Journée mondiale de l'enfance

L’Union des Comores a célébré avec l’UNICEF le 30ème anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE)

Rehema Ahmed
photo de famille avec le President
@unicef Comores
23 mai 2022

Le 30ème anniversaire de la convention relative aux droits de l'enfant a permis aux enfants des Comores d’exercer leur droit à l’expression et à la participation et partager à haute voix la situation de leur réalisation. Les différentes célébrations qui ont eu lieu à Ngazidja, Ndzuwani et Mwali ont permis ainsi de faire la promotion de la santé de la mère et de l’enfant, de l’éducation et de la protection contre les différentes formes de violence.

A l'occasion de la célébration du 30ème anniversaire de la CIDE à Fomboni (Mwali), dans une salle remplie d’enfants, le Représentant de l’UNICEF Dr Marcel S Ouattara a rappelé l’engagement des Comores à faire respecter les droits des enfants après avoir ratifié la convention en 1991 : « En ratifiant la Convention relative aux Droits de l’enfant le 15 février 1991, les Comores se sont engagées, pour l'épanouissement de l’enfant, pour son droit de grandir dans un milieu familial ou règnent harmonie, bonheur et amour, gages de son développement physique, intellectuel, émotionnel et moral conformément aux idéaux de la Nation Comorienne où règneraient la paix, la tolérance, la liberté, l'égalité et la solidarité que vous n’avez cesse de prêcher. »

Dans son allocution, Melle Neema Said Omar 13 ans, a remercié le Chef de l’Etat pour le renouvellement de son engagement à faire du droit des enfants, une de ses priorités. « Nous espérons que vous ne ménagerez aucun effort pour faire respecter les droits des enfants aux Comores. Nous sommes des personnes à part entière comme nos parents, nos ainés et nos responsables ».

Dans son allocution, le Président de la République a réaffirmé sa détermination à préserver les droits de tous les enfants. "Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder", a affirmé le Président.

Marche bleue pour revendiquer les Droits de l’Enfant à Moroni, Mutsamudu et Fomboni

Près de 300 élèves issus de 10 établissements scolaires primaires et secondaires, ont effectué une « marche bleue » le 20 novembre 2019 à Moroni, en Grande Comore, pour revendiquer leurs Droits à la Santé, à l’Education, à la Protection et à la Participation dans les décisions qui les concernent.

A Anjouan, plus de 1000 enfants issues de différents établissements scolaires primaires et secondaires, privés et publics ont effectué une « marche bleue » le 20 novembre 2019 à Mutsamudu avant de se rendre au stade Missiri pour célébrer la journée mondiale de l’enfant. Cette célébration a été marquée par le message des enfants de l’ile, le mot du Représentant du Représentant de l’UNICEF et l’allocution du Maire de Mutsamudu.

A Fomboni ou a eu lieu la cérémonie officielle en présence du Président de la République, 400 enfants accompagnés, du Representant de l’UNICEF, parents, éducateurs et autorités ont pris part à la marche bleu.

Conférence-Débat des enfants au Palais du peuple, à la salle multifonctionnelle et à la ORTC Anjouan

Les enfants de Moroni ont investi les locaux du Palais du peuple et ont abordé de manière un peu plus sérieuse la question de leurs Droits, sous l’égide des trois adolescentes qui ont guidé la jeune assistance dans une conférence-débat animée. Aicha, Nawa et Chakila ont développé durant quelques minutes les difficultés sociales et parfois familiales inhérentes à la réalisation des Droits de l’Enfants aux Comores et ont par la suite émis quelques aspirations.

A Mohéli, sous l’égide des cinq adolescentes qui ont guidé la jeune assistance dans une conférence-débat animée, la question des droits de l’enfant a été au cœur des échanges en présence de Madame la juge des enfants et du délégué aux droits de l’homme.

Le 19 novembre 2019, à la salle JAF de Mutsamudu, à Anjouan, six (6) enfants ont animé une conférence débat et ont répondu aux questions des adultes et des journalistes sur les questions relatives aux droits de l’enfant.