Des écoles vertes pour initier les élèves à la protection de leur environnement
Dans cet article, partez à la rencontre d’élèves de différentes régions de Madagascar et découvrez ce qui les motive à s’engager dans la plantation d’arbres.
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Dans le village de Terabovo, les élèves de l’école primaire publique se préparent à planter de jeunes arbres au cœur de leur établissement. Alors que les premières gouttes de pluie tombent sur cette région habituellement aride, leur enthousiasme est visible sur leurs visages. Hanitriniaina, 12 ans, fait partie des premiers à mettre un plant en terre. « Nous ne savions rien de tout cela avant, mais notre enseignant nous a appris pourquoi il est important de planter des arbres et comment le faire correctement », raconte-t-elle.
« Ces arbres nous apporteront de l’air pur, de la pluie et une meilleure santé. Et puis, c’est toujours plus agréable d’étudier dans une école entourée de verdure », ajoute Hanitriniaina avec un sourire.
Hanitriniaina prend soin de son arbre avec fierté, l’arrosant chaque jour grâce à l’eau fournie par l’UNICEF dans le village, consciente que ce geste simple contribue à la verdure de son école et au bien-être de sa communauté.
Dans cette région de l’île, plusieurs années de sécheresse consécutives ont détruit les récoltes et compromis l’accès à la nourriture. Bien que la situation se soit quelque peu améliorée ces dernières années, une partie de la population lutte encore pour sa survie. Pour sensibiliser les enfants et les jeunes à la préservation de leur environnement et leur inculquer un sens des responsabilités, l’UNICEF et ses partenaires ont lancé le programme « Un élève, un arbre ».
Ce concept, qui encourage chaque élève à planter et à entretenir un arbre, a progressivement évolué pour devenir le programme « École verte ». Ce dernier va au-delà de la simple plantation d’arbres en intégrant des pratiques écologiques au sein des établissements scolaires, telles que la gestion durable de l’eau ou des déchets, l’entretien d’espaces verts et la sensibilisation aux impacts du changement climatique. L'objectif est d'ancrer ces bonnes pratiques dans le quotidien des élèves et de faire des écoles des modèles de résilience environnementale au sein de leurs communautés.
Madagascar et le changement climatique
À plusieurs kilomètres de là, au collège d’Antanimora, dans le nord-ouest de Madagascar, filles et garçons s’activent aussi autour de la serre où de jeunes plants grandissent sous leur attention. Arrosoirs en main, ils prennent soin des graines dans la pépinière. « C’est notre manière d’assurer un avenir plus vert aux générations futures. Et puis, planter des arbres, c’est aussi un moment de plaisir et de partage », explique Sarobidy, 15ans, une élève investie dans cette initiative.
D’après l’Indice des risques climatiques pour les enfants (IRCE) de l’UNICEF, lancé en 2021, Madagascar fait partie des 10 pays où les enfants sont les plus vulnérables aux effets du changement climatique en raison d’un accès limité l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (EAH), de taux de pauvreté élevés, de services sociaux adéquats, principalement en matière de santé et de nutrition, et d’un faible niveau d’éducation.
À travers ces actions, ces élèves deviennent acteurs du changement, conscients que chaque arbre planté est une promesse pour demain.
« L’accès à l’eau nous a permis de planter des arbres fruitiers tout autour de l’établissement », confie Fredine, 14 ans, élève au collège d’Ankaranabo, dans le sud de Madagascar.
L'UNICEF et ses partenaires, à travers son programme de mise en place des écovillages, soutiennent le programme "Ecole verte" à travers le financement de Zonta International, Fondation Findel, Today and Tomorrow Initiative. Ce programme de mise en place des écovillages est aussi financé par les Comités Nationaux pour l'UNICEF de Belgique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni (fondations Moondance et Eleva), de France, d'Andorre et d'Allemagne.