3 questions à Djariatou Sow Sall
Chef de Section Survie et Développement de l'enfant au bureau UNICEF Congo
Nous faisons la connaissance de Djariatou Sow Sall qui après plusieurs années passées avec l’UNICEF à Madagascar a récemment pris ses fonctions en tant que cheffe de la section Survie et Développement de l'Enfant du bureau de l’UNICEF en République du Congo.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis spécialiste en santé publique avec plus de 15 ans d’expérience à l’UNICEF. J’ai commencé en tant que professionnelle nationale au Sénégal dans des domaines tels que le renforcement des systèmes de santé, la santé maternelle et infantile ainsi que la lutte contre le paludisme et les maladies évitables. Mon parcours m’a également amené à travailler durant de nombreuses années dans des contextes d’urgence en Afrique, notamment pour la réponse à la crise nutritionnelle du Sahel, la vaccination face à au virus Ebola au Liberia ou encore la lutte contre la méningite, la fièvre jaune et le choléra dans plusieurs pays. Ce qui m’anime dans mon travail, c’est de pouvoir sauver des vies, soulager et rendre plus résilientes des populations en souffrance, par exemple celles de Madagascar durement touchées par des cyclones ou celles du nord-est de la République Démocratique du Congo éprouvées par les conflits armés.Après 4 ans et demi passés à Madagascar, je suis ravie de revenir sur le continent Africain, particulièrement au Congo.
Quelle est votre devise ou citation préférée ?
Voici la devise qui me guide au quotidien : « Là où il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème. »
Alors que vous venez de prendre vos fonctions, comment voyez-vous votre rôle ?
Mon premier constat, c’est que les enfants Congolais font face à beaucoup de défis et je vois comme une priorité le passage à l’échelle des approches innovantes pour l’amélioration de la qualité des soins pour la mère, le nouveau-né, l’enfant et l’adolescent. J’ajouterai à cela la protection des enfants contre les maladies évitables par la vaccination, l’amélioration du statut nutritionnel des enfants ainsi que de l’accès à l’eau et a un système d’assainissement de qualité. Sans oublier la transmission du VIH de la mère à l’enfant et la prise en charge du VIH. Pour avancer vers ces objectifs, mon équipe et moi-même allons concentrer nos efforts sur le plaidoyer en vue d’influencer les politiques, la mobilisation des ressources nécessaires ainsi que le renforcement des partenariats avec les autres agences des Nations Unies, le secteur privé et la société civile.