Eau, hygiène et assainissement (WASH)
Mettre en place des systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement résilients face au changement climatique et créer un environnement sain
Défi
Les enfants de Djibouti restent particulièrement exposés au stress hydrique, aux lacunes d'assainissement et aux effets du changement climatique, dans un pays qui ne dispose que de 1 000 m³ d'eau douce par habitant et par an. L'accès à l'eau potable atteint 97,5 % en zone urbaine contre 47,8 % en zone rurale, et la défécation à l'air libre concerne encore 64 % de la population rurale. Dans les écoles, 40 % des établissements manquent de toilettes adaptées et 57 % des points d'eau ne sont pas pleinement fonctionnels, ce qui affecte en particulier la scolarisation des filles. Dans les structures de santé, seuls 56 % des centres de niveau 1 et 2 disposent d'un accès continu à l'eau, et plus de la moitié manquent d'équipements de lavage des mains adaptés. Djibouti figure par ailleurs parmi les 50 pays les plus exposés au changement climatique dans le monde, ce qui accentue les risques liés à l'eau, à l'assainissement et à la santé des enfants.
Solution
Priorités 2026–2030
Les enfants sont au cœur des priorités fixées par l'UNICEF pour transformer les systèmes d'eau et d'assainissement à Djibouti d'ici 2030, dans un contexte de stress climatique croissant et de pression démographique. L'accès à l'eau potable en zone rurale sera étendu à au moins 60 %, tandis que les pertes d'eau en zone urbaine seront réduites sous les 50 %. La défécation à l'air libre en zone rurale sera ramenée sous les 40 %, et une couverture sanitaire complète sera assurée dans les écoles ciblées, avec des installations non mixtes et adaptées aux enfants en situation de handicap. Dans les structures de santé, l'accès continu à l'eau et à l'hygiène sera garanti dans l'ensemble des centres, avec le déploiement de l'approche WASH FIT dans au moins 30 structures prioritaires d'ici 2027. La résilience climatique sera intégrée à l'ensemble des projets, notamment à travers la formation d'au moins 200 jeunes chaque année et le renforcement de leur engagement dans des programmes de restauration des terres, en appui à la mise en œuvre nationale des contributions déterminées au niveau national (CDN). Ces efforts s'accompagnent d'une gouvernance renforcée, avec une plateforme nationale de suivi, une cartographie des eaux souterraines et une mise à jour du Code de l'eau, ainsi que d'un financement pluriannuel flexible couvrant au moins 70 % des besoins annuels du secteur.