Cantines scolaires : deux écoles en phase d’expérimentation des cantines endogènes
Deux écoles de la commune du Zorgho ont été choisies pour expérimenter un modèle de paquet intégré de service.
Zorgho est situé dans la province du Ganzourgou de la région du Plateau-Central au Burkina Faso. Cette commune a été choisie pour expérimenter une approche qui doit permettre d’« offrir à chaque enfant en âge scolaire un repas équilibré par jour ». C’est pour soutenir cette initiative présidentielle que l’UNICEF, le Programme Alimentaire Mondiale(PAM), la FAO et le PNUD ont travaillé de concert pour mettre en place le programme intégré d’appui à l’alimentation scolaire financé par un fonds communs mis en place par les Nations Unies pour soutenir les objectifs de développement durable. Ce projet vise l'amélioration durable de la scolarisation et de l'alimentation d'environ 700 élèves, dont 350 filles, des écoles de Nabitenga et de Boughlem.
Rasmané Kaboré est le directeur de l’école de Nabitenga, une des deux écoles choisies pour cette phase pilote. Il s’émerveille du travail abattu dans son école: « Notre école a bénéficié de plusieurs appuis. D’abord nous avons la réalisation des infrastructures soit un réfectoire, une cuisine et un magasin réalisé par le PAM. Nous avons reçu un jardin d’au moins un hectare et rien que la semaine passée, nous avons reçu une entreprise envoyée par l’UNICEF pour réaliser des latrines : deux blocs pour les filles, adaptés à la gestion des menstrues, un bloc pour les garçons et un bloc de deux latrines pour les enseignants ».
Le programme d’appui intégré à l’alimentation scolaire s'inscrit dans le cadre de l'institutionnalisation du programme alimentaire national articulé avec les secteurs de la production, de la commercialisation et de l'approvisionnement en mettant l'accent sur les menus locaux. Des élèves bien nourris sont prédisposés à participer activement au processus d'apprentissage. Ainsi, si les élèves ont des repas fournis régulièrement, alors ils seront motivés à être plus présents à l'école, surtout les jeunes filles. De plus, s'il y a une possibilité pour les élèves d'apporter des repas à la maison, alors les parents seront plus incités à envoyer leurs enfants à l'école ; cela se traduira par une amélioration de la fréquentation scolaire, une augmentation de la demande de scolarisation et de meilleurs résultats scolaires.
« Avant la mise en œuvre de la cantine scolaire, on avait déjà la cantine étatique. L’Etat dotait les écoles en vivres, une quantité qui était insuffisante pour les écoles ; donc la cantine endogène et l’Etat collectait des vivres auprès des parents. Un plat de haricot et un plat de mil. Cela nous permet de tenir un bout de temps, soit 7 mois sur l’année. Il y a des élèves qui viennent de près de 5km ; s’il leur faut repartir à midi à la maison manger et revenir, cela n’est pas évident ; certains élèves risquent de rester à la maison. C’est donc un ouf de soulagement pour nous que notre cantine puisse tenir et améliorer nos activités d’apprentissage en classe et soulager nos élèves et nos parents », raconte Ami Sankara, responsable des cantines.
Pour appuyer les cantines endogènes, le principe du champ scolaire a été expérimenté. Chaque école a trouvé une terre cultivable, où les élèves, parents, communautés sont mobilisés pour travailler pendant la saison pluvieuse pour produire des céréales.
Dans le domaine de la santé au niveau de la province du Ganzourgou, il existe déjà la supplémentation des élèves en fer et en acide folique. Ce projet qui entre dans la même ligne que le programme intégré d’appui à l’alimentation scolaire, existe depuis 3 ans. Les adolescents qui ont entre 10 à 19 ans sont régulièrement déparasités et une supplémentation en fer est donnée aux filles. Ainsi, grâce à un financement additionnel de l’UNICEF, 15.000 filles ont bénéficié de la supplémentation et 30.000 garçons et filles ont bénéficié de produits déparasitant.
Dans le domaine du WASH, plusieurs partenaires sont intervenus pour ainsi mettre fin à la défécation à l’air libre dans plusieurs villages du Ganzourgou ainsi que dans les deux écoles de Bougloum et Nabitenga choisies dans le cadre du programme intégré d’appui à l’alimentation scolaire. Rappelons que le projet conjoint met un accent particulier sur les aspects transversaux, tels que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, l’inclusion et la promotion des droits humains. Au total 665 élèves dont 324 filles ont bénéficié de repas sains et nutritifs par jour et selon les standards du PAM dans le pays. Sept blocs de latrines ont été réhabilités et une cabine GHM construite à Bouglem. Deux (02) blocs de latrines sont construits à Nabitenga. Les activités de supplémentation et de déparasitage sont totalement réalisées ainsi que celles en rapport avec la promotion des écoles de qualité amies des enfants sensibles à la santé et l’alimentation scolaire.
Rappelons que le projet conjoint met un accent particulier sur les aspects transversaux, tels que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, l’inclusion et la promotion des droits humains. Au total 665 élèves dont 324 filles ont bénéficié de repas sains et nutritifs par jour et selon les standards du PAM dans le pays. 07 blocs de latrine ont été réhabilités et une cabine GHM construite à Bouglem. Deux (02) blocs de latrine sont construits à Nabitenga. Les activités de supplémentation et de déparasitage sont totalement réalisées ainsi que celles en rapport avec la promotion des écoles de qualité amies des enfants sensibles à la santé et l’alimentation scolaire. Sur ce point, grâce à un financement additionnel de l’UNICEF, 15.000 filles ont bénéficié de la supplémentation et 30 000 garçons et filles ont bénéficié de produits déparasitant.
Afin de réduire la consommation en bois de chauffe, le PNUD a mis à la disposition des deux écoles des cuiseurs solaires, ce qui permet de réduire de moitié leur besoin énergétique avec de l’énergie propre.