Vaccination des enfants aux Comores : des progrès significatifs, mais des défis demeurent
Le gouvernement comorien à travers le programme élargi de vaccination et en collaboration avec ses partenaires dont l’UNICEF et GAVI travaille pour s'assurer que chaque enfant soit complètement vacciné
Nassifati Ali, jeune mère comorienne, et enceinte de son deuxième enfant se rend au Centre Médico-urbain de Mboueni à Moroni pour recevoir son vaccin contre le tétanos.
La vaccination contre le tétanos et la diphtérie pendant la grossesse, associée à une meilleure hygiène pendant l'accouchement, permet de réduire considérablement le risque de tétanos néonatal.
Le vaccin Td contre le tétanos et la diphtérie pour les femmes enceintes fait partie des vaccins pris en charge à 100% par le gouvernement comorien depuis 2021, au même titre que le vaccin BCG contre la tuberculose et le vaccin oral contre la poliomyélite pour les enfants de moins d’un an. La vaccination est l'une des interventions de santé publique les plus efficaces, donnant à chaque enfant la possibilité de grandir en bonne santé et d'atteindre son plein potentiel.
Le gouvernement comorien à travers le programme élargi de vaccination et en collaboration avec ses partenaires dont l’UNICEF, l’OMS et GAVI travaille pour s'assurer que chaque enfant soit complètement vacciné. Le pays s’est engagé en faveur des enfants ces dernières années, en finançant entièrement certain des vaccins nécessaires pour les jeunes enfants, et en co-finançant certains autres en partenariat avec GAVI. Ces vaccins jouent un rôle essentiel dans la prévention des maladies infantiles graves, et protègent également la population dans son ensemble en évitant la survenue d’épidémies.
Des défis pour la couverture vaccinale demeurent, malgré la disponibilité des vaccins
Nassifati est un parent modèle, suivant attentivement le calendrier vaccinal de son enfant. Toutefois, la situation vaccinale des enfants aux Comores a connu des fluctuations ces dernières années, marquée par des défis persistants, y compris l’apparition d’épidémies qui ont perturbé les services de soins de santé de routine, notamment la COVID-19 et le choléra. Selon les enquêtes MICS 2012 et 2022, le pourcentage d'enfants ayant reçu trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) est passé de 77 % en 2012 à 67 % en 2022, soit une baisse totale de 10%.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement comorien et ses partenaires misent sur le rattrapage des enfants de moins de cinq ans qui n’ont pas été vaccinés selon le calendrier vaccinal. Certains de ces enfants, les zéro doses, n’ont reçu aucune dose de vaccin pentavalent[1] alors que d’autres enfants sont sous vaccinés, n’ayant pas complété tous les vaccins inscrits dans le calendrier vaccinal. Les autres priorités incluent l’intégration de la vaccination dans les services de soins de santé primaire et l’amélioration de la couverture vaccinale en matière d’équité dans toutes les régions.
Pour Nassifati, la vaccination est une évidence : « Mon premier fils aujourd’hui âgé de 3 ans a fait tous ses vaccins de routine et il n’a jamais eu de problème grave de santé. Je suis persuadé que le fait que j’ai respecté son calendrier vaccinal a permis de prévenir et de le protéger contre toute sortes de maladies évitables par la vaccination ».
Nassifati est un parent modèle, suivant attentivement le calendrier vaccinal de son enfant. Toutefois, la situation vaccinale des enfants aux Comores a connu des fluctuations ces dernières années, marquée par des défis persistants, y compris l’apparition d’épidémies qui ont perturbé les services de soins de santé de routine, notamment la COVID-19 et le choléra. Selon les enquêtes MICS 2012 et 2022, le pourcentage d'enfants ayant reçu trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) est passé de 77 % en 2012 à 67 % en 2022, soit une baisse totale de 10%.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement comorien et ses partenaires misent sur le rattrapage des enfants de moins de cinq ans qui n’ont pas été vaccinés selon le calendrier vaccinal. Certains de ces enfants, les zéro doses, n’ont reçu aucune dose de vaccin pentavalent[1] alors que d’autres enfants sont sous vaccinés, n’ayant pas complété tous les vaccins inscrits dans le calendrier vaccinal. Les autres priorités incluent l’intégration de la vaccination dans les services de soins de santé primaire et l’amélioration de la couverture vaccinale en matière d’équité dans toutes les régions.
Selon le programme élargi de vaccination du ministère de la santé, différentes stratégies sont initiées afin d’augmenter la couverture vaccinale et s’assurer qu’aucun enfant n’est laissé de côté.
‘’Le programme se concentre sur l’amélioration des services à travers différentes interventions menées sur le terrain, à savoir: le rattrapage des enfants non ou sous vaccinés avec des stratégies avancées dans les milieux urbains et péri-urbains, des activités et campagnes intensives de vaccination, des actions de sensibilisation et d’engagement communautaire pour promouvoir l’utilisation des services, ainsi que le renforcement des capacités des agents de terrain pour une offre de soin de qualité ‘’ a confié Dr Chamsa Halidi, Coordinatrice nationale du programme élargi de vaccination .
Pour que chaque enfant soit protégé : continuons d’agir ensemble
La vaccination de routine est bien plus qu’un acte médical : c’est une promesse d’avenir, elle sauve des vies, et construit une société plus résiliente. Pour que ce droit fondamental soit garanti à chaque enfant, il est crucial de poursuivre les efforts : renforcer l’information, élargir la couverture vaccinale et garantir un accès équitable aux vaccins, partout et pour tous afin d’ériger la vaccination complète de l’enfant en norme sociale. En cette semaine mondiale de la vaccination, renouvelons notre engagement. Chaque don, chaque action, chaque soutien compte. Protégeons nos enfants, investissons dans leur avenir.
[1] Vaccin pentavalent utilisé aux Comores, protège simultanément contre cinq maladies : diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B et Hæmophilus influenzae de type b (Hib).