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Les chefs traditionnels et coutumiers du Burkina Faso renouvellent leur engagement pour la réalisation des droits de l’enfant

Après trois jours d’échanges et de partage d’expérience, 29 chefs traditionnels et coutumiers issus de neuf régions du Burkina Faso ont renouvelé leur engagement à œuvrer pour la promotion et la réalisation des droits de l’enfant.

22 septembre 2022
Les chefs traditionnels s'engagent pour le droit des enfants
UNICEF/2022/RolandZongo

OUAGADOUGOU, le 22 septembre 2022– L’UNICEF, en collaboration avec l’association Rayimi Issouka, a mobilisé à Koudougou durant trois jours 29 chefs traditionnels du Burkina Faso venus de neuf régions du pays (Centre-Ouest, du Centre-Est, Centre-Nord, de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, des Cascades, du Nord et du Sahel) afin de les impliquer comme champions des droits de l’enfant dans leurs communautés. 

Cette rencontre a pour but de faire un suivi des engagements pris par les chefs traditionnels en 2019 au cours d’un atelier national et de redynamiser le partenariat noué pour leur permettre de prendre des actions concrètes dans leurs communautés tout en incluant les jeunes.

En 2019, l’UNICEF avait réuni une centaine de chefs traditionnels et coutumiers afin de les informer et les mobiliser dans la lutte contre la malnutrition des enfants, le mariage des enfants et pour l’abandon de la défécation à l’air libre. Ils s’étaient alors engagés à être les premiers défenseurs des droits de l’enfant dans leurs communautés.

« Il n’y a pas de changement, sans prise de conscience. Nous savons que vous croyez aux efforts qui visent à renforcer la résilience des communautés dans le contexte actuel. C’est pourquoi nous voulons profiter de cette occasion pour souligner la nécessité de renforcer le rôle central des chefs traditionnels et coutumiers dans la transformation des communautés. Vous contribuez au changement des sociétés et votre voix est cruciale et essentielle, dans l’adoption des pratiques sociales qui s’inscrivent dans une dynamique de recherche des solutions durables pour la protection de l’enfant », a déclaré James Mugaju, Représentant adjoint de l’UNICEF à l’ouverture des travaux.

« Vous avez l’autorité, le savoir et la confiance de vos populations et de vos pairs pour impacter favorablement vos communautés, pour la réalisation des droits de l’enfant et l’instauration d’un environnement sûr à leur épanouissement », a-t-il ajouté.

Au Burkina Faso, les violations des droits des enfants sont toujours croissantes.  

  • En 2021, les Nations Unies ont vérifié 653 violations graves[1] contre 509 enfants[2]
  • Un enfant sur quatre est victime d’au moins une forme de violence, physique ou psychologique.
  • Une fille sur deux est mariée avant l'âge de 18 ans.
  • Plus d’une fille de 0 à 14 ans sur 10 est excisée.
  • On estime que plus de 9.300 enfants sont en situation de rue.
  • A peine un enfant sur deux (56,5%) est enregistré à l’état civil entre 0 et 11 mois.

« Les chefs sont venus parce qu’ils croient au développement du Burkina Faso. En dépit des difficultés, ils ont accepté de répondre à notre appel. Ils sont les porte-paroles, ils reçoivent les échos de toute cette population en difficulté. », a souligné Modeste Yameogo, président de l’association Rayimi Issouka, partenaire de l’UNICEF.

Pour Boubacar Mouhoun Traoré, Gouverneur de la Région du Centre-Ouest, « les chefs traditionnels et coutumiers, sont des acteurs majeurs dans le développement de notre pays. Je suis convaincu que ces discussions peuvent aider à booster le rendement de vos actions sur le terrain, et profiter pour régler les maux qui minent notre société en général et l’enfant en particulier. ».

Au l’issue des trois jours d’échanges, les chefs traditionnels et coutumiers ont pris l’engagement solennel de mener des actions concrètes et de masse afin de « mobiliser et engager les populations pour le respect et l’application des droits de l’enfant en incluant les jeunes dans l’action publique afin de créer un environnement protecteur et renforcer la cohésion sociale au sein de la communauté ».


[1] Le Conseil de sécurité des Nations Unies a identifié et fermement condamné six violations graves commises à l’encontre des enfants en situation de conflit armé : 1.Le recrutement et l’utilisation d’enfants 2. Les meurtres et mutilations d’enfants 3. Les viols et autres violences sexuelles 4. Les enlèvements d’enfants 5.Les attaques contre les écoles et les hôpitaux 6. Le refus d’accès humanitaire aux enfants

[2] Les enfants et les conflits armés, rapport du Secrétaire général, 2022 https://undocs.org/fr/S/2022/493

Contacts presse

Hadrien Bonnaud
Chef de la Communication
UNICEF Burkina Faso
Tél: +22666933132
Adresse électronique: [email protected]

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