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À Bene, chaque kit scolaire est une chance de plus pour un enfant d’aller à l’école

Pour Mme Atongui Célestine, directrice de l’école de Mouzita de Bene à Gamboma, les kits scolaires financés par le programme McGovern-Dole constituent un levier essentiel pour l’éducation des enfants autochtones.

Andréa MOY
Mme ATONGUI, Directrice de l'école Mouzita de Bene
UNICEF/2026/Moy
24 septembre 2026

Une vie consacrée à l’éducation

Depuis deux ans, Madame Atongui Moroninga Célestine dirige l’école de Mouzita, située à Bene, dans le district de Gamboma. Enseignante depuis 23 ans, elle connaît les défis auxquels sont confrontées les écoles rurales et les communautés les plus vulnérables. Dans cette localité où vivent de nombreuses familles autochtones, l’accès à l’éducation reste souvent freiné par la pauvreté et le manque de moyens. Pour cette cheffe d’établissement expérimentée, la remise officielle de kits scolaires organisée avec l’appui de l’UNICEF représente une réponse concrète à une préoccupation quotidienne : permettre à davantage d’enfants de prendre le chemin de l’école.

Chaque rentrée scolaire apporte son lot d’incertitudes. Selon Madame Atongui, de nombreux enfants autochtones ne rejoignent pas immédiatement les salles de classe faute de fournitures scolaires.

« Dès la rentrée, vous ne voyez presque pas d’enfants parce que les parents n’ont pas la possibilité de préparer la rentrée scolaire », explique-t-elle.

Dans un contexte où les familles disposent de ressources limitées, acheter des cahiers, des stylos ou d’autres fournitures constitue souvent une charge difficile à assumer. Cette situation se répercute directement sur la fréquentation scolaire.

La directrice est donc convaincue que la distribution des kits scolaires contribuera à encourager davantage d’enfants à s’inscrire et à rester à l’école. « Les enfants vont venir parce qu’ils sauront qu’il y a une aide pour les accompagner », dit-elle avec espoir.

Des élèves de l'école Mouzita de Bene ayant reçu leur kit scolaire
UNICEF/2026/Moy

« Les enfants vont venir parce qu’ils sauront qu’il y a une aide pour les accompagner »

Madame ATONGUI

À Gamboma, les efforts conjoints du Gouvernement de la République du Congo, de l’UNICEF, du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), du Gouvernement des États-Unis et d’autres partenaires se traduisent concrètement par la construction de nouvelles salles de classe préprimaires et la mise à disposition de kits scolaires destinés aux enfants les plus vulnérables. Ces investissements contribuent à lever les obstacles qui freinent encore l’accès et le maintien des enfants à l’école. Pour Madame Atongui, ce soutien arrive à un moment opportun. Les kits scolaires permettront d’alléger le fardeau des familles tout en créant un environnement plus favorable à l’apprentissage. Elle estime également que cette initiative peut avoir un effet positif sur les inscriptions scolaires en rassurant les parents qui peinent à réunir les fournitures nécessaires pour leurs enfants.

« Quand les élèves ont des kits, ils viennent à l’école. Les parents savent que leurs enfants pourront étudier même s’ils n’ont pas les moyens de préparer la rentrée », souligne-t-elle.

Pour la directrice, les kits scolaires sont un outil précieux qui facilitera le travail des enseignants tout en stimulant la fréquentation scolaire. « C’est utile parce que je vais aussi avoir l’effectif », affirme-t-elle.

Mais au-delà des fournitures scolaires, Madame Atongui attire l’attention sur d’autres défis qui persistent. L’école manque d’infrastructures pour loger les enseignants, ce qui complique leur présence régulière sur le site. Elle doit elle-même parcourir une longue distance chaque jour pour rejoindre son établissement.

Madame ATONGUI et le chef du quartier de Bene le jour de la remise des kits scolaires
UNICEF/2026/Moy

L’école a également subi des vols qui ont privé les élèves de livres et de matériels pédagogiques essentiels. « Il n’y a plus de livres de lecture à cause des vols », regrette-t-elle.

Malgré ces difficultés, Madame Atongui reste engagée auprès des enfants de Béné. Elle voit dans les investissements réalisés aujourd’hui une opportunité de renforcer progressivement les conditions d’apprentissage et de donner à chaque enfant les mêmes chances de réussir.

Après plus de deux décennies consacrées à l’enseignement, Madame Atongui sait que l’éducation peut transformer des vies. Pour elle, les kits scolaires distribués à Gamboma sont bien plus qu'un ensemble de fournitures, ils représentent une motivation pour les enfants, un soulagement pour les parents et un encouragement pour les enseignants.

« Cette aide est très belle », résume-t-elle simplement.

À travers son témoignage, la directrice rappelle qu’en soutenant les écoles des communautés les plus éloignées et les plus vulnérables, il est possible de lever certains des obstacles qui empêchent encore trop d’enfants d’accéder à leur droit fondamental à l’éducation.