Noubjinar, un espoir pour les enfants !
Grâce au soutien financier du gouvernement suisse, l’UNICEF contribue à améliorer la santé des enfants et des femmes à Tiné, dans l’est du Tchad.
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La salle d'attente du centre de santé de Tiné est remplie de patients. Sur les visages - principalement d’enfants et de femmes - la détresse est palpable. Des enfants sont en pleurs et les parents sont anxieux. Pour les agents du centre de santé, cette ambiance est devenue une routine quotidienne. Situé dans la province du Wadi Fira, non loin de la frontière soudanaise, le centre de santé de Tiné constitue un point sanitaire crucial, accueillant à la fois les communautés tchadiennes et plus de 16 000 réfugiés fuyant les conflits au Soudan.
Noubjinar Nangar, 37 ans, est agent de santé communautaire à Tiné. Elle fait partie d'une équipe de dix agents formés par l'UNICEF pour répondre aux défis urgents de la localité. Leur mission, lutter contre la malnutrition aiguë sévère chez les enfants, les maladies infantiles, les infections néonatales et les violences basées sur le genre.
Avant sa formation, Noubjinar se sentait impuissante face à la gravité de certains cas qu’elle rencontrait.
« C’était insupportable de voir tant d’enfants souffrants, et révoltant ne pas pouvoir leur apporter des soins adéquats », confie-t-elle.
Désormais, grâce à ses nouvelles compétences, Noubjinar contribue activement à inverser la tendance : elle soigne les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère, les femmes enceintes souffrant de complications et les enfants atteints de paludisme grave.
Ces formations ont renforcé non seulement les capacités professionnelles de Noubjinar, mais aussi sa confiance personnelle.
« Je me sens plus sûre de moi dans mon travail »,
dit-elle fièrement. Chaque soin qu’elle prodigue offre aux enfants une chance de survivre, là où les défis sont immenses.
Issaka Hassan Abdallah, le responsable du centre de santé, se réjouit des progrès réalisés.
« Les nouvelles compétences de Noubjinar et de ses collègues ont véritablement transformé notre capacité de réponse »,
explique-t-il. Il insiste toutefois sur l’importance de renforcer ces avancées à travers des formations continues, et la mise en place d’une unité nutritionnelle thérapeutique pour traiter les cas de malnutrition les plus graves.
Les efforts de Noubjinar et de son équipe incarnent l’espoir dans une région confrontée à d’énormes défis sanitaires. Leur travail illustre l’importance cruciale du renforcement des compétences des agents de santé, en particulier dans les zones les plus reculées.
Grâce au financement du gouvernement Suisse et en partenariat avec l’ONG World Vision International, l’UNICEF a formé dix agents dans les centres de santé de Tiné et de Baména situés dans les provinces du Wadi Fira et du Sila, contribuant ainsi à améliorer la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et à répondre aux besoins sanitaires urgents des populations.