La lutte contre la malnutrition aiguë sévère
La malnutrition aiguë sévère reste l’une des premières causes de mortalité des enfants de moins de cinq ans en RCA.
Quels enjeux?
En République centrafricaine, le faible accès aux soins de santé, à l’eau potable et à la nourriture, le mauvais état des route, l’insécurité ambiante et les déplacements de population font qu’on estime à plus de 205 000 les enfants souffrant de malnutrition aiguë, dont 30% de malnutrition aiguë sévère, qui risquent de mourir s'ils ne reçoivent pas de soins médicaux immédiats.
Si la malnutrition aigüe sévère est la face la plus visible d’un problème systémique de longue date dans le pays, elle cache une situation de malnutrition chronique des enfants qui, dès qu’elle est installée, est irréversible et entraîne des conséquences néfastes sur le développement de l’enfant.
Bien qu’entre 2018 et 2019 on ait remarqué une baisse du taux de malnutrition aigüe sévère – de 7.1 % à 5.8 % - la prévalence de la malnutrition chronique par contre augmente, de 37.7% (2018) à 42.3% (2019). Afin d'éviter que ce phénomène ne s'amplifie encore plus, il est essentiel de renforcer de renfoncer la mise en échelle d’interventions préventives multisectorielles contre la malnutrition chronique.
Nos actions pour lutter contre la malnutrition aiguë sévère
Au niveau national, l’UNICEF fournit tous les aliments thérapeutiques, les médicaments et le matériel nécessaires pour traiter autant d’enfants que possible, aussi bien dans de contextes d’urgence que dans des zones moins touchées par la crise.
L’UNICEF développe aussi une stratégie de renforcement de capacités des agents de santé de l’état sur la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère et sur la prévention de la malnutrition.
La malnutrition étant multisectorielle, certaines approches sont désormais développées :
- L’approche « WASH in Nut », dont le but est d’assurer des bonnes conditions d'hygiènes dans les structures de prise en charge et dans la communauté (par exemples à travers la réhabilitation des infrastructures d’eau et d’assainissement), ainsi que de disséminer des messages sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement.
- La supplémentation en micronutriments, le déparasitage des enfants, la sensibilisation et la promotion aux bonnes pratiques de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant dans les zones affectées par la malnutrition.