Une deuxième chance, cela vaut bien la peine

Une deuxième chance, cela vaut bien la peine

UNICEF
Une deuxième chance, cela vaut bien la peine
UNICEF
22 janvier 2020

Nous sommes à l’école deuxième chance, nouvelle génération, Abdelkrim El Khattabi, dans la ville d’Oujda. Cet établissement, qui accueille des enfants ayant déjà quitté le cursus scolaire dit ´normal’, pilote le projet majeur de la préparation des jeunes à la vie sociale et professionnelle.

Ce centre offre une deuxième chance de scolarisation aux jeunes et adolescent.e.s qui ont abandonné l’école formelle et introduit une nouvelle méthode d’enseignement basée sur la préparation de l’élève à la vie socio-professionnelle ainsi
que son adaptation aux conditions du marché du travail.

La question reste grande ouverte selon M. Faouzi Mohamed Qsiyer, Chef de service des affaires juridiques et coopératives au sein de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de la région Oriental et point focal de l’UNICEF dans l’AREF.
“Est-ce qu’on prépare un élève à la vie ou plutôt dans une société ?” s’interroge-t-il. Ainsi, au-delà d’une transmission d’un savoir-faire, cette initiative qui fait partie du programme
de coopération entre l’UNICEF et le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle et de la Recherche Scientifique (MENFPRS) pour l’axe Équité et Accès, vise à renforcer les acquis scolaires et les compétences de
vie des jeunes afin de faciliter leur insertion socio-professionnelle en les aidant à se fixer et atteindre un objectif clair et précis dans la vie.

Une approche innovante qui Nous sommes à l’école deuxième chance, nouvelle génération, Abdelkrim El Khattabi, dans la ville d’Oujda. Cet établissement, qui accueille des enfants ayant déjà quitté le cursus scolaire dit ´normal’, pilote le projet majeur de la préparation des jeunes à la vie sociale et professionnelle.
s’inscrit dans le cadre du projet Forsa pour tous, lequel bénéficie d’un financement des Affaires Mondiales Canada.

En plus du renforcement des acquis scolaires et l’initiation aux métiers, l’école de la deuxième chance, nouvelle génération offre aux élèves une vie scolaire riche grâce aux activités culturelles telles que le théâtre et l’art. Ce volet permet
à l’élève de développer son sens de communication. Le résultat de cette nouvelle démarche se voit clairement et concrètement. Il s’agit de motiver l’élève en l’orientant vers sa passion, puis le guider tout au long du parcours afin de faire de cet attachement un
but de vie au sein de la société.

De l’élève qui a décroché à un élève passionné De l’élève qui a décroché à un élève passionné et de l’élève passionné à un élève déterminé. Telle est l’échelle de gradation qui permet de positionner chaque apprenant dans l’école deuxième
chance. “Nous commençons par l’abandon des études ou de l’école et nous finissons par une véritable détermination”, partage avec nous différents élèves de l’école deuxième chance, nouvelle génération.

Au-delà de l’accompagnement scolaire, le centre a réussi, après d’énormes efforts établis par la directrice du centre, à certifier les diplômes délivrés et à suivre l’élève après l’obtention de sa certification.

“Forsa pour tous a rendu possible la modélisation de l’école deuxième chance, nouvelle génération”

L’école accompagne les apprenants pour trouver des stages rémunérés et cherche de nouvelles opportunités de travail qui correspondent parfaitement au domaine choisi par l’élève.
Plusieurs entreprises du bassin de la région sont aujourd’hui partenaires de l’école et cherchent leurs jeunes recrues parmi les inscrits à l’école. Un bel exploit. Avec ce succès, plusieurs partenaires institutionnels à l’instar de l’INDH, du Conseil régional, de
l’OFPPT et de l’Entraide Nationale soutiennent cette expérience. La clé de réussite de ce changement :

une approche innovante valorisant la confiance en soi et le développement de compétences de vie, une transmission d’un savoir-faire, être et vivre afin de l’exploiter dans la vie sociale, les encouragements des parents et bien sûr, le leadership de la
Présidente de l’association gérant le centre, “une deuxième maman, une deuxième chance”, tel que l’exprime Douaa, une apprenante, spécialité cuisine à l’école. Grâce à ce résultat qui a permis la modélisation de cette approche, le Ministère de l’Éducation Nationale envisage de dupliquer cette expérience partout au Maroc. Le projet d’avenir est d’installer ce système à travers la création de 80 centres deuxième chance, nouvelle génération dans toutes les régions du Maroc d’ici fin 2020.

“Le Ministère de l’Éducation Nationale s’est fixé l’objectif de créer 80 nouvelles écoles deuxième chance, nouvelle génération d’ici fin 2020”

Unicef