Conférence de presse conjointe pour le Japan Supplementary Budget (JSB) et le JSB TICAD à Madagascar

15 avril 2025
Sébastien tient un clapet SATO Pan dans son atelier.
UNICEF/UNI959388/Bloch

Le 15 avril 2025, à sa résidence, M. ABE Koji, Ambassadeur du Japon, a présidé Conférence de presse conjointe pour le Japan Supplementary Budget (JSB) et le JSB TICAD à Madagascar en présence du représentants du gouvernement malgache, des agences du système des Nations Unies, (PNUD, UNICEF, PAM, OIM, UNFPA, ONUDC, ONUDC) et les sociétés civiles et des communautés bénéficiaires.

Le Japon renforce son engagement en faveur du développement durable à Madagascar : une coopération multilatérale pour un avenir plus résilient, équitable et sécurisé. Les agences des Nations Unies et le gouvernement japonais renforcent leur partenariat stratégique à travers plusieurs projets d’envergure en faveur du développement durable, de la paix, de la sécurité et de la résilience sociale à Madagascar et dans la région africaine. Ces initiatives couvrent des domaines variés allant du processus électoral, à l’assainissement, à la sécurité alimentaire, en passant par la santé reproductive, la gestion des frontières et la lutte contre la criminalité maritime. La contribution totale du Japon à Madagascar sera de 16,53 millions de dollars, soit 77,94 milliards d’ariary.

« Renforcer la participation des femmes et des jeunes et l’inscription des électeurs dans le processus électoral (PNUD) », 1.5 million dollars, soit environ 6.75 milliards d’ariary.

Le PNUD et le gouvernement du Japon financent le projet intitulé « Renforcer la participation des femmes et des jeunes et l'inscription des électeurs dans le processus électoral à Madagascar », qui apporte un soutien supplémentaire aux activités d’assistance électorale. Ce projet prévoit la sensibilisation des électeurs via les mass médias, le renforcement des capacités des femmes leaders et des jeunes, ainsi que le soutien aux capacités techniques de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Le PNUD collabore avec la société japonaise TOPPAN afin de soutenir l’enregistrement biométrique.

« Donner aux communautés de Madagascar les moyens d'un assainissement résilient au changement climatique : atténuer les infections d'origine hydrique et améliorer l'assainissement et l'hygiène grâce à la transformation des déchets plastiques et à la technologie des dalles de latrines à cuvette auto-fermantes (UNICEF) », 1 million dollars, soit environ 4,72 milliards d’ariary.

40 000 personnes dans quatre régions de Madagascar bénéficieront d’un meilleur accès à des produits d’assainissement de base. L’objectif est de réduire les risques de pollution de l’eau potable grâce à la conception de produits d’assainissement innovants et durables, notamment les solutions Lixil SATO, incluant l’utilisation de dalles de latrines à fermeture automatique. À Madagascar, on estime qu’entre 500 000 et 900 000 latrines devraient être construites chaque année pour répondre aux besoins de la population. Ce déficit représente un fort potentiel pour le développement du marché de l’assainissement, avec un revenu estimé à 1,6 milliard de dollars d’ici 2032 pour le secteur privé. Pour répondre à cette demande, les opérateurs privés – en particulier les petites et moyennes entreprises – seront encouragés à investir dans ce secteur,

notamment à travers la mise en place d’un mécanisme de financement innovant basé sur un fonds de roulement pour l’assainissement, afin de faciliter l’accès aux emprunts. Par ailleurs, dans une logique de valorisation des déchets plastiques, une étude de faisabilité sera menée pour explorer de nouvelles techniques de fabrication de dalles de latrines à fermeture automatique, avec un accent mis sur l’intégration de matériaux recyclés et la production locale.

« L'amélioration de la sécurité alimentaire et de la résilience climatique dans El Niño affecte le sud de Madagascar (PAM) », 2.03 million dollars, soit environ 9,5 milliards d’ariary.

Le PAM mettra en œuvre un projet visant à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés touchées par El Niño dans le sud de Madagascar. Ce projet permettra la création de trois pôles solaires, améliorant ainsi la productivité agricole, l'accès à l'eau et les activités génératrices de revenus, en mettant l'accent sur l'autonomisation des femmes. Conformément à l'ODD 2 (Faim Zéro) et à l'ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des Objectifs), le projet adopte une approche associant l'humanitaire et le développement afin de promouvoir des solutions durables. Les interventions clés comprennent l'agriculture intelligente face au climat, les salles de classe numériques et les centres d'apprentissage en nutrition pour favoriser la résilience à long terme. Cette initiative devrait améliorer la sécurité alimentaire, diversifier les moyens de subsistance des petits exploitants agricoles et accroître le pouvoir de décision des femmes.

« Créer des frontières plus intelligentes : améliorer les voies de mobilité régulières et sûres, la connectivité et l’intégration en Afrique grâce à la numérisation(OIM) », 3 millions dollars soit environ 14,17 milliards d’ariary.

L’OIM met en œuvre un projet dans plusieurs pays, à savoir Madagascar, l’Éthiopie, le Rwanda et la Côte d’Ivoire. Ce projet vise à mettre en place des solutions numériques pour améliorer la gestion des frontières, faciliter la circulation des personnes et des biens, et renforcer la coopération entre les parties prenantes dans le domaine des migrations. À Madagascar, le projet se concentrera sur l’amélioration de la gestion des frontières, en particulier au port de Mahajanga et sur la côte nord-ouest. Il inclura la modernisation des infrastructures numériques afin de faciliter le commerce transfrontalier et la mobilité des migrants, ainsi qu’un soutien pour l’intégration de systèmes de surveillance et de gestion des flux de passagers et de marchandises. L’OIM travaillera en collaboration avec la société japonaise NEC.

« Renforcement de la résilience des systèmes de protection sociale et de santé sexuelle et reproductive pour les femmes et filles vulnérables en partenariat avec NEC à Madagascar.(UNFPA) », 2 millions dollars, soit environ 9,44 milliards d’ariary.

Ce projet cible plus de 540 000 personnes dans les régions du Grand Sud et du Sud-Est, gravement touchées par les chocs climatiques et l’insécurité alimentaire. Les interventions clés incluent des services intégrés de santé sexuelle et reproductive, de planification familiale, de violences basées sur le genre, ainsi que de l’aide

en espèces (CVA). Le projet met également en place des systèmes de distribution de fournitures médicales, y compris l’utilisation de drones pour assurer leur disponibilité continue dans les zones reculées. Le projet est mis en œuvre en partenariat avec NEC, une multinationale japonaise spécialisée dans les technologies de l’information, qui fournit un soutien technique pour améliorer la gestion des données des bénéficiaires et l’efficacité des services.

« Amélioration de la durabilité des services de police maritime en Afrique de l'Est grâce à la normalisation et à des compétences avancées pour l'utilisation des technologies.(ONUDC) » , 5 million dollars, soit environ 23,62 milliards d’ariary

« Une stratégie d'État de droit pour faire face aux risques sécuritaires et promouvoir des chaînes d'approvisionnement en minéraux responsables dans la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), en mettant l'accent sur les matériaux essentiels à la transition énergétique verte (ONUDC) », 2 million dollars, soit environ 9,45 milliards d’ariary.

La crise sécuritaire en mer Rouge a détourné de nombreux navires vers les côtes de l’Afrique de l’Est, augmentant les risques de pollution, d’urgences en mer et de criminalité. En réponse, l’ONUDC, avec le soutien du Japon, met en œuvre un projet pour renforcer l'application de la loi en mer, améliorer la coordination, intégrer les femmes, entretenir les moyens navals et utiliser des technologies avancées. L'UNODC travaillera avec les moteurs YAMAHA.

Parallèlement, le Japon soutient aussi des efforts pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques en Afrique australe, essentiels à la transition énergétique verte. La région, riche en ressources, attire l’attention mondiale mais souffre de faiblesses en gouvernance, exposant les chaînes d'approvisionnement à des risques comme la corruption, le blanchiment d'argent et la criminalité organisée, avec des conséquences sur la sécurité, le développement, la santé et l’environnement.

Contacts presse

Lalaina Ralaiarijaona
Communication officer
UNICEF Madagascar
Adresse électronique: [email protected]

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