Favoriser l’entreprenariat dans les écoles

Forsa pour tous

UNICEF
Favoriser l’entreprenariat dans les écoles
UNICEF

28 janvier 2020

L’éducation à l’entreprenariat est dite aujourd’hui la priorité de tous les temps. Promouvoir l’esprit de prise d’initiative, le travail en équipe, la communication publique…. Des compétences que le projet a bien réussi à développer chez les jeunes inscrits dans cette initiative.

Le projet de l’éducation à l’entreprenariat dans la région de l’Oriental a vu le jour grâce à un effort collectif coordonné par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation sur la base d’un concept développé par l’association Injaz Al-Maghrib, avec l’appui technique de l’UNICEF et le financement des L’éducation à l’entreprenariat est dite aujourd’hui la priorité de tous les temps.

Promouvoir l’esprit de prise d’initiative, le travail en équipe, la communication publique…. Des compétences que le projet a bien réussi à développer chez les jeunes inscrits dans cette initiative.


Affaires Mondiales Canada. Une expérience qui a été suivie et marquée par le succès qu’elle a eue au lycée Abdelkrim El Khattabi, à Nador.

Dans le cadre de ce programme, une compétition régionale a été organisée et les élèves y ont participé avec un produit fabriqué en interne sous la tutelle d’une entreprise créée par eux-mêmes. Une expérience où ces jeunes ont vécu, avec l’encadrement de bénévoles entrepreneurs, une vraie vie d’entreprise. La favorisation de l’esprit d’entreprenariat a permis aux élèves de renforcer le travail en équipe, la confiance en soi, l’indépendance, le développement de l’esprit critique et une ouverture sur leur environnement. “Avant, c’était l’égoïsme qui nous guidait, nous n’avions jamais eu la notion d’esprit de groupe, de partage ou d’entraide. Depuis que nous suivons le programme, nous avons découvert que chacun de nous peut, avec les autres, aboutir à des résultats plus importants que si nous travaillons de manière individuelle “, explique Yousra Amkhtari, une jeune lycéenne de l’école Abdelkrim El Khattabi.

“Grâce à Forsa pour tous, 8 753 adolescent.e.s et jeunes dont 53% de filles ont participé au programme de l’éducation à l’entreprenariat au niveau de la région de l’Oriental et de Tanger Tétouan”

Ces jeunes ont monté une entreprise junior sous le nom d’Au naturel qui fabrique et commercialise des filtres d’eau à utiliser lors des randonnées ou pour filtrer l’eau du robinet. Ce produit est constitué de sable, de charbon activé, de cailloux et de filet en inox. Des élèves de différentes branches et catégories d’âge qui ne se connaissaient pas assez se sont réunis et ont pu rassembler un capital de 4 860 dhs afin de développer l’idée du filtre. Après la collecte des actions, le lancement de la production a été mis en place. Grâce à des mois de recherche et d’expérimentation, le processus de commercialisation et la recherche des bénéfices ont été réalisés via quatre canaux : les réseaux sociaux, l’animation d’un stand de vente, un magasin de vente d’équipement de sport et une association qui organise des randonnées.


Ensemble, nous pouvons changer le monde ! Oumaima Yazidi, âgée de 17 ans, élève en deuxième année de baccalauréat Sciences physiques internationales et chargée de la communication dans l’entreprise créée par les élèves dans le cadre du programme “It’s My Business “, partage avec nous son vécu et le résultat de ce projet : “La personne devient plus responsable, apprend à accepter l’autre, et maîtriser les techniques de prise de parole. Ce projet nous a permis de nous entraider, de faire confiance à l’autre et surtout arriver à convaincre les personnes à devenir nos futurs clients. Au début, c’était difficile. Nous hésitions à partir chez les gens pour présenter notre produit.


Après plusieurs tentatives, l’affaire devient plus facile. Je m’y suis habituée à un point incroyable ! “. Croire à la puissance de nos élèves ! L’étude de marché effectuée par les élèves a permis de cerner le besoin des clients potentiels : un filtre tendant plus vers l’usage domestique. Pour cette raison, les jeunes cerveaux ont mis à la disposition des clients un filtre spécial robinet à un prix abordable de 49 dhs. Grâce à cette démarche, ils ont consacré tout un département à la recherche et au développement afin d’améliorer la qualité de ce nouveau produit ainsi qu’une stratégie nommée “vision”qui a permis de vendre 100 filtres randonnées, une réduction de 15% du coût de production et un gain estimé à 11 794,80 dhs.

Mme Samira Amkhtari, la maman de Yousra fait part du changement reflété sur le caractère et le comportement de sa fille, qui pour elle était un point positif et efficace retenu grâce à l’expérience du projet entrepreneurial.


“Avant Yousra ne communiquait pas avec son entourage. Elle parlait peu lors d’une conversation entamée, même avec ses amies. Maintenant, elle a vraiment confiance en elle, maitrise la langue et porte un sens de conviction. J’avoue qu’au début, j’étais un peu inquiète car elle consacrait beaucoup de temps pour ce projet. Je me disais que cela va impacter négativement ses études. Par la suite, j’ai compris que ce genre d’expérience ne peut qu’être bénéfique pour l’élève. Elle a eu la première note, merci Dieu et j’espère de tout coeur qu’elle puisse réaliser son rêve, celui d’étudier à l’ISCAE “.

Cette approche fait en sorte que l’élève croit en lui et à sa capacité de devenir un acteur du changement. Les enseignants doivent être conscients que la partie théorique n’est pas suffisante pour compléter le progrès d’un élève et développer ses compétences de vie. Quand les jeunes apprennent à mesurer et à prendre les risques, à se mettre en plein état de déséquilibre et à s’apercevoir que c’est dans ces situations qu’ils apprennent le mieux, ils deviendront compétents et prêts à approuver les changements auxquels ils seront confrontés par la suite. On commence, on grimpe, on réussit, on tombe, on se relève, on continue, on s’arrête, on s’emporte. Quelquefois, on reprend et parfois on change carrément d’activité. C’est ainsi que les élèves sont censés comprendre la vie et les pousser à vivre l’expérience reste le parcours le plus favorable à prendre.