Participation des enfants au sein du Conseil d’administration de l’UNICEF
Renforcer la responsabilité, favoriser la discussion et consolider nos engagements en matière de gouvernance
En faisant participer les enfants aux activités du Conseil d’administration de l’UNICEF, l’organisation traduit son engagement à inclure ces derniers au cœur de son mandat de gouvernance, dans le droit fil de la Convention relative aux droits de l’enfant. L’expression du point de vue des enfants lors des délibérations du Conseil est un gage de reconnaissance des droits détenus par ces derniers, dont celui d’être entendus et de voir leurs opinions dûment prises en compte dans les décisions qui les concernent. La participation des enfants aux sessions du Conseil d’administration contribue par conséquent à garantir que les actions de ce dernier en matière de supervision et de prise de décision – et par extension, celles de l’UNICEF – sont étayées par les expériences vécues par les enfants.
Cette démarche s’inscrit également dans le cadre des méthodes de travail que l’UNICEF emploie au niveau national et qui visent à faire de la participation des enfants et des jeunes une partie intégrante des programmes, des politiques et des actions de plaidoyer. Les voix portées devant le Conseil font ainsi valoir les opinions, les priorités et les besoins des enfants, tout en mettant en lumière les actions qu’ils mènent déjà au sein de leurs communautés pour promouvoir les droits de l’enfant. La mobilisation systématique des enfants permet de ce fait de renforcer la responsabilité, d’améliorer la qualité et la pertinence des délibérations du Conseil et de consolider l’engagement pris par l’UNICEF d’assurer une gouvernance éclairée par l’avis de celles et ceux que l’organisation a vocation à servir.
« J’imagine un monde où aucune fille n’aura à craindre d’aller à l’école et pourra devenir un modèle pour les autres en toute sécurité. Les filles ne sont pas seulement des bénéficiaires, elles jouent un rôle de premier plan dans la consolidation de la paix, font preuve d’innovation et sont des actrices du changement. Nous écouter, c'est transformer nos territoires, nos communautés et le monde entier. »
Maju, originaire de Colombie et membre du Groupe consultatif mondial des filles leaders de l’UNICEF
Lors de la session annuelle de 2026, Maju, originaire de Colombie et membre du Groupe consultatif mondial des filles leaders de l’UNICEF (GCMFL), s’est adressée au Conseil d’administration lors de la discussion relative au Rapport annuel sur la mise en œuvre du Plan d’action de l’UNICEF pour l’égalité des genres, 2022-2025.
Évoquant son enfance dans une communauté rurale touchée par un conflit armé, Maju a parlé des obstacles auxquels de nombreuses filles continuent de se heurter, notamment l’insécurité, le manque d’accès à l’eau potable et aux produits et services essentiels en matière de santé menstruelle, la discrimination et les possibilités limitées de faire entendre leur voix dans les décisions qui influent sur leur vie. Elle a également souligné que, pour de nombreuses adolescentes, prendre la parole au nom de leur communauté pouvait comporter des risques importants.
Mais Maju a également partagé un message d’espoir, expliquant comment le soutien de sa famille, de sa communauté et de l’UNICEF lui avait permis de s’épanouir en tant que leader et de nouer des liens avec des filles du monde entier grâce à son engagement au sein du GCMFL. Elle a appelé l’UNICEF et les États membres à renforcer leurs mécanismes de participation afin qu’ils soient sûrs, inclusifs et pertinents pour les filles, en particulier pour celles qui vivent dans des communautés rurales, autochtones ou touchées par les conflits.
« J’appelle les gouvernements du monde entier, en particulier ceux d’Amérique latine et les futurs gouvernements de mon pays, le Pérou, à soutenir de tels programmes et initiatives sociales afin d’améliorer concrètement la vie des enfants et des familles vivant dans des zones très reculées… Le développement d’un pays ne peut se faire sans le développement des enfants et de l’enfance. »
Merlyn, bénéficiaire du programme Juntos au Pérou
Originaire du Pérou, Merlyn est intervenu devant le Conseil d’administration lors de sa session annuelle de 2026 dans le cadre de la discussion sur l’évaluation de l’impact des transferts en espèces en faveur de la petite enfance réalisés au titre du programme Juntos mis en œuvre dans son pays. S’appuyant sur sa propre expérience d’enfant ayant grandi dans une communauté rurale, le jeune homme a expliqué comment le programme avait influé sur son développement, de la petite enfance à l’adolescence, en permettant à sa famille d’accéder à des services de santé, à l’éducation ainsi qu’à un soutien financier.
Merlyn a décrit comment ces investissements lui ont permis de grandir en bonne santé, de fréquenter un excellent lycée et de poursuivre par la suite des études d’ingénierie, des perspectives qui demeurent hors de portée de nombreux jeunes vivant dans des régions isolées. Selon Merlyn, des programmes tels que Juntos aident les enfants et les jeunes à surmonter les obstacles liés à la pauvreté et à l’isolement géographique, tout en leur ouvrant les portes de l’éducation et en leur offrant de nouvelles perspectives d’avenir.
Il a conclu en rappelant aux États membres que les investissements en faveur de l’enfance, tout comme le fait de permettre à chaque enfant d’atteindre son plein potentiel, constituent des conditions sine qua non du développement de tout pays.
« J’appelle l’UNICEF et ses partenaires à œuvrer davantage en faveur de l’inclusion du handicap, ainsi qu’à accorder une place centrale à l’éducation inclusive, aux soins de santé accessibles, aux campagnes de sensibilisation, au soutien financier et à l’élaboration de politiques inclusives. »
Taqwa, Jeune défenseuse des droits de l’enfant pour l’UNICEF, originaire du Pakistan
Durant la première session ordinaire du Conseil d’administration de l’UNICEF en février 2025, Taqwa, une Jeune défenseuse des droits de l’enfant auprès de l’UNICEF originaire du Pakistan, est intervenue dans le cadre de l’exposé sur les progrès accomplis au regard de la première Politique et stratégie de l’UNICEF pour l’inclusion du handicap 2022-2030, adressant un message fort aux États Membres :
« Je suis ici aujourd’hui pour demander que les choses changent », a-t-elle déclaré. « J’appelle l’UNICEF et ses partenaires à œuvrer davantage en faveur de l’inclusion du handicap, ainsi qu’à accorder une place centrale à l’éducation inclusive, aux soins de santé accessibles, aux campagnes de sensibilisation, au soutien financier et à l’élaboration de politiques inclusives. Donnez-nous la possibilité d’apprendre à l’aide des technologies numériques ; donnez-nous les moyens de devenir autonomes sur le plan financier, et enfin, veillez à ce que les ressources bénéficient à celles et ceux qui en ont le plus besoin. »
« En soutenant les initiatives pour le climat menées par les jeunes et en favorisant la collaboration entre les gouvernements, les organisations et les communautés, nous avons les moyens de concevoir des solutions durables grâce auxquelles chaque enfant pourra non seulement survivre, mais aussi s’épanouir. »
Madina, Jeune défenseuse des droits de l’enfant pour l’UNICEF et Directrice générale de la Madina Climatic Organization en République-Unie de Tanzanie
En septembre 2025, Madina, Jeune défenseuse des droits de l’enfant auprès de l’UNICEF et Directrice générale de la Madina Climatic Organization en République-Unie de Tanzanie, a participé à une session de réflexion spéciale sur l’eau et l’assainissement au cours de laquelle elle a souligné l’importance de fournir des services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène adaptés à la réalité vécue par les enfants, en insistant sur l’intérêt de faire participer les enfants à l’élaboration de solutions durables en la matière. « En soutenant les initiatives pour le climat menées par les jeunes et en favorisant la collaboration entre les gouvernements, les organisations et les communautés, nous avons les moyens de concevoir des solutions durables grâce auxquelles chaque enfant pourra non seulement survivre, mais aussi s’épanouir. Nous ne pouvons pas nous contenter d’imaginer cet avenir : nous devons agir et le construire ensemble.
Lorsque vous investissez en faveur des enfants et des jeunes, vous ne financez pas simplement des programmes : vous nous offrez des possibilités, vous nourrissez notre résilience et vous libérez la force inarrêtable du changement », a conclu Madina.
« Je suis convaincu que si nous continuons à tirer parti de cet espace, de cette dynamique au sein de laquelle nous faisons progresser à la fois les droits de l’enfant et l’action en faveur du climat, alors nous pourrons grandement améliorer la qualité de vie des enfants dans l’environnement qui est le leur. »
Francisco, Jeune défenseur des droits de l’enfant pour l’UNICEF en Amérique latine
En septembre 2024, le Conseil d’administration de l’UNICEF a organisé sa première session de réflexion spéciale sur les changements climatiques et les enfants, offrant à ces derniers une tribune pour exprimer leurs points de vue sur cet enjeu qui remodèle leur vie et leur avenir. À cette occasion, il a été souligné qu’en dépit de l’accélération actuelle des changements climatiques, les besoins particuliers, les priorités et les droits des enfants sont trop souvent absents des politiques, des actions et des investissements en lien avec le climat.
Francisco, Jeune défenseur des droits de l’enfant pour l’UNICEF en Amérique latine, et Adia, militante pour le climat représentant les Caraïbes, ont tous deux fait valoir avec passion l’importance cruciale de placer les enfants au cœur des débats et des initiatives portant sur la crise climatique, ainsi que la nécessité de les inclure, de les soutenir et de renforcer leur capacité d’action.
« Nous sommes ici devant vous aujourd’hui, à l’occasion de cette première session spéciale dans l’histoire du Conseil d’administration de l’UNICEF, pour évoquer la problématique du climat et des enfants. Je suis convaincu que si nous continuons à tirer parti de cet espace, de cette dynamique au sein de laquelle nous faisons progresser à la fois les droits de l’enfant et l’action en faveur du climat, alors nous pourrons grandement améliorer la qualité de vie des enfants dans l’environnement qui est le leur », a déclaré Francisco.