À Attivé, les services de vaccination se rapprochent de la communauté

Pour ne laisser aucun enfant de côté

Aboza Dadja & Carlos Kudeabo
Vaccination en communauté
Aboza Dadja
13 août 2026

Dans le village d’Attivé, au cœur de la préfecture du Bas-Mono, à 94 kilomètres au nord-est de Lomé, les rires des enfants résonnent dans la cour de Dodji MITONOUGNA. Pour ce père de famille et plombier de profession, voir ses enfants grandir en bonne santé est une priorité. Pourtant, pendant longtemps, accéder aux services de santé a représenté un véritable parcours du combattant pour les habitants d’Attivé. Le village ne dispose pas de centre de santé et le plus proche se trouve à plus de huit kilomètres. Une distance qui peut sembler modeste, mais qui constitue un obstacle majeur pour de nombreuses familles lorsqu’il faut transporter un enfant malade ou trouver les moyens financiers pour effectuer le déplacement.

Ces difficultés affectaient également l’accès à la vaccination, pourtant essentielle pour protéger les enfants contre des maladies évitables. « Avant, pour vacciner nos enfants au centre de santé, il fallait trouver un moyen de transport ou marcher sur une longue distance avec les enfants. Ce n’était pas toujours facile pour nous », se souvient Dodji.

Aujourd’hui, la situation a commencé à évoluer grâce aux stratégies avancées de vaccination mises en œuvre par le Gouvernement du Togo dans le cadre des plans d’accélération de la vaccination en zone urbaine et rurale financés par Gavi, l’Alliance du Vaccin, à travers l’UNICEF. Régulièrement, des équipes de vaccination se déplacent directement vers les communautés pour offrir des services de santé au plus près des familles. 

Quand il y a une séance de vaccination, nous sommes informés grâce au gongonnage dans le village. Ensuite, les vaccinateurs viennent jusqu’à nous. Cela nous aide énormément et nous permet de faire vacciner nos enfants sans difficulté 

Dodji Mitonougna

Au-delà des campagnes de vaccination, les Agents de Santé Communautaire assurent un suivi de proximité. Ils effectuent des visites à domicile, sensibilisent les parents et veillent à ce que chaque enfant reçoive les doses nécessaires pour compléter son calendrier vaccinal. Pour Dodji, cette présence régulière a changé beaucoup de choses

Aujourd’hui, je suis rassuré. Je sais que mes enfants ont davantage de chances d’être protégés contre les maladies. Les agents de santé ne nous oublient pas. Ils viennent nous voir et répondent à nos préoccupations 

Dodji Mitonougna
La vaccination en stratégie avancée dans la communauté d'Attivé
Aboza Dadja

Sur le terrain, les équipes de santé constatent elles aussi les effets positifs de cette approche de proximité. « Nous faisons de notre mieux pour rapprocher les services de vaccination des communautés les plus éloignées. Grâce aux stratégies avancées et à l’engagement des Agents de Santé Communautaire, nous atteignons des enfants qui, autrement, risqueraient de manquer des doses essentielles ou de ne jamais être vaccinés », souligne Monsieur Daketse, responsable du Centre Médico-Social d’Attitogon.

Pour lui, ces efforts doivent être poursuivis et renforcés. Car chaque enfant a droit à la protection que procure la vaccination, quel que soit l’endroit où il vit. Il est donc important de continuer à investir dans ces stratégies afin qu’aucun enfant ne soit laissé de côté. Au-delà des vaccins administrés, ces interventions contribuent à réduire les inégalités d’accès aux soins de santé, à renforcer la confiance entre les communautés et les services sanitaires et, surtout, à offrir aux enfants de meilleures chances de grandir en bonne santé.

Une équipe de vaccination en stratégie avancée
Dodji Mitonougna et sa famille en présence d'Agent de santé communautaire

Assis dans sa cour, entouré de sa femme et de ses enfants, Dodji regarde l’avenir avec davantage de sérénité.

Je veux que mes enfants grandissent en bonne santé, qu’ils aillent à l’école et qu’ils puissent réaliser leurs rêves

Dodji Mitonougna

À Attivé, chaque visite des équipes de vaccination rapproche un peu plus les enfants de leur droit fondamental à survivre, grandir et s’épanouir, où qu’ils soient.