Edmond, éco-garde dans la Sangha
"Pour Edmond, notre forêt est riche en espèces diverses qu'il faut protéger."
Le Parc national de Nouabale Ndoki est une aire protégée de la République du Congo située dans le nord du pays à la frontière avec la République Centrafricaine. Il fait partie du Trinational de la Sangha avec les parcs de Lobéké au Cameroun et le complexe d’aires protégées de Dzanga-Sangha en RCA.
Au poste de contrôle de Matoto Mombako dans la Sangha, nous avons rencontré Edmond 49 ans, éco-garde depuis 23 ans.
Il travaille dans le projet de gestion des écosystèmes périphériques au Parc Nouabale Ndoki.
Les éco-gardes sont des protecteurs de l’environnement, leur mission consiste à préserver la faune et la flore dans ce lieu unique et menace par le braconnage. Parmi leurs protégés, les éléphants, principales cibles pour leur ivoire.
Ces éco-gardes travaillent jour après jour, parfois au péril de leur vie, à la sauvegarde des espèces sauvages les plus menacées.
Au fil des années, Edmond a vu les difficultés liées à la protection de la biodiversité dans le Parc s’intensifier.
"J'ai été formé à Kabo à quelques kilomètres d'ici pour faire ce métier."
Edmond est incollable sur les animaux et la navigation en forêt.
« La formation est assez stricte, en plus d’être très physique, on a aussi une grande partie théorique avec du droit. »
"Notre forêt est riche en espèces diverses qu'il faut protéger."
Le Parc accueille plus de 300 espèces d’oiseaux différentes. Certaines de ces espèces importantes sont les aigles, les faucons, les hiboux, les vautours charognards et les échassiers. Il y a aussi le rare éléphant de forêt d’Afrique, le buffle de forêt, le léopard, le bongo et le céphalophe bleu, les crocodiles également.
Au poste de contrôle d'Edmond, il lui est arrivé à plusieurs reprises de faire des saisies. Bien que la forêt soit aussi une source de nourriture pour les habitants, ils doivent néanmoins se montrer raisonnables dans leur consommation.
« Nous savons que la forêt permet à de nombreuses personnes de se nourrir mais nous essayons de leur faire comprendre que nous devons malgré tout préserver cette biodiversité. »
« C’est la saison de la chasse en ce moment, depuis le 1er mai et ce jusqu’au 31 octobre, pendant cette période, nous redoublons donc de vigilance. »
« Être écogarde est un métier noble, qu’il faut exercer par amour parce que nous devons protéger cet écosystème naturel qui nous apporte tout ce dont nous avons besoin pour survivre. »