Agissons maintenant pour protéger notre environnement
A l'occasion de la Journée Mondiale de l’environnement, les Jeunes Voix du Sahel du Sénégal utilisent le sport et la culture pour sensibiliser sur l’environnement et le climat.
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DAKAR (Senegal), 4 Juin 2022 - “Rien que pour ses yeux, il est conseillé de regarder la verdure. Cette verdure reflète pour moi la mère nature. Cette envie de me réveiller et de regarder mes plantes fleurir, constitue ma passion pour l'environnement. Que c'est beau, que c'est magnifique cette nature”.
C’est par ces mots que Maguette Ba, membre des Jeunes Voix du Sahel Sénégal et également jeune volontaire pour l'environnement a ouvert son discours de sensibilisation lors du festival des arts urbains Faudakar.
Danses, hip-hip, Roller, Volley ball, Fitness Cardio Box, Basket couplés avec de la sensibilisation sur l’environnement ont été au rendez-vous pour la deuxième édition du festival des arts urbains-Faudakar qui se tient du 28 Mai au 5 Juin à Dakar, Senegal.
Faudakar est un festival des arts urbains qui favorise des campagnes de sensibilisations sur le développement durable à travers la culture et le sport.
A travers les ateliers et spectacles culturels et sportifs, les Jeunes Voix du Sahel ont sensibilisé et parlé de leur engagement pour l’envirronement devant un public de jeunes élèves, d’activistes, d’artistes et de sportifs venus pour le festival.
“Je m'active pour la protection de l'environnement ainsi que l'éducation à l'environnement pour les jeunes” a déclaré Maguette. "Pour garder notre environnement sain, nous devons tout d’abord être conscients que nous sommes en train de le détruire" a pour sa part affirmé Safietou Ndiaye, membre également des Jeunes voix du sahel. "La pollution, l’insalubrité et le réchauffement climatique sont tous liés à nos mauvaises pratiques et à la façon dont nous jetons les déchets partout” ajoute-t-elle.
“Aujourd’hui, si tu vas à la mer, tu n’as même plus envie de te baigner à cause de l’insalubrité. Les amis, prenons action et maintenant” nous dit Mame Diarra, membre de ce mouvement et présidente du gouvernement scolaire du Lycée Lamine Gueye, dans la capitale Dakar.
“La nature nous donne tout ce dont nous avons besoin : habitations, plantes médicinales, eau, oxygène, etc. Toutes les ressources naturelles ne sont pas renouvelables, un jour nous allons tous disparaître sans nous en rendre compte. C'est un langage très simple pour faire comprendre l'importance de la protection de l'environnement. Prendre soin de son environnement c’est utiliser consciemment les ressources de la mère nature et participer à sa renaissance” explique Maguette Ba.
“Nous devons tous accepter nos erreurs, nous sensibiliser nous-mêmes et surtout, nous devons être conscients que nous sommes entrain de détruire l’avenir de nos enfants” a déclaré Safietou Ndiaye.
Depuis 2020, Maguette Ba et ses autres collègues membres des jeunes voix du Sahel ont participé à des séries d’évènements et de débats publics sur des questions liées à l’environnement et au climat.
Avant le sommet des chefs d'État de l'Union Africaine et de l'Union Européenne en février 2022, des jeunes d'Afrique et d'Europe, dont Maguette Ba, ont mené un débat public sur le changement climatique. Ce débat a été l’occasion pour eux de partager leurs expériences sur l’impact du changement climatique, de discuter des solutions avec les décideurs politiques et d’élaborer des recommandations à destination des chefs d'État.
Au dernier Forum mondial de l’eau, en mars dernier, l'UNICEF a également réuni des jeunes et des adolescents de la région du Sahel pour discuter des problèmes liés à l'eau, hygiène et assainissement et engager un dialogue avec les décideurs politiques.
Le Sénégal est sujet à des vulnérabilités chroniques et saisonnières, principalement dues au changement climatique. L’érosion des côtes commence à prendre forme dans certaines régions du pays, mettant à mal les moyens de subsistance de certaines communautés. La sécheresse affecte les régions du nord, du centre et de l'est, provoquant une insécurité alimentaire et nutritionnelle, mettant les jeunes enfants et les femmes en danger de malnutrition. Les inondations sont plus fréquentes dans les zones urbaines des régions de l'ouest et du centre pendant la saison des pluies.
Au Sénégal, l’UNICEF a conduit une série de consultations auprès d'environ 6.000 jeunes et adolescents dans les régions touchées par les chocs climatiques (érosion côtière, sécheresse) afin de recueillir leur perception sur la question du changement climatique et de porter leur voix auprès des responsables à tous les niveaux.
“Un seul problème pour une seule terre, donc soyons une seule voix parce que nous n'avons plus le choix” a conclu Maguette Ba.