées par leurs pairs, leurs familles et leurs communautés.
Partenariats avec les filles et des organisations axées sur les filles. En réalité, tous les secteurs sont essentiels pour inverser les tendances inquiétantes pour les filles, les organisations locales et nationales qui accordent la priorité aux droits des filles doivent être des partenaires à part entière pour provoquer les changements que les filles réclament.
- Générer des données et monitorer. Combler les lacunes sur la vie des filles, avec le bon niveau de désagrégation, reste une priorité absolue, tout comme les investissements dans le suivi des programmes qui vont au-delà du nombre de filles atteintes pour mesurer la réduction des inégalités entre les filles et l'amélioration de leurs droits.