Protection de l'enfant

Chaque enfant a le droit de vivre à l’abri de la violence, de l’exploitation et de la maltraitance

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UNICEF Senegal/2021/Kayouli

Défis

Au Sénégal, la violence contre les enfants est un phénomène très répandu sur lequel on dispose de peu d’informations. Pour beaucoup d'enfants, les endroits où ils devraient se sentir en sécurité – à la maison, à l'école, dans leur communauté – sont les premiers et les plus fréquents sites de violence, d'abus et d'exploitation.

La mendicité des enfants, y compris la traite des enfants, est devenue un problème national. En 2014, environ 30 000 enfants, des garçons pour la plupart, mendiaient quotidiennement dans les rues de Dakar.

Cela prive les enfants de l’éducation ou des soins de santé, restreignant leurs droits fondamentaux et menaçant leur avenir.

Sans preuve légale d'identité, les enfants sont invisibles. Au Sénégal, l'enregistrement des naissances a stagné autour de 70 % depuis 2012. Les enfants peuvent passer à côté de programmes essentiels – comme la protection de l'enfance, les soins de santé et l'éducation – qui contribuent à garantir leurs droits les plus fondamentaux. Les enfants vivant dans les zones urbaines ont un meilleur accès à l'enregistrement des naissances que ceux en zones rurales.

Les pratiques culturelles néfastes représentent un autre risque pour les filles et les garçons du pays. On estime que 14 % des filles de moins de 15 ans ont subi des mutilations génitales féminines (MGF/E) et, en 2016, 31,5 % des femmes de 20 à 24 ans étaient mariées avant l'âge de 18 ans.

En 2016, une revue du programme de pays sous l’angle de la problématique hommes-femmes a montré d’importantes inégalités de genre et des liens entre l’abandon scolaire, les mariages et les grossesses précoces et les autres pratiques préjudiciables qui affectent les filles telles que les MGF/E.

Les adolescents, particulièrement les filles, souffrent du manque d’accès à des possibilités d’éducation aux compétences nécessaires dans la vie courante, aux services de santé reproductive, à des interventions pour mieux gérer leur hygiène menstruelle ou à des informations sur la prévention du VIH.

Des normes sociales préjudiciables et le bas statut social qu’occupent les femmes continuent de favoriser des comportements négatifs envers elles et les enfants, notamment la violence contre les femmes.

Solutions

Peu importe leur vécu ou leur situation, tous les enfants ont le droit d’être à l’abri de la violence, de l’exploitation et de la maltraitance. Les systèmes de protection de l’enfance les aident à accéder aux services sociaux essentiels, dès la naissance.

Au Sénégal, nous travaillons pour protéger les enfants de la violence, de l’exploitation et de la maltraitance. Nous agissons en partenariat avec le gouvernement, les entreprises, les organisations de la société civile et les communautés afin de prévenir la violence envers les enfants, sous toutes ses formes.

Aux côtés des communautés, nous nous efforçons de mettre fin au plus vite aux pratiques néfastes telles que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines.

Avec le Gouvernement et d’autres partenaires, nous renforçons les programmes d’état civil et nous contribuons à améliorer l’accès des enfants à un système de justice adapté à leur âge.

Nous épaulons également le gouvernement instaurant des politiques, des textes législatifs et des cadres réglementaires qui permettent de consolider les effectifs des services sociaux.

Des innovations comme la plate-forme ouverte d’échange d’informations RapidPro permettront de renforcer le suivi, l’établissement de rapports et le plaidoyer.

Dans toutes nos interventions, nous écoutons les jeunes et leur famille pour nous assurer que nos programmes et notre plaidoyer s’articulent toujours autour de leurs besoins.

Nous tissons des alliances à tous les niveaux pour mettre à profit les connaissances, favoriser la sensibilisation et inciter à l’action.