Le Luxembourg s’engage auprès du gouvernement :
Lutter contre les pires formes de travail des enfants.
Fin 2023, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a remis son rapport sur le Bénin. Parmi les recommandations émises par les pays membres figure « la lutte contre la vente d’enfants à des fins de travail forcé, l’application des dispositions du Code du travail relatives au travail des enfants, le renforcement des mécanismes communautaires visant à prévenir et à combattre l’exploitation économique des enfants, l’enquête sur ces pratiques préjudiciables et la poursuite des responsables en justice ».
Le 14 novembre, au centre Direct-AID de Djakotomey, Mme Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, M. Joseph Senninger, chargé d’affaires à l’ambassade du Luxembourg, et M. Ousmane Niang, représentant de l’UNICEF au Bénin, ont lancé un programme de prévention et de lutte contre la traite et le travail des enfants.
Ce programme, fruit d’un partenariat entre le gouvernement béninois, le Luxembourg, et l’UNICEF, vise à protéger les enfants des pires formes d’exploitation en renforçant la prévention, la protection et la réhabilitation. Avec une approche holistique, il s’attache à améliorer le cadre légal, sensibiliser les communautés et offrir des services adaptés aux enfants les plus vulnérables, notamment dans les départements du Couffo et du Zou. Cette initiative reflète l’engagement renouvelé du Bénin pour la défense des droits des enfants, en ligne avec les recommandations internationales et les progrès déjà réalisés, comme la réduction du travail des enfants de 52,5 % en 2014 à 19,9 % en 2022.
Cependant, 27,5 %d'entre eux travaillent encore dans des conditions dangereuses, notamment dans l'agriculture, les mines, et le bâtiment.
Le département du Couffo est le plus pauvre du pays. 35,6 % d'enfants de 5 à 17 ans travaillent, dont près de 50 % dans des conditions dangereuses.
Le Zou, bien que proche de la moyenne nationale pour le travail des enfants (18,5 %), montre aussi un taux élevé de travaux dangereux (22,5 %).