Le Gouvernement du Burundi et l’UNICEF apprécient l’impact des interventions en faveur des enfants
C’était au cours d’une mission conjointe, qui s’est déroulée du 25 au 28 mars 2024 dans les provinces de Ngozi, Kirundo et Muyinga; mission couplée à une retraite des points focaux des ministères sectoriels membres du groupe Technique de Suivi.
- English
- Français
"L’appui de l’UNICEF en équipements d’oxygénothérapie et surtout en unités de production d’oxygène vient comme un ouf de soulagement pour l’hôpital et pour les patients", confie le directeur de l’hôpital régional de Ngozi. Il s’adresse à une délégation composée de staff UNICEF et des représentants du gouvernement, sous le lead de l’Ambassadeur Gaudence Sindayigaya Directeur Général chargé des Relations Multilatérales au ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération au Développement.
Leur visite s’inscrit dans le cadre des missions conjointes que le Gouvernement du Burundi, en collaboration avec l’UNICEF, organise chaque année. Ceci dans le but de suivre l’exécution des projets sur le terrain et s’assurer de la bonne progression de la mise en œuvre des activités. C’est aussi l’occasion de réfléchir ensemble sur les voies et moyens de rectifier le tir, en cas de besoin, pour plus de résultats.
Cette année, 3 axes ont été privilégiés ; il s’agit des zones de convergence du nouveau document de programme 2024-2027, à savoir Ngozi, Kirundo et Muyinga.
L’hôpital régional de Ngozi marquera donc la première étape d’une série de 4 visites réalisées sur l’axe Ngozi. Sur ce site, la mission conjointe a apprécié l’amélioration de la qualité des soins grâce aux équipements d’oxygénothérapie octroyés par l’UNICEF, grâce aux financements du gouvernement norvégien. L’hôpital a bénéficié notamment des unités de production d’oxygène, de groupes électrogènes pour leur alimentation électrique, de véhicules pour appuyer le transport d’oxygène produite vers les formations sanitaires avoisinantes, de concentrateurs d’oxygène, de bonbonnes et d’oxymètres de pouls pour faciliter la surveillance de l’oxygène au niveau communautaire. ‘’ L’oxygène est très cher ; on dépensait entre 100 et 150 millions de FBU par an. Et moins de 10 % de nos patients sont capables de payer l’oxygène ’’, explique le directeur de l’hôpital. Grâce à l’appui de l’UNICEF, l’hôpital prend aussi en charge les enfants atteints de malnutrition aigüe sévère avec complications médicales. "C’est l’UNICEF qui nous fournit tous les intrants que nous utilisons dans notre service de stabilisation thérapeutique" dit Emile, responsable de ce service qui accueille entre 8 et 15 cas par mois.
Sur la colline Mubuga, dans la commune de Ngozi, la mission conjointe est allée à la rencontre des mamans lumière et des agents de santé communautaire et a pu apprécier leur contribution dans la prévention et prise en charge de la malnutrition au niveau communautaire, à travers un paquet d’interventions multisectorielles. Le paquet intègre, notamment, la surveillance et la promotion de la croissance, le dépistage de la malnutrition aigüe et le référencement des cas de malnutrition aigüe, ainsi que la prévention de la malnutrition par la promotion des comportements optimaux pour le développement de l’enfant au niveau communautaire. « Félicitations pour le travail que vous faites. J’encourage aussi les hommes à s’impliquer davantage dans ce combat contre la malnutrition’’ a dit l’Ambassadeur Gaudence Sindayigaya. Pour sa part, la Représentante de l’UNICEF au Burundi, France Begin a réitéré l’engagement de l’UNICEF à continuer à accompagner ce programme pour que les enfants évoluent convenablement.
Dans la commune de Ruhororo, la mission conjointe était émerveillée par la manière dont la population a implémenté avec succès l’approche ‘’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC)’’, appuyé par l’UNICEF. Grâce à ce projet, le nombre de ménages ayant des latrines considérées adéquates et vivant dans un environnement exempt de défécation à l’air libre est passé de 6% à 94%. Un pas considérable vers la création d’un environnement de vie sain, favorable à la dignité humaine et libéré des conditions permettant la transmission de maladies.
A Gashikanwa, la mission a aussi apprécié comment les agents de santé communautaire, formés par l’UNICEF, maitrisent désormais l’utilisation de l’oxymètre de pouls. Un outil qui leur permet de détecter le niveau de saturation de l’oxygène chez l’enfant, au cours de leur prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire. Ce qui leur permet d’organiser à temps les références vers les structures de prise en charge de niveau supérieur, en cas de nécessité. Avec l’appui de l’UNICEF, 622 agents de santé communautaires ont déjà été formés sur l’utilisation de cet outil.
Les missions de terrain ont été clôturées par une session de restitution au cours de laquelle les participants ont partagé les principaux résultats atteints pour chaque projet visité, les contraintes relevées, les solutions proposées, et les recommandations stratégiques pour accélérer les résultats pour les enfants.
Ces missions de terrain ont été précédées par une retraite à l’intention des points focaux des ministères sectoriels-membres permanents du groupe technique de suivi. Il s’agissait de partager avec cet organe, mis en place pour accompagner la mise en œuvre du programme de coopération, les nouvelles priorités de l’UNICEF dans le cadre du nouveau document de programme pays 2024-2027 et réfléchir ensemble sur leur rôle dans sa mise en œuvre.