11 astuces pour communiquer avec les adolescents
Aborder les conversations avec empathie et compréhension
La création d’un lien avec les adolescents est fondamentale si l’on veut contribuer efficacement à leur bien-être mental ainsi qu’à leur apprentissage social et émotionnel. Lorsque l’on aime une personne, on s’intéresse à elle, à ses opinions et à ses émotions. À mesure que votre enfant grandit, la communication permet de lui témoigner amour et respect.
Appuyez-vous sur votre relation
1. Intéressez-vous à ce qui est important pour votre enfant, afin de lui montrer votre attachement.
2. Parlez de vous, trouvez des moyens de créer des liens et repérez des centres d’intérêt communs.
3. Demandez à votre enfant son avis et son point de vue afin de comprendre ce qu’il ressent.
4. Appuyez-vous sur la communication que vous entreteniez avec votre enfant lorsqu’il était plus jeune. Communiquer est important de la naissance à l’âge adulte. Si vous et votre enfant communiquez de manière saine, que vous exprimez vos émotions et vos réflexions, la probabilité que cela se poursuive à l’adolescence est plus grande. ’adolescence est plus grande.
Pratiquez l’écoute active
Lorsque vous interagissez avec votre enfant, il est important de pratiquer l’écoute active. Ce mode d’écoute suppose de s’impliquer, de faire preuve de bienveillance, de neutralité et d’empathie, même (et surtout) lorsque l’on est en désaccord avec l’autre. Bien que certaines des croyances ou opinions de votre enfant puissent être différentes des vôtres, vous devez respecter son point de vue et lui accorder de la valeur. Cela l’aidera à respecter à son tour vos idées et vos opinions. Lorsqu’on les écoute de manière active, les enfants se sentent entendus, compris, moins seuls et plus calmes. Si on ne les écoute pas véritablement, ils risquent au contraire d’avoir l’impression que nous balayons leurs inquiétudes et que nous nions leurs émotions. Ils peuvent alors être sur la défensive, se sentir frustrés, seuls ou blessés.
Si on ne les écoute pas véritablement, ils risquent d’avoir l’impression que nous balayons leurs inquiétudes et que nous nions leurs émotions.
5. Adoptez le langage corporel de l’attention. Regarder la personne dans les yeux, acquiescer de la tête, jeter un regard plein de sollicitude ou adresser un sourire encourageant sont autant de petits gestes qui permettent à l’autre de savoir que vous lui accordez de l’attention. Utilisez un langage corporel et des signes naturels montrant à votre enfant que vous êtes disponible, que vous vous intéressez à ses propos et que vous y accordez une véritable importance. Sans même parler, vous pouvez indiquer que vous l’écoutez et que ce qu’il dit est important pour vous.
6. Posez des questions ouvertes permettant de mieux comprendre comment se sent votre enfant. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à ces questions, elles fournissent simplement un éclairage sur ce que pense votre adolescente ou votre adolescent. Vous pourriez par exemple poser les questions suivantes : « Peux-tu expliquer ce que signifie... ? », « Selon toi, pourquoi cette situation a-t-elle provoqué de la colère chez toi ? » ou « D’après toi, qu’aurais-tu ressenti si... ? ». Utilisez les expressions qui vous viennent naturellement, à vous et à votre enfant, de manière à faire preuve d’empathie.
7. Renvoyez en écho ce que dit votre enfant en reformulant et en paraphrasant ses propos. Pour cela, vous pouvez par exemple dire « Ce que j’entends quand tu dis ça, c’est... » ou « J’ai l’impression que tu te sens... Est-ce que je me trompe ? ».
8. Formulez des affirmations et des retours positifs. Des encouragements immédiats et explicites peuvent contribuer au renforcement de l’estime de soi et de l’assurance des adolescents, et les inciter à reproduire les mêmes comportements. Par exemple, si votre enfant vous dit avoir ressenti beaucoup de stress, vous pouvez répondre ainsi : « Merci pour ton courage et merci de m’avoir fait part de ce que tu ressens en ce moment » ou « Il peut être difficile de dire à quelqu’un qu’on est stressé·e. Ça me fait vraiment plaisir que tu m’en parles. »
9. Reconnaissez la légitimité de ce qu’exprime votre enfant. Cela peut aider les adolescents à accepter leurs émotions et à se sentir en sécurité pour s’exprimer. Vous pouvez par exemple dire : « Ta colère est compréhensible, je ressentirais la même chose si j’étais à ta place », « Merci de m’avoir parlé de ça. Quand on est triste, on a parfois du mal à en parler aux autres », ou « Je regrette d’apprendre que tu ressens du stress. J’en ressentirais également si j’étais à ta place. Voyons ensemble si on peut faire quelque chose. »
10. Il n’est pas toujours simple pour les adolescents de parler de ce qui les inquiète, et parfois, vous ne savez pas quoi dire. C’est très bien d’expliquer à votre enfant que vous êtes là, que vous êtes disponible pour échanger et écouter à tout moment. N’insistez pas pour avoir une conversation si votre enfant n’est pas en mesure de décrire ce qu’il lui arrive.
11. Communiquer, ce n’est pas seulement parler de ses difficultés ou de ses émotions négatives. Il est important de partager des moments drôles, de raconter ce qui s’est bien passé dans la journée, de trouver des occasions de rire ensemble et de montrer son affection d’une manière qui convient à votre enfant. S’amuser ensemble et rire de bon cœur sont de formidables moyens de se sentir bien et de renforcer vos liens !
Cet article a été rédigé à partir du contenu du document intitulé Teacher’s Guide to the Magnificent Mei and Friends Comic Series (en angalis), publié par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé.