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Avant, nos enfants étaient tout le temps malades

Kadiatou Traoré, femme leader nettoie les latrines du Centre de santé avec ses collègues. Grace à leur implication dans le cadre de la sensibilisation, l’hygiène dans le village s’est beaucoup améliorée. Ville de Sikasso, République du Mali, Août 2017
© UNICEF Mali/2017/Dicko

Photos et texte: Harandane DICKO / Août 2017

Promouvoir l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les structures de soins et au sein des communautés, c’est l’objectif du projet Beseya, mis en œuvre par l’UNICEF et ses partenaires dans le sud du Mali. Dans le quartier d’Hamdallaye, région Sikasso, tout le monde se félicite des résultats obtenus, grâce, en particulier, à une forte implication des femmes.

Kadiatou Traoré est mère de 3 enfants. Depuis quelque temps, leur état de santé s’est sensiblement amélioré. « Les enfants étaient tout le temps malades, souffrant surtout de diarrhées. Nous venions très souvent en consultation au centre de santé communautaire, » se rappelle-t-elle.

L’avènement du projet Eau, Hygiène et Assainissement en milieu de soins a tout changé pour elle et ses enfants. Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’UNICEF et ses partenaires BorneFonden et SNV, le projet a amélioré l’infrastructure de 263 centres de santé à Sikasso et Koulikoro à travers la construction d’incinérateurs, châteaux d’eau, et latrines, tout en promouvant une bonne hygiène. Les résultats de cette sensibilisation sont palpables et vont bien au-delà des centres de santé. « Depuis que nous nous attelons à nettoyer nos maisons, à boire de l’eau potable et à nous laver régulièrement les mains, beaucoup de maladies ont disparu ou ont diminué, » explique Mme Traoré.
 
« Cela soulage les chefs de famille et les mamans. Aujourd’hui, nous lavons nos légumes avec de l’eau de javel avant de les consommer, tout comme nous lavons soigneusement nos mains et nos ustensiles de cuisine avant de préparer les repas. Nous avons fait la sensibilisation auprès de nos voisines et chacune a compris et a suivi nos conseils, comme se laver les mains au savon avant et après les repas ou après être allé aux toilettes. Même nos enfants le font désormais ».

Mme Sidibé Aminata Diarra, Directrice technique du CSCOM d’Hamdallaye, ne dit pas le contraire. « Avant l’arrivée du projet, nous étions confrontés à d’énormes problèmes, y compris au centre de santé même. Il n’y avait pas de tri des poubelles pour séparer les papiers et cartons des objets piquants, rassemblés aujourd’hui dans des boites de sécurité, ou des déchets anatomiques, qui sont désormais traités à part. Tous les visiteurs du CSCOM se lavent les mains en arrivant et en repartant et nous disposons désormais d’un point d’eau, de blocs de toilettes et d’un incinérateur. Il y a eu beaucoup de changement, grâce à l’implication des femmes de la communauté, qui ont sensibilisé la population sur l’hygiène, la propreté des lieux et le lavage des mains au savon. Elles viennent au CSCOM tous les 25 du mois pour un grand nettoyage des locaux et de la cour et font de même dans le quartier. »


Karim Koné, père de famille au même village, se réjouit.  «Avant, nos ordures s’entassaient et il y avait toujours des moustiques, des mouches et d’autres insectes. Maintenant, un Groupement d’Intérêt Economique (GIE) les collecte pour 1 500 francs CFA par mois. Cela nous permet d’éviter les maladies et donc les dépenses. Nous félicitons les femmes du quartier pour leur bon travail. Il faut qu’elles continuent. »

Soungalo Sanogo est le Président de l’Association de santé communautaire qui gère le CSCOM d’Hamdallaye. « Si ce projet n’était pas venu, nous serions allés le chercher, vu l’importance de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement dans la santé de l’homme. Notre Centre existe depuis 2001, mais c’est grâce à l’approche développée par le projet que nous avons appris à gérer convenablement les ordures ménagères et les déchets biomédicaux, avec les équipements et le comportement adéquats ».

Mme Kadiatou Traoré est fière de ce que les mères de familles du quartier d’Hamdallaye ont accompli pour la réussite du projet. « Nous nous regroupées en six secteurs pour assainir tout le quartier : le CSCOM, les espaces publics, le Commissariat, la caserne des Pompiers, la Mairie, etc… Le Centre de santé est nettoyé deux fois par mois, parce que nous ne voulons pas y aller pour soigner une maladie et en repartir avec une autre ! Tout est lavé, y compris les toilettes, et la cour est désherbée régulièrement.».

« Tout ce que je souhaite, c’est que les femmes des autres quartiers fassent comme nous. Sikasso sera alors une ville très propre, avec beaucoup moins de maladies. Nous remercions vraiment l’UNICEF et l’Union Européenne, ainsi que leurs partenaires, pour ce projet. ».

 

 
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