Zeinabou Ngaide

Social Policy Specialist - Section Social Policy

UNICEF Mauritania
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UNICEF Mauritanie/RH/2022

Bonjour. Pouvez-vous vous présenter et nous dire depuis combien de temps êtes-vous à l’UNICEF ? 

 

Je m’appelle Zeinabou N’Gaide, je suis spécialiste politiques sociales et je travaille à l’UNICEF depuis bientôt 10 ans.

En quoi consiste votre travail et comment contribuez-vous au bien-être des enfants ?

 

Mon travail globalement consiste à contribuer à créer un environnement favorable pour exercer les droits de l’enfant.

Je travaille sur plusieurs volets que sont la protection sociale, la pauvreté multidimensionnelle et les finances publiques sensibles aux enfants. En termes de protection sociale, je contribue à appuyer le Gouvernement mauritanien à mettre en place, renforcer ou encore étendre son système national de protection sociale, en faveur des populations les plus vulnérables et plus particulièrement les femmes et les enfants.

Cela passe aussi par fournir un appui technique et financier pour la mise en œuvre de programmes de transferts monétaires ainsi que la mise en œuvre d’activités de services complémentaires pour garantir l’impact et la durabilité des programmes de transferts monétaires ainsi que promouvoir l’accès des populations les plus vulnérables aux services sociaux de base, notamment en créant des liens entre les programmes de transferts monétaires et ces structures de base. Là où ces structures n’existent pas, j’appuie la mise en œuvre de paquets d’activités complémentaires dans les domaines de la nutrition, de la santé, de l’éducation, de la protection de l’enfance, de l’eau et de l’assainissement.

Je m’attèle aussi à contribuer au renforcement des capacités des acteurs de la protection sociale en Mauritanie, ainsi qu’à l’appui institutionnel de l’agenda de la protection sociale, à travers un meilleur suivi de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Protection Sociale et la recherche de financements pour la mise en œuvre de nouvelles initiatives de protection sociale, notamment sensibles à l’enfance.

Par ailleurs, à travers le dialogue politique, je contribue à influencer les politiques et stratégies nationales à être plus sensibles à la question de l’enfance, à générer des évidences et des données sur la situation des enfants de Mauritanie, pour appuyer le plaidoyer pour la prise en compte de leurs droits, ainsi qu’une meilleure allocation du budget de l’Etat à être investit dans les secteurs sociaux de base, pour leur bien-être et de façon plus générale pour le bien-être des populations les plus vulnérables.

Vous avez occupé le poste de chef de section par intérim, un poste initialement prévu pour le personnel international. Quels défis avez-vous dû affronter et comment les avez-vous surmontés ?

J’ai effectivement eu l’opportunité de gérer la composante politiques sociales, pendant quelques années, en l’absence d’un(e) chef de section. Les défis étaient grands effectivement, entre autres, la charge de travail, des chantiers nouveaux qui allaient au-delà des tâches qui m’incombaient et pas mal de pressions. Mais il fallait être à la hauteur pour l’atteinte des résultats et donc persévérer pour aller au-delà des limites que je me fixais jusque-là. Ce ne fut que bénéfique, car cela m’a rendu encore plus autonome et ambitieuse dans mon travail et a renforcé mon sens du leadership et de la prise de décisions.

 

Quelle est votre expérience la plus positive depuis que vous êtes à l’UNICEF ?

Il y en a eu plusieurs, mais je retiens surtout les missions sur le terrain, qui sont des expériences très positives en tant que staff et qui nous permettent à chaque fois de nous rappeler pourquoi nous venons tous les jours travailler et nous rappeler que les opportunités de faire la différence pour chaque enfant de Mauritanie sont nombreuses. Lorsque je repense à tous ces visages pleins d’espoirs et de potentiels rencontrés sur le terrain, à Boubacar Ben Amer dans le Tagant par exemple, à Ould M’Bonny dans le Guidimakha ou encore à Bassiknou dans le Hodh El Chargui, c’est une vraie prise de conscience sur la part de responsabilité qui nous incombe de contribuer à améliorer la vie de ces populations.

Pour une femme aspirant à travailler dans votre domaine, quelles sont, selon vous, les aptitudes et compétences clés nécessaires pour réussir dans ce rôle ?

Il faut avant tout (que nous soyons femme ou homme d’ailleurs), aimer et croire en ce qu’on fait. Ensuite être persévérante, patiente, déterminée, comprendre les enjeux et aimer relever des défis et surtout prendre beaucoup de hauteur par rapport aux obstacles que nous serons emmenés à rencontrer et aux frustrations quotidiennes auxquelles nous pouvons faire face.

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent rejoindre l'UNICEF et jouer un rôle en faveur des enfants ?

Je les encourage vivement. C’est une expérience à vivre, qui en plus de leur donner l’opportunité de faire une vraie différence pour les enfants de Mauritanie, leur permettra de découvrir quasiment les quatre coins de ce vaste pays qu’est la Mauritanie. Il faudra qu’elles osent aller au-delà de ce qu’elles pensent pouvoir accomplir et elles seront surprises de voir combien elles peuvent faire plus ! Qu’elles aient confiance en elles et qu’elles soient déterminées. Enfin, il demeure très important qu’elles puissent trouver un équilibre juste entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle/ familiale, qui sera la base même de la réussite de leurs carrières.

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