Même pas mal, le vaccin !

Les vaccins sauvent des vies. La petite piqure du vaccin protège contre de nombreuses maladies qui peuvent faire vraiment mal, ou pire.

Sitraka ANDRINIVO
Celin, jeune garçon de 10 ans vérifie la marque de piqure sur son bras après s’être fait vacciner
UNICEF/UN0297031/Andrinivo

19 avril 2019

Pour certains enfants, l’image du vaccin est souvent associée à la seringue qui pique. Mais comme Celin, les plus courageux savent que le vaccin est plus un bouclier contre les maladies. Parfois, se faire vacciner pique un peu mais c’est toujours bien mieux que de tomber malade de la rougeole, de la polio ou d’autres maladies qu’on peut éviter grâce aux vaccins.

La maman de Celin aussi avait peur de le vacciner lorsqu’il était petit, car la première fois, il avait eu une poussée de fièvre après son premier vaccin. Mais elle a eu le bon réflexe d’en parler à son médecin qui lui a expliqué que chez certaines personnes, une petite fièvre peut parfois apparaitre lorsque le corps « apprend à se défendre » grâce au vaccin. Dans ce cas, le médecin pourra donner les bons conseils pour faire baisser la fièvre. Et depuis que le médecin a rassuré Celin et sa maman, les vaccins ne lui font plus peur, il s’amuse même à chercher la petite trace de piqure mais elle est si petite qu’il a du mal à la voir. « Même pas mal, le vaccin ! » dit-il fièrement à tous ses amis qui le regardaient de loin.

Aujourd’hui, bon nombre de maladies peuvent être évitées grâce aux vaccins. Malheureusement, des millions d’enfants dans le monde continue encore de tomber malade, voire de mourir à cause de ces maladies. C’est pourquoi l’UNICEF continue de déployer tous ses efforts aujourd’hui pour permettre à chaque enfant, vivant jusque dans les zones les plus reculées, de bénéficier des vaccins. A Madagascar, plusieurs campagnes de vaccinations sont par exemple initiées par le gouvernement malgache, avec l'appuie de l'UNICEF et d'autres partenaires, pour permettre à des millions de parents de vacciner leurs enfants gratuitement. Comme lors des Semaines de la Sante de la Mère et de l’enfant (SSME), lors des campagnes de vaccination contre la rougeole, ou lors de celles qui ont permis de libérer Madagascar de la poliomyélite. Mais acheter assez de vaccins pour 8 millions d’enfants, cela a un coût. UNICEF appuie le gouvernement avec plusieurs partenaires afin que le cout ne soit pas un obstacle. C’est le cas, par exemple, avec le soutien du le bureau de la protection civile et l’aide humanitaire (ECHO) qui a permis de fournir le vaccin pour 1,2 millions d’enfants dans la lutte contre la rougeole ou l’appui du Gouvernement Canadien pour les Semaines de la Sante de la Mère et de l’enfant.

Une fois arrivé sur le terrain, ces vaccins sont ensuite acheminés par tous les moyens jusqu’à destination. En voiture, à moto, en pirogue ou à pied. Les agents de santé et les agents communautaires qui travaillent, souvent bénévolement, dans les fokontany se donnent corps et âmes pour conseiller les parents et offrir à chaque enfant sa dose de vaccin. Un engagement hors du commun que l’on comprend rapidement lorsqu’on voit la fierté des enfants exhiber leurs cartes de vaccination.

Des enfants sont fier de leurs cartes de vaccination et les appellent leur "kara-panondro"
UNICEF/UN0296977/Andrinivo

Dans cette école primaire publique de Bealoy, un fokontany à une trentaine de kilomètres de la ville de Mahajanga, les enfants appellent fièrement cette carte de vaccination, leur « kara-panondro » (Carte d’Identité Nationale), pour montrer leur sentiment d’être désormais parmi les grands et de rappeler qu’ils font partie de la communauté.  D’ailleurs, ne dit-on pas que les enfants sont le futur ? Raison de plus pour les protéger.