Le transfert monétaire soutien la résilience des familles face à la sècheresse.
Dans le sud de Madagascar, l’UNICEF a fourni une aide financière indispensable (transfert en espèces adapté aux chocs) à environ 7 000 familles, incluant 21 000 enfants.
Tsimiatoa, 60 ans, vit dans la commune d'Ifotaka, au sud de Madagascar. Pendant l'hiver en juillet 2021, il n’avait plus que du « Bagne » à manger. Le « Bagne » est une sorte de patate douce sauvage, très riche en eau, que les familles cueillent dans la forêt lorsqu’elle manque de nourriture.
Il s’approvisionne en eau dans un puits, à 10 minutes à pied de son domicile.
Tsimiatoa, sa femme, ses enfants et petits-enfants, n'ont pas de maison et dorment à la belle étoile. Tsimiatoa est sans emploi et n’a ni terre pour cultiver, ni animal pour l’élevage.
Tsimiatoa et sa famille bénéficient du transfert en espèces adapté aux chocs mis en œuvre par l’UNICEF et le Fonds d’Interventions pour le Développement, avec le soutien financier du Gouvernement Britannique à travers FCDO et d'autres donateurs comme Norad, SDG Fund et KOICA. L’argent qu’il a reçu a été utilisé en majorité pour rembourser ses dettes contractées pour acheter du riz auparavant.
Chaque ménage touché par la sécheresse, bénéficie d’une somme de 100 000 Ariary (20 euros). Cela permettra de stabiliser leur revenu et de faire face à la crise.
L’argent qu’il a reçu lui a aussi permis d’acheter quelques médicaments au centre de santé de base pour son mal de dos, probablement dû au va et vient auprès du puits et le poids des bidons d’eau.
Volasambizoto a 16 ans. Elle vient d’arrêter temporairement l'école car elle a donné naissance à sa fille Varinanjara.
Avec son nouveau-né, Volasambizoto est prise en charge par sa mère Soagnarahie, 38 ans, qui est à la tête d’une famille de dix enfants.
Heureusement, Soagnarahie peut compter aussi sur transfert en espèces adapté aux chocs. Le programme « Tosike Vonjy Aigne » est mis en œuvre par l'UNICEF et le Fonds d'intervention pour le développement, et a aidé 7,000 familles dont 21,000 enfants depuis son lancement en décembre 2020, grâce au financement de Foreign Commonwealth Development Office (FCDO), Korean International Cooperation Agency (KOICA), Norad et SDG Fund.
Miza Augustine, 50 ans, est l'un des agents qui met en œuvre le programme de transfert monétaire sur le terrain. « Sans le transfert monétaire, beaucoup de gens de la communauté ne survivraient pas », témoigne-t-elle.
Grâce au transfert monétaire, Soagnarahie, est heureuse d’avoir pu acheter deux sacs de 50kg de riz pour nourrir toute la famille qui vient de s’agrandir avec sa fille Volasambizoto qui a eu son bébé. « Cette ration de riz nous permettra de tenir quelques semaines et nous espérons toujours que la situation s’améliorera pour nous » confie-t-elle.