16 septembre 2021

Vers une protection sociale universelle et inclusive pour les enfants à Madagascar

Madagascar  se  classe  162ème  sur  189  pays  selon  l’Indice  de  Développement  Humain (IDH), le   plaçant   dans   la   catégorie   de   développement humain la plus basse1. En  termes  de  pauvreté  monétaire, 74,3  %  de  la  population  vivent  avec  moins  de  1,90  USD  par  jour  et  il  est  estimé  que  la  crise économique   liée   à   la   COVID-19   pourrait   pousser  entre  475  000  et  2,3  millions  de  Malgaches   additionnels   sous   le   seuil   de   pauvreté monétaire, dépendant de l’intensité de la crise. La  récente  Analyse  du  Chevauchement  des  Privations   Multiples (MODA)  révèle   que   plus  des  deux  tiers  (67,6  %)  des  enfants  malgaches  sont  privés  dans  au  moins  deux  dimensions  de  bien  être,  et  près  d’un  quart (23,7  %)  souffrent  de  privation  dans  quatre  dimensions ou plus sur les sept existantes. En réponse à  cette situation, dans cette note, nous résumons les principales conclusions et recommandations d’une analyse4 menée par l’UNICEF pour le compte du Ministère de la Population, de  la  Protection  Sociale  et  de  la  Promotion de la Femme (MPPSPF). L’analyse vise  à  accroître  l’inclusivité  du  Programme  National   de   Filets   Sociaux   de   Sécurité  (PNFSS),  en  se  concentrant  sur  les  enfants  les plus vulnérables.
28 septembre 2020

Manuel de protection sociale réactive aux chocs (PSRC)

Pour atténuer les effets des phénomènes climatiques extrêmes qui affectent le pays à une cadence quasi annuelle - exacerbés depuis quelques années par le phénomène de changement climatique - et permettre une reprise rapide et un relèvement précoce des populations touchées, le pays, appuyé par ces partenaires techniques et financiers, ont adopté le mécanisme de Protection Sociale Réactive aux Chocs (PSRC). Ce mécanisme vise à « permettre au gouvernement de Madagascar et ses partenaires techniques et financiers d’aider les ménages à se rétablir après une catastrophe, en leur fournissant des appuis tels que les transferts de cash combinés avec un soutien nutritionnel, en priorisant les enfants atteints d’une malnutrition dans les communautés touchées ». Le programme national de protection sociale, filets sociaux de sécurité, a été introduit à Madagascar en 2016 avec l’appui financier des bailleurs qui sont la Banque Mondiale et UNICEF. Le programme est mis en oeuvre par le FID (Fond d’Intervention pour le Développement) qui est l’agence nationale d’implémentation de ces filets sociaux à Madagascar. La protection sociale joue un rôle important dans le continuum Urgence <-> développement durable en renforçant la résilience des populations à haut risque de catastrophes. Elle met à disposition des systems administratifs établis et expérimentés des outils financiers afin de répondre rapidement et efficacement aux besoins des populations touchées. Une réponse à travers la protection sociale réactive aux chocs permet d’apporter une assistance plus efficace en minimisant certains coûts administratifs et logistiques, optimisant les ressources humaines disponibles et réduisant les temps de réponse. A condition que les programmes aient les capacités administratives et opérationnelles nécessaires pour mettre en oeuvre cette expansion, la réponse via le programme de protection sociale pourrait être privilégiée par rapport à la mise en place de réponses humanitaires parallèles.
17 septembre 2019

Les mères mènent le changement

A Behara, commune située à une dizaine de kilomètres au Nord d'Amboasary, des mères de familles prennent en main leurs familles et inspirent les autres mères de la communauté à  pour briser le cycle de la pauvreté. Elles témoignent., Vaha Manirisoa, mère-leader, inspire le changement, Modèle, leader et serviable, Vaha Manirisoa est une mère leader engagée et déterminée du programme Fiavota dans le site Ankirikirika, district d’Amboasary. En accompagnant 25 mères bénéficiaires regroupées dans le groupe Mamiratra, elle inspire le changement. Ecoute, dialogue et conseil sont les maîtres mots de son comportement dans la gestion du…, May Liavatae : une mère optimiste, May Liavatae, une mère optimiste Avec sept enfants à charge, May Liavatae, une mère de 30 ans est bénéficiaire du Fiavota dans la commune rurale de Behara. Avant de devenir modèle dans la société, elle a ramé un début modeste. Avec sept enfants à charge, May Liavatae, une mère de 30 ans est bénéficiaire du Fiavota dans la commune rurale de Behara…, La santé, une préoccupation pour Elisabeth, La santé, une préoccupation pour Elisabeth Salanaly Elisabeth est une mère de dix enfants, vivant dans le fokontany Behara haut du district d’Amboasary. Parmi les bénéficiaires du Fiavota, Salanaly Elisabeth est une mère de dix enfants, vivant dans le fokontany Behara haut du district d’Amboasary. L’espace de bien-être animé par les mères leaders…
16 mai 2019

Les industries extractives et les droits de l’enfant

Cette brochure s'adresse aux entreprises, aux organisations de la société civile et aux décideurs politiques qui veulent s'assurer que les richesses minières de Madagascar apportent à ses enfants sécurité et prospérité aujourd'hui et dans le futur. Il s'adresse à toutes les parties prenantes qui cherchent à mieux comprendre les impacts environnementaux, sociaux et psychologiques potentiellement négatifs que l'industrie extractive peut avoir sur les enfants et qui sont déterminées à agir pour avoir des résultats positifs. La brochure décrit dix domaines clés dans lesquels les parties prenantes peuvent travailler ensemble pour s'assurer que les activités de l'industrie extractive respectent et soutiennent les droits et le bien-être des enfants. Il propose un processus simple en trois étapes pour y parvenir. L’industrie minière à Madagascar a un grand potentiel pour améliorer la vie des enfants. Grâce aux recettes fiscales, les sociétés minières peuvent contribuer à améliorer l'accès aux soins, à l'éducation et à de meilleures chances de réussite pour les enfants. Grâce à l'emploi direct et à la stimulation de l’économie locale, elles donnent des possibilités de revenu qui permettent aux familles d'investir dans l'avenir de leurs enfants. Les activités minières touchent l'ensemble de la communauté : les hommes, les femmes, les personnes âgées et, bien sûr, les enfants. Parmi ces groupes, les enfants sont souvent les parties prenantes les plus vulnérables. Comme l'enfance est une période de développement physiologique et émotionnel rapide, les effets négatifs sur leur bien-être physique et psychologique sont plus graves et plus durables que chez les adultes. Les enfants sont rarement consultés au sujet des opérations minières, même s'ils en subiront les effets plus longtemps que les autres parties prenantes. En positionnant les enfants en tant que parties prenantes pertinentes, le rôle de l'UNICEF est de favoriser la compréhension, de sensibiliser sur les effets de l'exploitation minière qui affecte les enfants. Par la même occasion, d'inciter l'industrie extractive, la société civile et le gouvernement à travailler ensemble pour créer un environnement propice aux enfants.