Burkina Faso : les enfants plaident pour une éducation de qualité inclusive
150 enfants ont échangé avec le Premier ministre afin d’améliorer la qualité de l’éducation pour tous les enfants du pays.
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OUAGADOUGOU, 21 novembre 2025 – A l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance célébrée le 20 novembre de chaque année, les enfants du Burkina Faso ont demandé aux plus hautes autorités de l’Etat, une éducation de qualité pour tous les enfants.
Les enfants ont porté ce plaidoyer auprès de Son Excellence M le Premier Ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, lors d’un échange organisé ce 21 novembre au cours duquel ils ont appelé à la création d’une composante consacrée aux enfants hors école ajointe à l’Initiative Présidentielle d’Éducation de Qualité (IPEQ) adoptée le 23 juillet 2024.
« Nous demandons qu’il y ait une partie spécialement dédiée aux enfants qui ne vont pas à l’école. Cela aidera tous les enfants vivant avec un handicap, les enfants déplacés, les enfants vulnérables, à avoir les mêmes chances, et à mieux apprendre pour construire un meilleur avenir pour notre pays », a dit Djeneba Ouedraogo, 14 ans, lisant le plaidoyer de ses pairs.
Les enfants ont également plaidé pour des centres de santé à proximité de leur domicile, des cantines scolaires dans toutes les écoles, de l’eau courante pour des toilettes propresà l’école et pour la prévention du travail des enfants dans les sites d’orpaillage, qui constitue un frein leur éducation.
« Tous les enfants ont les mêmes droits. Ce n’est pas parce qu’un enfant présente un handicap qu’il n’a pas les mêmes droits que les enfants qui n’ont pas de handicap. C’est pour répondre à cela qu’il y’a la politique de l’inclusion. L’inclusion scolaire, c’est de tenir compte du handicap de certains enfants pour leur permettre d’avoir accès au savoir au même titre que tous les autres enfants », a déclaré SEM Rimtalba, en réponse à l’une des questions posées par les enfants.
Malgré les efforts déployés ces dernières années, le Burkina Faso compte encore un nombre élevé d’enfants hors école. En 2021, 42 % des enfants du primaire et du post-primaire n’étaient pas scolarisés, contre 51,4 % en 2015. Malgré ce progrès significatif, le Burkina Faso est parmi les pays ayant les taux les plus élevés au monde, loin derrière la moyenne régionale de 31 % et mondiale de 17 % en 2023.
Cette situation compromet les ambitions nationales de développement humain et de croissance durable. Des programmes d’apprentissage accéléré et des passerelles vers le système formel sont mises en place dans les zones à fort taux d’enfants déscolarisés, y compris les zones à défis sécuritaires.
« L’éducation est le moteur du développement. Le plaidoyer que les enfants ont porté aujourd’hui contribuera à amener les décideurs, les partenaires et les donateurs à redoubler d’efforts pour résorber le trop plein d’enfants hors école au Burkina Faso », dit Chantal Umutoni, Représentante de l’UNICEF.
L’IPEQ a sept composantes portant notamment sur la construction et modernisation des infrastructures éducatives, la création d’une université polytechnique, la dynamisation de l’enseignement technique et professionnel, la discipline, la propreté et la mobilisation communautaire dans les établissements.
La création du supplément ad-hoc dédié aux enfants non scolarisés et déscolarisés et qui vise la réintégration éducative et la formation professionnelle, rendra l’éducation plus inclusive, équitable et résiliente au bénéfice de tous les enfants du Burkina Faso.
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