Protection de l’enfant
Veiller à ce que chaque enfant grandisse en sécurité, soit protégé et s'intègre pleinement
Défi
Les enfants de Djibouti restent concernés par plusieurs enjeux de protection, notamment les mutilations génitales féminines, qui touchent encore 70,7 % des filles et des femmes au niveau national, avec des taux plus élevés dans certaines régions du nord, ainsi que le mariage avant 18 ans, qui concerne 20,6 % des filles à Arta et à Dikhil. Environ 3 enfants sur 10 sont par ailleurs concernés par des situations de violence, et l'enregistrement des naissances reste inégal, avec une couverture de 97 % en zone urbaine contre 79 % en zone rurale. La plupart des services de protection restent concentrés dans la capitale, ce qui limite l'accès dans les zones rurales et frontalières. Enfin, à la croisée des routes migratoires reliant l'Éthiopie, la Somalie et le Yémen, Djibouti a enregistré plus de 446 000 mouvements migratoires en 2024, dont environ 10 % impliquant des enfants, et accueille plus de 34 700 réfugiés et demandeurs d'asile, parmi lesquels 42 % sont des enfants.
Solution
Priorités 2026–2030
L'UNICEF place les enfants au cœur de son action pour renforcer, d'ici 2030, la protection de l'enfance à Djibouti. La prévalence des mutilations génitales féminines chez les filles de 0 à 14 ans sera réduite d'au moins 10 % supplémentaires, et le mariage des enfants sera combattu par un renforcement de la prévention communautaire et de l'éducation des filles. Toutes les régions disposeront de mécanismes fonctionnels de gestion des cas de protection de l'enfance, avec des services adaptés centrés sur les personnes ayant survécu à des violences. L'enregistrement des naissances sera porté au-delà de 95 % à l'échelle nationale, grâce à la décentralisation et à la digitalisation des services d'état civil, avec une attention particulière aux zones rurales et frontalières. Enfin, au moins 80 % des enfants en mouvement identifiés seront intégrés dans les systèmes nationaux de protection, avec un renforcement des mécanismes d'orientation transfrontaliers dans au moins trois zones frontalières prioritaires.