Apprentissage du jeune enfant et éducation de base de qualité
Éduquer les enfants et les aider à réaliser leur plus grand potentiel est possible au Sénégal
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Défis
Pouvoir aller à l'école est maintenant une réalité pour beaucoup plus d'enfants au Sénégal qu'il ne l'était il y a 20 ans.
Le meilleur investissement pour l'avenir d'un enfant est d'investir dans les premières années de sa vie, par l'éducation. Mais au Sénégal, de nombreux enfants ratent cette opportunité vitale. Seuls 17 pour cent sont inscrits dans le préscolaire à l'échelle nationale, avec de grands écarts entre les enfants ruraux et urbains.
Bien que le Sénégal ait considérablement amélioré l'accès à l'éducation de base au cours des 20 dernières années, 4 enfants sur 10 n'achèvent pas l'enseignement primaire et seulement 37 pour cent terminent un cycle complet d'éducation de base.
Les filles ont un meilleur accès à l'éducation aux niveaux préscolaire et primaire par rapport aux jeunes garçons, qui sont souvent envoyés dans les écoles coraniques ou au travail. Cependant, les filles ont un taux de transition plus faible vers l'enseignement secondaire en raison de la violence et de la discrimination liées au genre et à l'école, y compris les mariages et les grossesses précoces.
Les adolescents, en particulier les filles, ont un accès limité à l'éducation aux compétences de vie, aux services de santé reproductive, à une bonne hygiène menstruelle ou aux informations sur la prévention du VIH, ce qui a un impact sur leur éducation.
Plus de 1,5 million d'enfants d'âge scolaire n'étaient pas scolarisés en 2016, dont une proportion importante d'enfants inscrits dans des institutions coraniques, qui fonctionnent largement en dehors du système éducatif formel.
La mendicité des enfants, y compris ses dimensions de traite des enfants, est devenue un problème national au Sénégal. En 2014, environ 30 000 enfants, pour la plupart des garçons, mendiaient quotidiennement dans les rues de Dakar.
Les Solutions
L’UNICEF soutient les efforts nationaux dans la mise en oeuvre du Plan sectoriel de l’éducation, lequel prévoit d’importantes réformes parmi lesquelles notamment l’engagement d’assurer que tous les enfants prennent part à, au moins, un an d’enseignement préscolaire avant leur inscription à l’école primaire, et l’introduction d’un cycle d’éducation de base de 10 ans plus inclusif et favorisant des résultats d’apprentissage améliorés pour tous les enfants.
En collaboration avec le Ministère de l’éducation, les autres ministères concernés, les autorités infranationales et les communautés locales, y compris les institutions coraniques, le programme apportera son appui à l’élaboration de modèles innovants pour faciliter la réinsertion des enfants non scolarisés dans des programmes d’éducation dans les régions mal desservies obtenant de mauvais résultats.
Nous soutenons aussi la transition des filles au premier cycle de l’enseignement secondaire et contribuons à la résorption des goulots d’étranglement dans la participation et l’apprentissage effectifs des filles et des garçons, en mettant l’accent sur la prévention de la violence, la réduction des coûts de renonciation et la promotion de normes sociales positives et d’environnements scolaires.
Afin d’améliorer les résultats d’apprentissage, UNICEF appuie l’évaluation et la mise en oeuvre de normes d’apprentissage et d’enseignement, renforce les stratégies de gestion des enseignants, et facilite l’acquisition de compétences fondamentales par les apprenants notamment dans les premières classes du cycle primaire.