Protection des enfants de la violence et exploitation
Protéger les enfants et les jeunes des violences et de l'exploitation, y compris en situation d’urgence.
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Quels sont les enjeux?
Depuis les dernières décennies, la République centrafricaine est confrontée à des nombreuses crises politiques et sécuritaires qui ont considérablement fragilisé les institutions nationales et leur capacité à fournir des services de base aux enfants. Les enfants sont affectés physiquement, psychologiquement et émotionnellement. En raison de la paupérisation des familles due au conflit, la capacité des familles à prendre soin des enfants et à leur assurer une protection de base s’est également dégradée. Les enfants déplacés à cause des conflits armés sont particulièrement vulnérables à la séparation familiale, à la détresse psychologique et à la violence. La présence prolongée des groupes armés au niveau communautaire et le faible accès à des alternatives viables - tel que l’éducation et la formation professionnelle - sont autant des facteurs qui exposent les enfants au recrutement et utilisation par les groupes armés. On estime que des milliers d’enfants centrafricains, pour la plupart des garçons, font actuellement partie des groupes armés et milices locales qui opèrent dans le pays. Des milliers d’autres, principalement des filles, sont victimes d’exploitation et de violences sexuelles. Il est difficile d’évaluer exactement leur nombre, du fait de l’insécurité ambiante, la multiplicité des groupes armés et le manque d’accès à certaines zones occupées par ces derniers. Les filles et les garçons que la violence ou la pauvreté extrême amènent à rejoindre des groupes armés subissent des atrocités indicibles. Ils sont exposés à des niveaux élevés de violences, y compris les violences physiques, psychologiques et sexuelles. Les enfants qui ont été libérés des groupes armés et qui ne bénéficient pas d’appui à la réintégration sont parfois rejetés par leur famille. Les filles sont encore plus vulnérables et susceptibles d’être stigmatisées et même rejetées par leurs communautés.
Nos actions
Dans le contexte d’urgence, l’UNICEF appuie les efforts du Gouvernement centrafricain dans le cadre de la protection de l’enfant, à travers : • Le plaidoyer pour la libération des enfants associés aux groupes armés : L’UNICEF, en collaboration avec la MINUSCA, mène un plaidoyer de haut niveau auprès des groupes armés et du Gouvernement centrafricain pour mettre fin au recrutement et à l’utilisation des enfants dans les groupes armés et la libération des enfants associés aux groupes armés. • La réintégration des enfants associés aux groupes armés : Après la libération des groupes armés, la réintégration représente le parcours de retour des enfants au sein de leur famille d'origine et la reprise de leur vie dans la société. Pour accompagner les enfants dans ce processus, qui peut durer plusieurs années, l'UNICEF peut leur fournir différents types de soutien, y compris un logement, des soins médicaux, une aide pour localiser leur famille d'origine, un soutien psychosocial, et aussi l'accès à des possibilités d'éducation et de formation professionnelle. Entre 2014 et fin 2020, plus de 15 000 enfants, dont environ 4 200 filles, ont été libérés des groupes armés et appuyés par l’UNICEF et ses partenaires. • L’identification et la prise en charge des enfants séparés et non accompagnés : • En partenariat avec les ONG partenaires et le Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et Protection de l’Enfant (MPFFPE) ainsi qu’un réseau de familles d’accueil, l’UNICEF appuie la recherche et réunification des enfants séparés avec leurs familles, y compris leur prise en charge alternative dans les familles d’accueil transitoires. • La protection des enfants ayant subi de violences basées sur le genre : Une attention particulière est accordée aux enfants ayant subi de violences basées sur le genre, notamment la violence sexuelle, l'exploitation et les abus sexuels. En coordination avec d’autres agences du système des Nations unies, y compris l’UNFPA et le HCR, des ONG, ces enfants survivants peuvent bénéficier d’une prise en charge globale, qui inclut une aide psychosociale, médicale et juridique, ainsi que des activités de réintégration appropriée.