Au Togo, c’est l’école avant tout !
Chaque pas vers l’école rapproche les filles et les garçons d’un avenir meilleur
Au Togo, le Gouvernement fait de l’éducation pour tous, une priorité nationale. Entre 2017 et 2021 le taux brut de scolarisation de l’enseignement préscolaire est passé de 21,3 % à 42,2 % et le taux brut de scolarisation de l’enseignement primaire a augmenté de 90,9 à 119,5% avec une quasi-parité filles-garçons. Malgré ces données positives le Gouvernement et ses partenaires dont KOICA et l’UNICEF poursuivent leurs efforts pour réduire les disparités existantes entre le niveau rural et le niveau urbain.
Le village de Gnabadjoani situé dans la région des Savanes (près de 642 km) au Nord du Togo, reflète les ambitions de la République Togolaise.
On y rencontre la petite Monyabite GBAYAGOU, 11 ans, élève en classe de CM2. Malgré sa timidité, c’est avec beaucoup d’affection qu’elle parle de sa famille : « Mon père est un grand agriculteur. Il cultive la tomate, l’aubergine, le piment, le coton et le maïs. Quand j’ai un peu de temps, je l’aide dans ses travaux champêtres mais mon premier devoir est d’aller à l’école ».
Monyabite va à l’école grâce à ses parents qui ont pris conscience de l’importance de scolariser chaque enfant, fille comme garçon. Chaque matin, avec ses amis, elle parcourt à pied, toute joyeuse, la distance qui sépare sa maison de l’école primaire publique de Gnabadjoani.
La direction régionale de l’éducation et les comités de gestion de l’école s’investissent dans la sensibilisation des parents de la communauté pour que chaque fille et chaque garçon puisse être scolarisé.
« A cause des travaux aux champs, certains parents préfèrent mettre les enfants à l’école en janvier, après la saison des cultures. Nous, nous veillons à ce que les parents scolarisent les enfants dès la rentrée scolaire en septembre. On fait de la sensibilisation à travers des réunions de parents d’élèves ainsi que des émissions radiophoniques» confie Dorcas KAKOMAKATE, assistante technique sur le projet école amie des enfants, amie des filles.
Des formations pour une meilleure qualité de l’enseignement
Malgré sa timidité et son jeune âge, Monyabite sait ce qu’elle veut.« Mon rêve aujourd’hui c’est de devenir médecin et d’aider les personnes car dans mon village, il n’y a pas de centre de soins » confie la petite fille. Avec le soutien de ses parents, Monyabite est sûre d’y arriver.
Si l’accompagnement des familles est une dynamique essentielle pour remettre les enfants sur le chemin de l’école, il doit être jumelé avec une amélioration de la qualité de l’enseignement, et, c’est en ce sens, grâce au Gouvernement Togolais et à ses partenaires dont KOICA et l’UNICEF, les capacités de 594 enseignants ont été renforcées sur les aspects pédagogiques pour une meilleure qualité de l’encadrement des enfants.
« On a suivi plusieurs formations qui, au fur et à mesure, ont enrichi notre savoir-faire » explique Dorcas. Les méthodes d’enseignement ont notamment évolué pour favoriser une approche de pédagogie active au sein de laquelle l’enfant devient acteur de son apprentissage. Elle s’en réjoui car dit-elle, grâce à cette technique, les élèves s’approprient mieux les apprentissages.
Un gouvernement des enfants en marche…
Cette notion peut sembler inouïe au premier abord, mais il s’agit en fait d’une initiative qui prône une gouvernance participative à l’école. L’école a mis en place un petit groupe d’élèves composé d’un Premier Ministre et de six ministres. Fidèle à son projet de devenir médecin, Monyabite y occupe la fonction de ministre de la santé et de l’hygiène. Avec son équipe, elle veille notamment à ce que les enfants de l’école se lavent les mains régulièrement et que les latrines soient propres.
Consciensieuse, Monyabite se concerte souvent avec Idriss TAOUFIK, le Premier Ministre du gouvernement des enfants. Du haut de ses 10 ans, il est élève en classe de CM2. Très volubile, le chef du Gouvernement des enfants entretient son rêve : celui de devenir Premier Ministre du pays un jour, pour aider son pays.
A travers ce gouvernement, les plus jeunes sont responsabilisés, apprennent à échanger et décident ensemble. Ce creuset favorise donc la prise d’initiatives et l’exercice du droit à la participation.