Une famille laissée sans abri par l’inondation se tourne vers le futur

Au mois de janvier, des pluies torrentielles à Madagascar ont provoqué une inondation dévastatrice dans le Nord-Ouest du pays, et forçant plus de dix mille personnes à se déplacer

Ralaivita Abela
Dolys wades through flood water to reach the location of his destroyed home
UNICEF/2020/Maminomena Rakotomanga
02 mars 2020

« Nous n’avons jamais pensé que nous allions, un jour, perdre notre maison », témoigne Dolys, encore traumatisé par l’évènement ayant touché sa communauté au mois de janvier. Cette histoire commence par une journée ordinaire. De fortes pluies ont été annoncées par la météo, ce qui est normal pendant cette partie de l’année dans la partie Nord-Ouest de Madagascar. Dolys, 11 ans, vit avec son grand-père dans un village se trouvant à 91km de la ville côtière de Mahajanga. Après trois jours de pluie diluviennes, ce qui était à craindre est finalement arrivé. Alors que les bruits de la pluie continuaient à faire des tapages à l’extérieur, le niveau de l’eau a atteint le lit dans la maison faite de bois et de paille. Ayant compris que ce n’était plus possible de rester, la famille a emmené le strict nécessaire et a pris leur pirogue pour aller rejoindre l’un des sites dédiés aux sinistrés.

« J’étais effrayé et fatigué car nous n’avons pas dormi de la nuit. Mes fournitures scolaires ont été abimées et la maison a été emportée par l’eau le lendemain. Aujourd’hui, il ne reste plus que les quelques bois qui servait de poutre », raconte Dolys.

Au mois de janvier, des pluies torrentielles à Madagascar ont touché 120.000 personnes, coupant les routes, détruisant près de 200 écoles, et forçant plus de 10.000 personnes à se déplacer.

Bâtir à nouveau une vie

Arrivés au site des sinistrés, Dolys et son grand-père ont de nouveau bénéficié temporairement d’un toit et de repas chaud. Pendant ce temps, les cours ont été interrompus pendant une semaine car l’eau a aussi englouti l’école primaire de Tsimahajao, dans laquelle il étudie. Fils d’agriculteurs, Dolys a emménagé chez son grand-père pour être plus près de l’école. En effet, ses parents habitent dans une zone enclavée ou il faut marcher plusieurs kilomètres pour aller à l’école. Avec l’appui d’ECHO, l’UNICEF et ses partenaires ont fourni un soutien à 26.700 enfants et à leurs familles touchées par les inondations.

Le grand-père de Dolys affirme sa détermination pour reconstruire une maison mais pour le moment, ils vivent chez sa sœur. Ils vont devoir attendre des mois avant que la petite famille puisse retrouver leur vie d’avant. « Je suis actuellement en classe de 7eme, a la dernière année de l’école primaire », souligne Dolys.  « Je dois passer l’examen final a la fin de l’année. Ce n’est pas facile de se concentrer maintenant mais je peux le faire ».

Doly’s grandafther says rebuilding a home is a priority. For now the family is living in his sister’s house.
UNICEF/2020/Maminomena Rakotomanga
A few wooden beams are all that remain of Doly’s house, which was detroyed in the January flooding
UNICEF/2020/Maminomena Rakotomanga
Many children affected by the flooding lost their precious school supplies. With replacements supplied by UNICEF Dolys and others have returned to school
UNICEF/2020/Maminomena Rakotomanga