Au Burundi, dans la lutte contre le COVID-19, personne n’est laissé de côté

L’UNICEF sur financement du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations des Etats-Unis, a contribué à la prévention et à la réponse à la pandémie de COVID-19 en mettant en place des installations de lavage des mains dans les camps de réfugiés

Fatoumata Tandiang
Rampe d'eau Centre de transit de Makombe
UNICEF-Burundi/F.Tandiang
15 février 2022

En collaboration avec le HCR qui gère la réponse humanitaire dans les camps de réfugiés, des réservoirs d'eau, points d'eau et des stations de lavage des mains, ont été construits et réhabilités dans 5 camps de réfugiés (Kinana à Muyinga, Musasa à Ngozi, Kavumu à Cankuzo, Bwagiriza, et Nyankanda à Ruyigi).

L'objectif global de ce projet était de rompre la chaîne de contamination du COVID-19 par la réhabilitation et/ou la construction de réservoirs d'eau potable et de points de lavage des mains dans les camps de réfugiés. En raison du grand nombre de familles déplacées qui résident actuellement dans les camps, il était urgent de leur fournir de l'eau potable pour assurer l'hygiène, l'assainissement et la prévention du COVID-19.

Centre de transit de Makombe
UNICEF-Burundi/F.Tandiang

A Rumonge, le Centre de transit de Makombe est fonctionnel depuis le 4 janvier 2021. Actuellement 212 personnes, 55 ménages, principalement des demandeurs d’asile vivent dans le centre. L'UNICEF est également intervenu sur ce site qui a été divisé en deux. Une partie servant de transit pour les demandeurs d'asile et l'autre pour les personnes déplacées à l'intérieur du pays, victimes des inondations causées par la montée du lac Tanganyika.

D’une capacité permettant d’accueillir jusqu’à 500 personnes, l’UNICEF avec les financements du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations du Gouvernement des Etats-Unis, a doté le centre d’un réservoir d’eau de 20 m³, de 2 bacs à laver et de 2 rampes d’eau.

Grâce à l'intervention de l'UNICEF, les deux parties du site de Makombe sont maintenant approvisionnées en eau potable.

 

 

 

Centre de transit de Makombe
UNICEF-Burundi/F.Tandiang

Safi Daphose, 53 ans, vient de Shabunda en RDC. Elle vit dans le centre depuis un mois et demi. Elle a quitté la RDC à cause de la guerre. Elle est mariée vit dans le centre avec ses 9 enfants. La rampe d’eau lui est très utile, car elle vient très souvent faire son linge ici, et en profite pour se ravitailler en eau pour la consommation, mais également pour faire la cuisine et avoir de l’hygiène dans les toilettes.

En plus du centre de transit, une rampe d’eau a été mis en place dans le village voisin au centre, afin de permettre aux populations environnantes d’avoir également accès à de l’eau potable.

Faustine Irankunda, 26 ans, gérante d’un restaurant, -colline de Makombe, sous colline de Mutambara
UNICEF-Burundi/F.Tandiang Faustine Irankunda, 26 ans, gérante d’un restaurant, -colline de Makombe, sous colline de Mutambara

Faustine Irankunda, 26 ans, gérante d’un restaurant. Elle habite la colline de Makombe, sous colline de Mutambara.

Faustine Irankunda, 26 ans, mariée, mère de deux enfants, est gérante d’un restaurant. Elle vit dans la colline de Makombe, sous colline de Mutambara. Avant elle parcourait 45 km à vélo pour puiser de l’eau dans une rivière et ce n’était pas de l’eau potable. Car Mutambara est quand même resté 12 ans sans eau potable !

« Je viens à la rampe d’eau autant de fois que de besoin. L’eau y est toujours disponible et c’est gratuit. J’utilise l’eau pour boire, nettoyer mon restaurant, et nettoyer les toilettes ».

Depuis qu’elle a la rampe d’eau, elle a mis un dispositif de lavage de mains avec de l’eau et du savon pour tous les clients qui entrent dans son restaurant. L’eau lui sert également pour tout ce qui est hygiène au sein du restaurant pour laver ses ustensiles de cuisine entre autres.

Ces activités ont permis de fournir un accès à de l’eau potable à 55 101 réfugiés dans les 5 camps de réfugiés et aux populations environnantes pour leurs besoins domestiques et pour le lavage fréquent des mains afin de briser la chaîne de contamination par le COVID-19.